Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

9300 prisonniers palestiniens et arabes dans les prisons israéliennes

Ils étaient 8200 au mois de février 2005

Rapport du ministère palestinien aux affaires des prisonniers et libérés Mois de février 2006

Par le département des statistiques

Depuis le début de l'occupation israélienne en 1967 des territoires de Cisjordanie et de la bande de Gaza, jusqu'à aujourd'hui, les autorités de l'occupation ont arrêté plus de 650.000 Palestiniens, soit près de 20% de la population de ces territoires.

Plus de 40.000 Palestiniens ont été arrêtés au cours de l'Intifada al-Aqsa.

Nombre de prisonniers actuels

9300 prisonniers palestiniens et arabes sont détenus dans les prisons et les centres de détention d'Israël.
- Ces prisonniers sont répartis dans 28 prisons, centres de détention et d'arrestation.

Les autorités de l'occupation ont poursuivi sans relâche les campagnes d'arrestations bien que la partie palestinienne observe toujours la trêve depuis le mois de février 2005. L'occupant a même accentué sa répression et les arrestations, au cours des raids militaires sur les villes, les camps et les villages palestiniens, utilisant les mitraillettes, maisaussi les chars, les jeeps, et parfois, les hélicoptères apachis. Le nombre des détenus est en constante progression, leur situation empire de jour en jour et les souffrances de leurs familles se poursuivent. Il faut noter que l'intérêt général du peuple palestinien et ses forces politiques par le processus démocratique et les élections législatives qui ont eu lieu le mois dernier a été l'occasion pour les forces israéliennes d'intensifier leur campagne d'arrestations. Au mois de janvier 2006, elles ont arrêté 300 Palestiniens, parmi eux des dizaines de candidats et de militants, au cours des campagnes électorales, afin d'empêcher la bonne marche du processus démocratique palestinien.

M. Ferwana, directeur du département des statistiques, a déclaré que ces campagnes d'arrestations se sont déroulées pendant que des milliers de prisonniers sont encore détenus dans des conditions épouvantables dans les prisons et centres de détention israéliens. Au cours du mois dernier, les centres de l'occupation ont ouvert de nouvelles sections dans plusieurs prisons, comme celles de Ofer, Shatta, Nafha, afin de pouvoir enfermer encore plus de détenus, et pour instaurer un état d'instabilité et de tension permanentes chez les prisonniers. Pour les autorités sionistes, il s'agit d'ouvrir ou de fermer des sections dans plusieurs prisons, de déplacer les prisonniers d'un lieu à l'autre, en permanence, pour les empêcher de s'organiser ou même de s'habituer quelque peu à leurs camarades et à leur lieu de détention.

C'est pourquoi, a ajouté M. Ferwana, il faut intensifier nos campagnes de dénonciation de l'occupation, mener une large campagne pour exiger la libération de tous les prisonniers, en expliquant leur situation. Il faut faire pression sur le gouvernement de l'occupation pour l'obliger à appliquer les conventions internationales et les droits de l'homme.

M. Ferwana a adressé un appel à la Croix Rouge Internationale, lui demandant d'envoyer des délégués pour rencontrer les prisonniers, et un appel aux représentants des Etats signataires de la quatrième convention de Genève, qui devraient obliger Israël à respecter cette convention et les droits des prisonniers de façon plus générale.

Le nombre de prisonniers

560 prisonniers sont ceux qui ont été arrêtés avant l'Intifada al-Aqsa, et qui sont toujours en prison. Ils représentent 6% de l'ensemble des prisonniers. Certains sont arrêtés avant même les accords d'Oslo, soit avant l'instauration de l'Autorité palestinienne. Ce sont les anciens prisonniers qui sont au nombre de 369. Ceux qui ont été arrêtés après les accords d'Olso et avant l'Intifada sont au nombre de 191 prisonniers.

Répartition géographique des prisonniers avant l'Intifada al-Aqsa

Provinces du nord (Cisjordanie) 282 50,4%
Provinces du sud (Gaza) 167 29,8%
Quds et Palestine 48 et autres 111 19,8%
Total 560 100%

Les 369 prisonniers détenus avant les accords d'Oslo représentent 4% de l'ensemble des prisonniers

Provinces du nord 148 40,1%
Provinces du sud 145 39,3%
Quds, Palestine 48 et autres 76 20,6%
Total 369 100%

- 191 détenus furent arrêtés après les accords d'Oslo et avant l'Intifada al-Aqsa, ils représentent 2% de l'ensemble des prisonniers.

Total des prisonniers toujours détenus

Région Nombre pourcentage
Provinces du Nord 8110 87,2%
Provinces du Sud 670 7,2%
Quds, Palestine 48 et autres 520 5,6%
Total 9300 100%

Situation familiale des prisonniers

Célibataires 6806 71,2%
Mariés 2494 28,8%
Total 9300 100%

Les prisonnières

Depuis 1967, les forces de l'occupation ont arrêté près de 10.000 femmes, dont 500 pendant l'Intifada actuelle. Elles ont été détenues dans des conditions inhumaines et ont subi des interrogatoires humiliants.

Les femmes palestiniennes ont été réprimées, torturées, et ont subi toutes sortes de pressions psychologiques. Elles sont exposées à des conditions, des comportements inhumains, sont enfermées dans des lieux inappropriés. La police de la priosn et les geôlières les provoquent sans cesse, les insultent et les agressent. Les femmes sunbissent les fouilles à nues humiliantes, lors de leur passage au tribunal ou de leur transfert d'une section à l'autre.

Parmi les femmes, il y a des mères de familles privées de leurs enfants, il y a également les étudiantes privées de leurs études et de la chaleur de leur foyer, il y a les femmes malades à cause de la négligence médicale. Mais la femme palestinienne poursuit sa résistance, sa foi dans la justesse de sa cause reste inébranlable. Les différents témoignages des femmes détenues ou qui ont été détenues et libérées demeurent des témoignages de leur lutte incessante pour leurs droits en tant que palestiniennes.

- Les forces de l'occupation ont arrêté près de 500 femmes au cours de l'Intifada al-Aqsa.
- 117 prisonnières sont toujours en prison, soit 1,2% de l'ensemble des prisonniers.
- 107 prisonnières sont des provinces du nord,
- 6 sont de la région d'al-Quds
- 4 des provinces du Sud.
- 5 prisonnières sont mineures.
- 18 femmes ont été arrêtées en 2005.

Nature de la condamnation

Condamnées 60 51,3%
Arrêtées 51 43,6%
Administratif 6 5,1%
Total 117 100%

Les enfants détenus dans les prisons israéliennes

Le gouvernement de l'occupation israélienne emprisonne les enfants palestiniens et les détient dans des prisons et centres de détention, comme les autres détenus palestiniens, dans des conditions désastreuses et en violation de toutes les conventions internationales. Depuis le début de l'Intifada al-Aqsa, les lois israéliennes autorisent les arrestations d'enfants, souvent pris lors de rafles. Les enfants sont interrogés par des membres des services de renseignements, sont torturés, sont menacés et ils ne sont pas soignés quand ils souffrent de diverses maladies. Ils manquent de nourriture, ils sont taxés d'amendes. Les conditions de leur détention sont inhumaines. Leur avenir est menacé parce qu'ils sont privés de poursuivre leurs études.

M. Salah Nazzal, directeur du département de l'enfance et de la jeunesse, au Ministère palestinien aux affaires des prisonniers, explique que les autorités de l'occupation ont fait des prisons des lieux pour tuer l'âme des enfants, les condamnations sont prononcées pour briser leur avenir et certains enfants ont été condamnés à la prison à vie.

Nazzal ajoute que le gouvernement de l'occupation ne tient pas compte de leur jeune âge lorsqu'ils sont arrêtés et détenus, ni même lorsqu'il prononce les condamnations. Leur enfance est brisée par l'occupation et ses mesures répressives. Les autorités de l'occupation bafouent toutes les conventions internationales relatives à la protection de l'enfance. Il est nécessaire pour toutes les institutions internationales de se mobiliser pour faire libérer les enfants palestiniens des prisons israéliennes.

Les enfants prisonniers

- Plus de 4000 enfants ont été arrêtés depuis le début de l'Intifada al-Aqsa (28 septembre 2000).
- 319 enfants sont toujours en prison, soit 3,4% de l'ensemble des prisonniers.
- 13 sont de la région d'al-Quds
- 5 enfants sont de la bande de Gaza
- 301 enfants sont de la Cisjordanie, dont 76 de Nablus, 73 de Ramallah et 27 de la région d'al-Khalil.
- 207 enfants ont été arrêtyés au cours de l'année 2005 et 7 enfants ont été arrêtés au cours des premiers mois de 2006.
- 314 enfants sont de sexe masculin et 5 de sexe féminin.
- 70 enfants, soit 21,9% sont malades et souffrent de diverses maladies, dont chroniques. Ils sont privés de soins.
- 99% des enfants arrêtés ont subi des coups et la torture, notamment l'enfermement de la tête dans des sacs puants et le shabeh.
- 164 enfants sont détenus dans la prison de Telmond (prison centrale), 53 à Ofer (prison militaire, tentes), 27 à Meggiddo (prison militaire, tentes) et 18 dans la prison du Naqab, les autres étant répartis dans les autres prisons, comme Asharon, Jamale, Atzion, Moskobiya et autres.
- 470 détenus étaient des enfants lorsqu'ils ont été arrêtés, et sont toujours détenus.

Nature des condamnations

Condamnés 148 46,4%
Arrêtés 160 50,2%
Administratif 11 3,4%
Total 319 100%

Prisonniers : répartition selon les condamnations

Durée Nombre Pourcentage
1 mois- moins de 10 ans 2744 61,4%
de 10 à moins de 15 ans 436 9,8%
de 15 à moins de 50 ans 695 15,6%
50 ans et plus 587 13,2%
Total 4462 100%

Répartition des prisonniers selon la nature des condamnations

Condamnés 4462 48%
Administratif 820 8,8%
Arrêtés 4018 43,2%

Répartition des prisonniers selon la durée de leur détention

Plus de 25 ans de prison 7
Plus de 20 ans et moins de 25 28
Plus de 15 ans et moins de 20 128
Plus de 10 ans et moins de 15 ans 253

- Total de ceux qui ont passé plus de 10 ans : 416 prisonniers

Les anciens prisonniers

Ils sont ceux qui ont été arrêtés avant l'instauration de l'Autorité nationale palestinienne en 1994. Ils sont toujours détenus et sont au nombre de 369 détenus. Leurs conditions de détention sont très pénibles, partagent le sort des autres détenus sur ce plan, mais ils sont généralement plus âgés, et aucune considération n'est faite pour leur âge. Ils souffrent de diverses maladies. La direction des prisons cherche constamment à les provoquer et à les empêcher de ressentir une quelconque stabilité. Leurs cellules sont fouillées en pleine nuit, ils sont constamment transférés d'une prison ou d'une section à l'autre. Ils sont constamment mis en isolement individuel, et pour de longues périodes, afin de briser leur volonté et leur détermination. Ils sont souvent privés de visites familiales, pour les mêmes raisons, et sont taxés d'amendes, pour les motifs les plus futiles.

Parmi les prisonniers anciens, 7 ont passé plus de 25 ans en prison, il s'agit de : Saïd Wajih Saïd Atabeh, Na'el Saleh Abdallah Barghouty, Fakhri Asouf Abdallah Barghouty, Samir Sami Ali Qintar, Akram Abdel Aziz Saïd Mansour, Muhammad Ibrahim Mahmoud Abu Ali (élu député du Fateh lors des récentes élections législatives), Fouad Qasem Arafat Razzam.

Commentant l'élection de 15 prisonniers au conseil législatif palestinien, M. Ferwana a dit : que l'intérêt de la question des prisonniers est évident pour le peuple palestinien, qui s'est mobilisé pour leur libération.

Mais cela reste insuffisant. Dans le passé, nous avions deux députés prisonniers, Marwan Barghouty et Hussam Khadr, et à notre grand regret, nous n'avons pas réussi, malgré nos campagnes, en tant que gouvernement, forces et institutions à protéger leurs droits et leur immunité parlementaire. Aujourd'hui, nous avons 15 députés prisonniers, il s'agit d'un nombre important, qui exige des efforts sérieux de la part du nouveau gouvernement, des députés, et de l'ensemble des institutions pour faire en sorte qu'ils soient libérés. Les efforts doivent être déployés pour faire libérer les anciens détenus, ceux qui sont depuis près d'un quart de siècle détenus dans les prisons israéliennes. Le nouveau gouvernement doit pouvoir exiger que tout processus de paix soit accompagné de la libération des prisonniers, selon un agenda bien précis. En un an de trêve, nous n'avons pu libérer aucun de nos prisonniers, mais au contraire, les arrestations se sont poursuivies et le nombre des prisonniers est en constante augmentation.

Les prisonniers malades

Près de 140 prisonniers, détenus avant l'Intifada al-Aqsa, sont atteints de maladies diverses et graves. Plus de 1200 prisonniers souffrent de plusieurs malades, parfois chroniques. Certains détenus sont blessés et l'ont été lors de leurs arrestations. Ils n'ont pas étgé soignés et leur vie est en danger. Tous les centres de détention sont dépourvus de vrais centres de soins. Des dizaines de prisonniers attendent de pouvoir être opérés. De plus, l'état de santé du prisonnier est souvent un motif pour exercer des pressions et des chantages sur le prisonnier au cours des interrogatoires.

La torture dans les prisons et centres israéliens de détention Les autorités de l'occupation continuent à exercer la torture sur les prisonniers palestiniens, pratique qu'elles ont autorisée et légalisée. Les autorités israéliennes ont justifié la légalisation de la torture lors des interrogatoires.

La torture et la terreur contre le prisonnier commencent dès son arerstation. Le Palestinien est traîné, battu, ligoté par des fils en plastique. Il a les yeux bandés, il est tiré pour être jeté dans une jeep. Souvent, il est battu férocément à partir du moment où il est mis dans la voiture militaire, et les coups durent tout le long du trajet. Lorsqu'il arrive au centre de détention ou d'arrestation, il est souvent dans un état épouvantable, souvent avec des membres cassés et des profondes blessures.

Les arrestations sont opérées sur les barrages, lors des raids en plein jour dans la ville ou le camp. Les personnes arrêtées sont souvent kidnappées devant les universités ou les écoles, sinon dans la rue.

La torture systémtique est souvent menée lors des interrogatoires, dans les centres d'interrogatoire. Il s'agit d'arracher des aveux. Des méthodes de torture interdites sur le plan international sont pratiquées sur les prisonniers palestiniens.

Les martyrs du mouvement national des prisonniers Selon le département des statistiques du ministère palestinien, 181 prisonniers sont décédés des suites de la torture, des exécutions immédiatement après les arrestations, de la négligence médicale. Le dernier décès fut celui du prisonnier martyr Jawad Adel Abu Mghayseb, 18 ans, qui était détenu dans la prison du Naqab, à cause de la négligence médicale. Le martyr Abu Mghayseb est de Deir al-Balah, dans la bande de Gaza. Il a été arrêté le 21 décembre 2002. Il était né en 1987. Lorsqu'il avait été arrêté, il avait 15 ans. Il était condamné à 33 mois de prison. Il est décédé le 28 juillet 2005.

Cause du décès Nombre Pourcentage
Torture 70 martyrs 38,7%
Négligence médicale 40 martyrs 22,1%
Exécution 71 martyrs 39,2%
Total 181 martyrs 100%

Rappelons que des centaines de prisonniers sont décédés après leur libération, quelques jours ou quelques mois, à cause des années de détention et des séquelles de la torture, ainsi que de la négligence médicale.

Post-Scriptum :

Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter Abdel Naser Ferwana, directeur du département des statistiques [->aferwana@gawab.com

Traduit par

Centre d'Information sur la Résistance en Palestine

PARTICIPONS MASSIVEMENT A LA CAMPAGNE INTERNATIONALE POUR LA LIBERATION DE TOUS LES PRISONNIERS PALESTINIENS ET ARABES DETENUS DANS LES GEOLES SIONISTES