Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

- APPEL A MOBILISATION

- Le 6 juin 1967, Israël occupe encore une partie de la Palestine ainsi que certains territoires arabes. Si nous devons rappeler cela à la veille du 6 juin 2007, nous devons aussi interpeller sur l'autre histoire de la Palestine.
- Il y a 110 ans, en 1897 - le Premier congrès sioniste en Suisse,
- il a 90 ans, en 1917 - Le ministre anglais Balfour se dit favorable à un « foyer national juif » en Palestine,
- Il y a 60 ans, en 1947 - l'ONU partage la Palestine sans consulter le peuple palestinien, Israël en occupe une partie et expulse 900000 personnes - c'est la Nakba -,
- Il y a 40 ans, en 1967 - Israël finit l'occupation de la Palestine.

L'énoncé de ces dates n'est pas là pour la rhétorique, mais pour confirmer que le projet de colonisation de la Palestine continue aujourd'hui sur les mêmes bases politiques et avec les mêmes méthodes de nettoyage ethnique, de blocus et de massacres. La résistance issue de la Nakba s'est accompagnée d'un projet national de libération avec la structuration d'organisations politiques autant dans les territoires occupés en 1948 que dans ceux de 1967. Cette résistance fait partie intégrante de l'histoire des Palestiniens - la grande révolte de 1935 à 1939, la résistance écrasée en septembre 1970 en Jordanie, au Liban ou les deux Intifada (1987-1992) et celle de septembre 2000.

La résistance palestinienne agit aussi contre les plans de liquidation du projet national de libération tel l'accord d'Oslo, l'Initiative de Genève ou la Feuille de Route du quartet (ONU, USA, Russie, Union Européenne). Depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948, plus de 40 plans de « paix » ont vu le jour, sans suite, car ils n'étaient pas basés sur l'application des droits historiques et légitimes du peuple palestinien. L'Intifada de septembre 2000 ainsi que les élections de janvier 2006 - victoire du Hamas-, sont l'expression mais du refus de la légitimité du projet colonial d'Israël sur toute la Palestine historique. C'est l'expression du droit à la résistance d'un peuple sous occupation qui reste la pierre angulaire de son projet national de libération en recomposition.

Depuis les élections de janvier 2006, les grandes puissances impérialistes imposent un blocus économique et financier aux Palestiniens dans l'objectif d'écraser encore une fois la résistance et Israël agit sur la base d'un plan politique unilatéral des travaillistes et du Likoud afin d'empêcher l'instauration d'une souveraineté palestinienne. C'est la base du sionisme qui reste le fondement de la politique israélienne.

Le sionisme face à deux grandes problématiques

Il y a aujourd'hui plus de 10 millions de Palestiniens dans le monde, dont la moitié vit l'occupation sur le territoire de la Palestine historique et l'autre moitié l'exil aux frontières de ce même territoire. Privés de leurs droits fondamentaux, ils développent une résistance active et passive face à l'Etat d'Israël qui n'a jamais varié dans sa volonté d'écraser toute résistance. Tous les moyens sont bons : l'affrontement direct ou la provocation d'une guerre inter-factions palestiniennes.

Aujourd'hui, quelles conséquences en tirons-nous ?

Le peuple palestinien refuse le « compromis historique », et l'abandon d'une partie de sa terre, la preuve en est la revendication du droit au retour des réfugiés sur leurs terres d'origines occupées par Israël -Jaffa, Haïfa, Akka, Tibériade. L'abandon de ces revendications signifierait l'abandon de son identité nationale. La question de la légitimité d'Israël reste au cœur du conflit et le peuple palestinien y répond tous les jours par sa résistance passive ou active dans les territoires occupés en 1948 ou en 1967. L'abandon de l'histoire et des revendications palestiniennes par certains au sein du mouvement de « solidarité », défend en réalité la pérennité de l'Etat colonial d'Israël sous prétexte de la sécurité du « foyer refuge pour les juifs » face à l'antisémitisme. La solution des deux Etats joue ce rôle, mais elle n'est qu'un leurre et elle est territorialement non viable du fait du système colonial qui est l'obstacle aux droits des Palestiniens.

Nous soutiendrons leur lutte jusqu'à la libération complète de leur terre historique, qui seule garantira le retour des réfugiés. Nous soutenons tous les résistants palestiniens sans exception dans leur lutte contre l'occupation et surtout les sans voix, les sans grades, les réfugiés dans les camps en Palestine et en exil, les paysans qui voient leur terre disparaître sous les colonies, les mères qui enterrent leurs enfants de leurs mains, les enfants qui ne peuvent étudier, les prisonniers, les hommes et les femmes qui ne peuvent travailler et qui subissent les centaines de barrages et un chômage sans fin, les milliers de blessés et les handicapés,…

Nous incitons à développer les campagnes de Boycotts, Retraits d'Investissements et Sanctions au niveau mondial.
- C'est pourquoi une mobilisation massive pour montrer que les peuples du monde entier :

1. soutiennent la résistance du peuple palestinien et de développer une solidarité populaire autour des revendications : le droit au retour dans leurs foyers de tous les réfugiés palestiniens expulsés depuis 1948, la fin de l'occupation et l'abolition du système colonial et raciste d'Israël et l'autodétermination,

2. veulent donner la parole aux Palestiniens engagés dans la résistance

3. dénoncent la collaboration des gouvernements du monde entier avec l'Etat colonial d'Israël et ses manifestations politiques, économiques, militaires, universitaires, scientifiques, culturelles, etc.

Signataires : Mouvement Justice pour la Palestine, Comité Saint-Ouen Solidarité Palestine, ISM France, Association Niort pour la Palestine, Association SolidariP (Vitry sur Seine), Nanterre Palestine, Association Abnah Philistine, Mouvement Justice pour la Palestine Bayonne, Comité palestinien pour le droit au retour / Section France, Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien -