Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

44 martyrs dont 13 enfants et l'arrestation de 170 citoyens

Le bilan de l'offensive israélienne sur Naplouse durant les quatre derniers mois

Bilal GHAÏTH écrit :

Un rapport distribué aux médias par le service d'information de la Préfecture de Naplouse, indique que les forces d'occupation ont commis, durant le deuxième tiers de cette année, de nouveaux crimes de guerre et autres violations qui ont engendré, rien que dans la préfecture de Naplouse, 44 martyrs, dont 13 enfants, et de nombreux blessés dont plusieurs gravement atteints, pendant les mois de mai, juin, juillet et août

Le rapport indique que les opérations israéliennes ont également mené à une destruction de grande envergure des habitations et des infrastructures de base, en plus de l'arrestation de dizaines de civils chez eux ou aux barrages militaires (check-points).

Ces crimes et d'autres ont été exécutés pendant la pénétration des différents engins militaires dans la ville, ses villages et ses camps, alors que la politique de blocus, de fermeture et d'encerclement étouffe la préfecture depuis le début de l'Intifada d'Al Aqsa.

En ce qui concerne le dossier des martyrs, 13 parmi les 44 identifiés sont tombés lors d'opérations d'assassinats ciblés par des missiles lancés d'hélicoptères ou des explosions déclenchées à distance de véhicules de membres de la résistance. Parmi les 13 enfants martyrs, 3 ont été assassinés à l'intérieur ou au devant de chez eux. C'est ce qui est arrivé le 17/08/2004 à l'enfant Khalid Salim AL OSTA âgé de 10 ans et touché par une balle en plein cour qui a provoqué sa mort immédiate sur le palier de sa maison à "Haouch al Jitane" dans la vieille ville.

Lors de ces multiples incursions, les forces d'occupation ont tué de sang froid à plusieurs reprises, et notamment dans le cas de l'enseignant universitaire Khalid SALAH et son fils, le jeune Mohamed. Ils ont été abattus à bout portant lors d'une descente à leur domicile situé rue d'El Sikka en date du 06/07/2004.

Le 20/07/2004 a été annoncée la mort du Hadj Abdellatif MLITAT (61 ans) des suites d'une grave crise cardiaque. Les soldats de l'armée d'occupation l'avaient empêché de se diriger à l'hôpital de la ville via le barrage de Beït Fourik.

Ces forces ont exécuté une série de descentes et d'incursions dans la ville, ses villages et ses camps lors desquelles une habitation a été explosée à Beït Fourik. Elle appartenait à la famille du martyr Youssouf Ahmed Hassan HANNI, mort quelques heures auparavant en tentant de pénétrer dans la colonie d'Itmar proche de son village.

Les agressions du deuxième tiers de cette année ont également consisté à l'arrestation d'environ 170 citoyens dont 7 enfants et 6 femmes. Plusieurs d'entre eux sont toujours interrogés.

Les descentes et incursions ont provoqué la blessure de 280 citoyens. Nombreux ont été touchés dans la partie supérieure du corps.

Le rapport ajoute que plus de 220 maisons ont été investies lors des 4 derniers mois. 65 d'entre-elles, ont été transformées par les forces d'occupation en centres militaires ou casernes après avoir chassé les propriétaires ou les avoir enfermés dans des chambres minuscules, sur des périodes différentes allant à plus de 2 jours en leur empêchant tout contact avec l'extérieur, voir même l'accès à leurs besoins basiques.

Pendant le mois d'août passé, la ville a connu les plus dures formes d'agression organisée. Les forces d'occupation ont imposé un couvre-feu pendant plus de 13 jours sur différents quartiers de la ville où elles ont effectué une vague de ratissage et de fouille des maisons de la vieille-ville et des camps de ASKAR et AIN BEÏT-AL MA. Elles ont rassemblé les citoyens entre 16 et 45 ans dans les cours d'écoles transformées en centres d'interrogatoires.

Les équipes médicales n'ont pas échappé aux fouilles de leurs locaux et la destruction des contenus, comme ce qui est arrivé lors de l'incursion au centre des services médicaux dans le camp de ASKAR. Plus grave, les ambulances ont subi des provocations, des fouilles et des immobilisations. Elles ont même essuyé des tirs au cours desquels deux ambulances appartenant aux urgences médicales de la préfecture et aux secours médicaux, ont été touchées.

D'un autre côté, les colons, soutenus par l'armée de l'occupation, ont poursuivi leurs provocations des citoyens en investissant le mausolée du prophète JOSEPH et en y célébrant des prières pendant les heures de la nuit.

Les forces d'occupation ont continué, et depuis le début de l'Intifada, à imposer des restrictions sur les mouvements des citoyens en déployant plus de 14 barrages et points de contrôle aux entrées de la ville et des villages alentours, et en creusant et retournant des dizaines de routes principales reliant les villages à la ville.

Dernièrement, et dans une nouvelle phase dans l'escalade, les forces d'occupation ont fait venir de nouveaux équipements aux barrages de Beït Aïba et Hwara, respectivement à l'Ouest et au sud de la ville de Naplouse. Il s'agit de planches, de cubes en béton armé et de tourniquets semblables à ceux des points de passage frontaliers.

Jérusalem, le 06 septembre 2004