Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Aliyah : observations sur une discrimination injuste

L'auteur est avocat international à la retraite

Le cadre "légal"

Aliyah (le droit actroyé par l'Etat d'Israël" de coloniser les terres palestiniennes) est un droit défini par les dispositions de trois Lois adoptées par le Knesset en 1950, 1954 et 1970. Les "bénéficiaires" de ce "droit" sont connus sous le titre d'olim (au singulier oleh), et ce terme peut inclure toute personne qui entre dans une des catégories suivantes

- 1 - Aux termes de la Loi de 1950 Tout juif, à l'exception de celui qui mène des activités contre le peuple juif, ou qui risque de porter atteinte à la salubrité publique ou à la sécurité de l'état.

- 2 - Aux termes de la Loi de 1954 L'exception supplémentaire fut ajoutée pour exclure toute personne ayant un passé criminel susceptible de mettre en danger le bien-être public.
- 3 - Aux termes de la Loi de 1970 Cette Loi a élargi les classes de personnes pouvant demander l'aliyah à ceux qui sont:
- les enfants et petits-enfants d'un juif
- le conjoint d'un juif
- le conjoint d'un enfant d'un juif
- le conjoint d'un petit-enfant d'un juif à l'exception d'une personne qui était juive et a, de sa propre volonté, changé de religion. Cette Loi a également défini un juif comme étant une personne née d'une mère juive ou convertie au juidaïsme et qui ne pratique pas une autre religion.

Observations

La définition plus large adoptée dans la Loi de 1970, étend la définition rabbinique (soit l'idée qu'un juif est ou né d'une mère juive ou un converti) pour inclure ceux qui furent couverts par les règles nazi dans la matière, soit l'enfant ou le petit-enfant d'un juif, et elle est allée plus loin en acceptant les conjoints de ces personnes. Tout ceci nous ramène au dix-neuvième siècle quand Theodor Herzl a écrit son livre Der Juedenstaat par lequel il a promu l'établissement d'un état purement juif en Palestine. Quoique cette idée l'a amené à s'approcher de l'Empéreur Ottoman, avec des promesses d'un déluge de technologie moderne pour l'Empire par le moyen de l'arrivée de juifs éduqués dont les familles furent établies en Europe depuis des générations, il ne semble pas avoir pensé, ni s'être intéressé, au peuple indigène de la Palestine qui fut nombreux et principalement ou musulman ou chrétien. Herzl a propagé, même s'il n'en fut pas l'inventeur, la thèse selon laquelle il existe une race et/ou une nation juive, qui recueillerait une loyauté au delà de toute frontière nationale existante. Cette thèse est devenue le sionisme que nous connaissons. Quand, des années plus tard, en 1917, le gouvernement Balfour de l'Empire Britannique a étudié la question de donner ou non son aval au sionisme, le seul membre juif du cabinet de guerre, Edward Montague, fut également le seul a exprimer clairement son opposition absolue à une mesure qui risquait d'avoir l'effet d'affaiblir le soutien donné aux efforts de guerre par des juifs qui furent des sujets britanniques. Passant outre à ses objections quoiqu'elles furent si bien motivées, le gouvernement a délivré la notoire "Déclaration Balfour" pour plaire à certains sionistes hautement influents. La thèse de Herzl d'une race et/ou nation juive fut surtout exclusive, et les Lois auxquelles référence est faite démontrent cette influence, par laquelle une catégorie de personnes aurait des droits beaucoup plus importantes que toute autre personne, sur des critères, aussi faibles qu'ils puissent être, avec le judaisme. De nos jours, nous avons l'habitude d'appeler racisme cette forme de discrimination, quoiqu'il est peut-être ridicule d'inclure dans une même race juive des personnes à la peau blanche de l'Europe et de l'Amerique du Nord et d'autres dont la peau est plus sombre de l'Inde, ou, même davantage, de l'Ethiopie. Dans nos états démocratiques, nous nous sommes habitués à l'idée que nous devrions vivre paisiblement en harmonie avec ceux qui ne partagent pas nos propres croyances religieuses, mais les sionistes veulent, en faisant usage de telle lois, réduire les droits de ceux dont les familles vivent en Palestine depuis bien de siècles ou à ceux de citoyens de deuxième classe ou à ceux de non-citoyens. En contraste éclatant avec cet exclusion féroce, ces Lois démontrent une puissante intention d'exercer une discrimination positive en faveur des immigrants de toute culture étrangère qui peuvent faire état de ces liens, même s'ils sont maigres, avec le judaisme. Le contenu de ces Lois doit être porté à la connaisance de toute personne honnête qui a pu être persuadée que les persécutions terribles dont ont souffert des juifs en Europe doivent être compensées par des persécutions également terribles à infliger aux habitants musulmans et chrétiens de la Palestine. Dans l'ntérêt de la justice, nous avons le devoir de proclamer haut et fort que cet état raciste (imposé de l'extérieur) devrait être converti aussi rapidement que possible en un état séculaire normal dans lequel ses habitants d'origine, et les descendants de ceux qui en ont été chassés, peuvent reprendre leurs terres et leurs droits.

Source: La République de Canaan « Une personne, une voix, un État »

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