Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Al-Bouira, le village amputé !

L’hémorragie des blessures de l’Intifada d’Al-Aqsa, dont la politique et les politiciens ont corrompu les résultats, continue dans toutes les localités, les bourgades, les villes de la Cisjordanie. La plupart de ces derniers utilisent des animaux et des moyens primitifs pour se déplacer et déplacer leurs affaires, en raison de la fermeture de la plupart de leurs rues. Les occupants sionistes transforment beaucoup de leurs terrains en zones militaires fermées ou y imposent des mesures draconiennes paralysant complètement la vie. Cependant, la vie continue, le peuple palestinien continue à vivre comme il le peut. Il se voit obligé de mener cette vie impossible sous le ciel ouvert. Al-Bouira est un bon exemple de ces villages souffrant le martyre de l’occupation.

Le village amputé

Le village d’Al-Bouira, se situe à l’est du département d’Al-Khalil, au sud de la Cisjordanie, et abrite environ 2500 personnes. Il est opprimé et entouré de plusieurs colonies sionistes dont Kiryat Arbaa, de casernes militaires, de plusieurs points coloniaux avancés. Sa rue principale est fermée depuis une quinzaine d’années au profit de l’occupation sioniste et ses colons.

Morad Al-Jaabari, habitant du village, dit au correspondant de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que la rue principale et l’entrée du village sont fermées depuis quinze ans, depuis le début de l’Intifada d’Al-Aqsa. Cette rue est voisine de la colonie de Kharsina, installée sur les terrains du village.

Des groupes de colons ont à plusieurs reprises attaqué les terrains des villageois, brisé les fenêtres, incendié les véhicules palestiniens.

En raison de la fermeture de la rue principale, les villageois sont obligés d’emprunter des routes secondaires, étroites et cassées, dit-il. Et chaque fois que les villageois essaient de planter des oliviers, les colons les déracinent et les brûlent. Puis les maisons et les puits construits sont menacés de démolition, sous prétexte qu’ils ne sont pas autorisés.

Ecartement et isolement

Par ces politiques, les occupants sionistes essaient d’isoler la population et de la pousser à vivre au centre de la ville, afin de laisser les terrains extérieurs libres aux colons pour y mettre la main. En outre, c’est un moyen économique pour assurer la sécurité des colons.

Ratib Al-Jobour est un activiste contre la colonisation, dans la région d’Al-Khalil. Il explique à notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que la rue principale du village d’Al-Bouira est fermée depuis quinze ans, parce qu’elle est près d’une route coloniale et d’un camp militaire situé dans une rue près des colonies de Kariat Arbaa et Kariat Kharsina. Les occupants sionistes ferment ladite rue sous des prétextes sécuritaires, sous prétexte qu’elle constitue un danger pour la vie des colons.

Al-Jobour réaffirme que les villageois sont obligés de marcher à pied en empruntant de longs chemins, n’ayant le droit d’emprunter la rue principale. Ainsi, l’occupation peut assumer la sécurité de ses colons en moins de coups.

Au départ, ce sont les colons qui avaient fermé cette rue et qui faisaient des pressions sur les occupants sionistes afin qu’elle reste fermée.

Par ailleurs, la rue reliant le village de Bani Naïm à l’ancien bourg d’Al-Khalil, l’occupant l’avait ouverte durant le mois béni de Ramadan, mais les colons continuent à pratiquer leurs pressions pour la fermer de nouveau.

Enfin, le chemin de la localité de Qalqas, vers la colonie de Hajay, est également fermé sous des ordres donnés par les colons, faisant fi des villageois et leurs déplacements.

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