Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

17 Avril : Journée Nationale des prisonniers palestiniens

Résister à l'occupation, c'est vivre libre

La question des prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes ne se limite pas à des chiffres ou à des statistiques, mais pour connaître leur situation, il faut connaitre leur nombre, leurs lieux de détention et leurs conditions de vie. En 2009, des campagnes d'arrestations à grande échelle ont été effectuées parmi des milliers de Palestiniens de différentes régions de la Cisjordanie, ainsi que de la bande de Gaza pendant et après la récente agression israélienne.

L'ensemble des catégories constituant la population palestinienne est touché. Le nombre d'arrestations de l'année 2009 a atteint le nombre de 5200, soit une moyenne de 14 arrestations par jour.

Ces milliers de prisonniers hommes, femmes et enfants sont retenus dans les 13 prisons et 3 centres d'immobilisation à travers Israël. La plus grande prison de tous est la prison du désert du Néguev, qui peut accueillir 2400 prisonniers. Parmi les prisonniers, on dénombre 20 ministres et députés, 250 enfants de moins de 18 ans et 280 détenus administratifs.

Les autorités israéliennes d'occupation détiennent 319 prisonniers depuis la période précédant les accords de paix d'Oslo, signés par les parties palestinienne et israélienne en 1993. Ces prisonniers sont connus comme des prisonniers de longue durée. 115 sont détenus pendant plus de 20 ans, 13 prisonniers détenus depuis plus de 25 ans et trois prisonniers actuellement détenus depuis plus de 30 ans : Nael Al -Barghouthi, Fakhry Al-Barghouthi et Mansour Akram.

Violations des autorités d'occupation israéliennes

Les violations des autorités d'occupation israéliennes à l'encontre les prisonniers palestiniens sont innombrables. Selon un récent rapport de « Friends Of Humanity International » paru le 1er Avril 2010, l'année 2009 a été l'une des années les plus difficiles pour les prisonniers Palestiniens. En effet Israël continue à mettre en place tout un arsenal de procédures qui vise à rendre de plus en plus impossible la vie des prisonniers palestiniens et à travers eux de miner le moral de toute une population.

Détention administrative

La détention administrative, où le prisonnier est détenu pendant de longues années sans accusation précise, est contraire à toutes les normes du droit international. Ce type de détention est pratiqué par Israël de manière fréquente. En fin d'année 2009, le nombre des prisonniers administratifs s'élève à 280 prisonniers.

Arrestations arbitraires et tortures

Les forces d'occupation israéliennes ont continué en 2009 a pratiqué toute sorte d'arrestations, perquisitions et enlèvements. L'administration pénitentiaire israélienne a renforcé les mesures répressives contre les prisonniers palestiniens, et a intensifié ses abus. Des pratiques et des traitements cruels et inhumains sont infligés aux prisonniers palestiniens.

De nouvelle violations israéliennes ont été relevées, tels que l'utilisation des détenus comme boucliers humains au cours de la récente attaque sur la bande de Gaza, le maintien de force des boucliers humais au centre des zones de tirs. Les forces d'occupation israéliennes ont également transformé des maisons appartenant à des civiles palestiniens en zones militaires, tout en enfermant toute la famille dans une seule chambre. (Faits confirmés par le rapport Goldstone)

Le nombre de pêcheurs de Gaza qui ont été attaqués par les forces d'occupation Israélienne a augmenté en 2009. En effet, les forces de la marine israélienne ont, de manière quasi quotidienne, arrêté, humilié et confisqué leurs bateaux et d'outils. Les arrestations parmi les personnes souffrantes ont également été signalées à Beit Hanoun à la traversée d'Erez, où les forces israéliennes les ont gardés au cours d'interrogatoires pour faire pressions sur eux et les amener à collaborer avec les services de renseignement israéliens.

« Friends Of Humanity International » a confirmé, dans son rapport du 1er Avril 2010, que toutes les personnes arrêtées ont été soumises à une forme de torture physique et l'humiliation psychologique, et qu'infliger toutes sortes de tortures sur les prisonniers est une partie intégrante de la politique israélienne à leur encontre. Il y a plus de 1000 détenus dans les prisons israéliennes, atteints de maladies chroniques, qui sont soumis à une négligence médicale.

Isolement des prisonniers

Dans la Quatrième Convention de Genève, l'article 119, stipule clairement l'illégalité de l'isolement continu de plus de trente jours du prisonnier, quelle que soit l'infraction commise. Malgré cela, les autorités d'occupation israéliennes, maintiennent un grand nombre de prisonniers en isolement. A titre d'exemple, Hassan Salameh, de Gaza, a été en isolement pendant 13 années consécutives. Il a également été condamné à 47 peines à perpétuité. Les autorités israéliennes ont également mis à l'isolement Jamal Abu Al-Hijah, du camp de réfugiés de Djénine, pendant 7 ans. Il a été empêché de voir sa famille. Abu Al-Hijah a souffert de nombreuses maladies de la peau ainsi que des troubles de l'alimentation et de la vision.

Privation de visites familiales

Plus de 1500 prisonniers palestiniens ont été privés de voir leurs familles pendant de longues périodes, dont 775 de la bande de Gaza privés des visites familiales depuis qu'Israël a imposé le blocus de la bande de Gaza en 2006, sous prétexte de maintien de la sécurité

Prisonniers malades

De manière générale, aucun des prisonniers n'est sorti des prisons israéliennes sans un handicap physique. Il est donc difficile de connaître le nombre précis de patients dans les prisons israéliennes, parce que la majorité des détenus souffrent de maladies. Mais selon des statistiques récentes, il ya plus de 1000 cas de maladies chroniques à l'intérieur des prisons israéliennes.

Parmi ces 1000, il y a 40 prisonniers patients vivant dans la prison-hôpital dans des conditions terribles. Ils souffrent de maladies en phase terminale diverses, telles que la paralysie et l'insuffisance rénale.

De même, il y a 18 cas de cancers, dont le cas du prisonnier Ahmad Al-Najjar qui souffre d'un cancer de la bouche, avec une incapacité à parler.

Les prisonniers ayant trouvé la mort, soit suite à des tortures, soit suite à des négligences d'ordre médical ou nutritionnel sont au nombre de 194.

La grande majorité des prisonniers palestiniens sont des prisonniers politiques qui sont inculpés sous les commandes militaires israéliennes qui utilisent une définition élastique de la « sécurité », de façon à interdire, entre autres choses, toute expression politique

Députés et ministres prisonniers

Les autorités d'occupation israéliennes ont enlevé depuis la mi-2006, 51 députés et ministres palestiniens. Un certain nombre a été libéré après avoir passé près de quatre ans en captivité, mais les 20 autres restants sont toujours dans différentes prisons dans des conditions très difficiles.

Imposition de sanctions financières

Afin de renforcer les restrictions à l'encontre des prisonniers, des amendes financières sont imposées aux prisonniers à la moindre occasion, comme par exemple, être en retard après la fouille, ou de faire du bruit à l'intérieur de la cellule.

La dernière pénalité financière imposée à un détenu a été en 2009, lorsque la prisonnière Ahlam Tamimi a parlé avec l'un des anciens prisonniers lors de la visite de son avocat : Elle a été condamnée à une amende 1400 NIS (350 $ US).

Application du droit international et des conventions de Genève

Considérant qu'en vertu de la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant, dont Israël est signataire, un enfant s'entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans ; considérant cependant, qu'en vertu des règlements militaires israéliens appliqués dans les territoires palestiniens occupés, les Palestiniens sont considérés comme adultes dès l'âge de 16 ans, la Délégation Générale de Palestine en France demande à mettre un terme aux mises en détention arbitraires et illégales de personnes âgées de moins de 18 ans.

Considérant que les prisonniers palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza sont en grande majorité détenus dans des prisons situées sur le territoire israélien ; considérant que le droit humanitaire interdit le transfert de civils - détenus et prisonniers compris - de territoires occupés vers le territoire de l'État occupant, la Délégation Générale de Palestine en France demande le respect du droit humanitaire des prisonniers palestiniens.

Considérant le refus systématique d'Israël de délivrer des permis d'entrer sur son territoire et que cela privent les prisonniers palestiniens détenus en Israël de leurs droits de visite, la Délégation Général de Palestine en France demande l'application de l'article 116 de la quatrième Convention de Genève qui acte le droit des prisonniers à recevoir la visite de leur famille.

Considérant que les prisonniers palestiniens, enfants compris, sont soumis à des traitements humiliants et dégradants ; considérant que les autorités israéliennes continuent de recourir à la contrainte physique dans les interrogatoires, ainsi qu'à des menaces physiques et psychologiques allant jusqu'à la torture, notamment pour intimider les détenus et obtenir d'eux des aveux, la délégation Générale de Palestine en France demande le respect de l'interdiction absolue de la torture comme l'impose le droit international.

Considérant que parmi les prisonniers palestiniens qui sont malades ou blessés nombreux sont ceux qui se voient refuser l'accès à des soins médicaux appropriés, la Délégation Générale de Palestine en France demande l'application l'article 91 de la quatrième Convention de Genève relative à l'hygiène et aux soins médicaux.

Application des accords d'association UE-Israël

La délégation Générale de Palestine en France demande à ce que soit mis en œuvre le contenu de l'article 2 de l'accord d'association UE-Israël et demande qu'Israël, en tant que force d'occupation, soit contrainte à respecter les instruments internationaux de protection des droits de l'homme et le droit humanitaire international, et notamment les dispositions relatives à la protection des civils sous occupation.

La Délégation Générale de Palestine en France lance un appel à la France et à l'Union Européenne d'engager les actions nécessaires pour faire pression sur Israël afin que ce pays assure le respect des normes du droit international dans les territoires palestiniens occupés.

Délégation Générale de Palestine en France