Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Abu Ammar a retrouvé son peuple

Abu Ammar est mort. Qu'il repose en paix....

 

Abu Ammar est mort, mais il a réussi ce dernier tour de force de briser le mur de l'encerclement avant de s'en aller.

Toujours le même, mais pour son dernier acte...

Sa santé se détériore brusquement, il est transporté en France. Il aurait pu guérir et revenir en Palestine, comme un simple chef d'Etat, au départ de la France, mais comme un héros en Palestine.

Il aurait pu se rendre à Tunis pour se reposer, comme tout chef d'Etat après une grave maladie, avant de rejoindre son peuple, qui l'attendait à peine parti.

Attendu avec ferveur par son peuple, entouré de ses amis venus lui affirmer leur solidarité, à l'hôpital de Percy, il a refusé de s'en aller, tout simplement, même comme un chef d'Etat.

Son corps a résisté jusqu'à épuiser les médias, les gouvernements, les USA et surtout Israël.

Jusqu'au bout, il a voulu transmettre le message de sa résistance. Mort, il est transporté au Caire, capitale du pays arabe le plus peuplé, le pays où il avait déjà passé sa jeunesse en tant qu'étudiant et combattant pour la libération de la Palestine.

De Ramallah, il n'aurait pu faire ce détour, et les chefs d'Etat arabe et les représentants du monde n'auraient pu lui rendre un dernier hommage.

Comme chef d'Etat, comme symbole, Abu Ammar a été honoré au Caire, qui a représenté pour l'occasion les pays arabes et ses peuples.

Ensuite, Abu Ammar arrive à Ramallah. Il n'y a pas eu de cérémonies officielles, car le peuple, plus de 150.000 personnes l'attendaient, les deux hélicoptères ont eu du mal à descendre au milieu de cette foule venue rendre un dernier adieu au dirigeant palestinien.

A Ramallah, ce fut les adieux populaires, où les services de la sécurité n'ont pu maîtriser la situation. Pathétique, merveilleux. Moment intense où tous voulaient être proches, une dernière fois, de lui, voulaient exprimer leurs sentiments de douleur et de tristesse, mais aussi leur volonté de poursuivre le chemin commencé par le dirigeant. A Ramallah, Abu Ammar est revenu à son peuple, parmi son peuple, pour son peuple.

Hanane Ashrawi a exprimé le moment en disant que dans cette pagaille, il y a eu quand même de l'ordre, l'ordre d'un peuple exprimant ses adieux pour son chef bien-aimé. C'est cela l'exception palestinienne, un dirigeant parmi son peuple. Aucune barrière n'a pu l'empêcher de s'en approcher.

Aucun chef d'Etat arabe n'a eu l'honneur de faire ce détour arabe, entre la mort et l'enterrement.

Aucun chef d'Etat arabe n'a été porté par des militaires français, au départ de l'aéroport français, signe de respect et d'honneur de la France envers le dirigeant palestinien et son peuple.

Et on veut nous faire croire qu'il n'est pas unique ????

Post-Scriptum : Source : R. Ousseiran

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