Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Appel des 600 Palestiniens bloqués à Al Arish, en Egypte

A l'honorable Président Hosni Mubarak, à l'honorable Omar Suleiman, au Ministère de l'Intérieur Habib Ibrahim El Adly et aux membres du Gouvernement,

Nous, les centaines de Palestiniens bloqués au point de passage de Rafah en Egypte, demandons à votre honorable gouvernement d'autoriser l'entrée dans Gaza des plus de 600 Palestiniens bloqués en Egypte et séparés de nos maisons dans la bande de Gaza en raison de la fermeture de la frontière de Rafah.

L'Égypte a toujours joué un rôle actif dans la lutte des Palestiniens pour la justice, en organisant de nombreuses négociations entre les dirigeants palestiniens et israéliens, ainsi qu'entre nos différents partis politiques palestiniens.

Nous apprécions grandement ce soutien qui s'est traduit par la diminution de certains de nos problèmes et la reprise des discussions de paix qui étaient bloquées ainsi que des efforts incessants du gouvernement égyptien pour aider à réunir les Palestiniens.

Mais, comme nous attendons et nous souffrons en silence et hors de toute attention au niveau international, nous affirmons clairement que la souffrance des Palestiniens ne devrait pas être politisée. Le blocus de Gaza qui dure depuis plus d'un an, y compris la fermeture constante de Rafah, a créé une crise humanitaire que l'Égypte pourrait très concrètement aider à résoudre, et ce immédiatement.

L'Égypte ne devrait pas participer aux sanctions immorales et aux fermetures des frontières imposées aux Palestiniens, sanctions que les personnes à la recherche de la justice au sein de la communauté internationale considèrent comme des punitions collectives imposées parce que le Hamas est au pouvoir.

Nous vous supplions, par-dessus tout, de garder à l'esprit que les hommes politiques qui se disputent le pouvoir, ne sont pas dans la même situation que les milliers de civils bloqués de part et d'autre de la frontière, les gens attendent seulement d'entrer pour être avec leurs familles ou de sortir pour recevoir des soins médicaux, poursuivre leurs études ou travailler ...

Cela nous coûte cher et beaucoup sont court d'argent parce que nous attendons depuis des semaines, sans travailler. Nombre d'entre nous venons de pays où nous avons des permis de travail et nous voulions passer nos vacances auprès de nos familles que nous n'avons pas vues depuis des années.

Nous risquons de perdre nos emplois et nos permis de résidence, ou alors nous devons quitter l'Egypte sans avoir vu nos familles à Gaza. En effet, nous espérons et nous croyons toujours que la frontière ouvrira un jour. Mais nous sommes fatigués et notre foi est usée jusqu'à la corde.

Nous sommes environ 450 Palestiniens à Al Arish à attendre d'entrer à Gaza et une centaine d'autres sont au Caire. La plupart d'entre nous attendent depuis le 1er Juin. D'autres, exilés en Égypte depuis plus d'un an, se sont retrouvés à l'extérieur de Gaza lorsque la frontière a été fermée en Juin 2007 après la prise du pouvoir par le Hamas.

Environ 200 Palestiniens qui attendent de revenir dans la bande de Gaza sont dans une situation financière terrible et beaucoup d'entre eux doivent mendier ou emprunter de l'argent, certains dorment dans les rues.

C'est sans parler des plus de 3500 malades palestiniens en phase terminale dans la bande de Gaza qui attendent l'ouverture du point de passage de Rafah pour être soignés dans des hôpitaux à l'extérieur de la bande de Gaza.

Cela ne comprend pas non plus les milliers d'autres qui doivent quitter Gaza pour étudier et travailler dans d'autres pays où ils possèdent des permis de résidence.

Mercredi matin, l'un d'entre nous, coincé dans la région d'Al Arish, a perdu son père atteint d'une maladie chronique. Le fils attendait que la frontière s'ouvre pour dire un dernier adieu à son père et lui présenter son petit-fils. Il a perdu cette chance.

La douleur de la mort de son père est amplifiée par le fait de savoir que si la frontière avait été ouverte deux jours plus tôt, comme promis, sans parler de plusieurs mois, il aurait été en mesure de dire adieu à son père.

C'est avec une immense tristesse que nous reconnaissons que ce cas n'est pas isolé. Alors que nous sommes assis, à seulement 50 km de notre terre, nous nous demandons encore et encore: "Quand la frontière sera t'elle ouverte? Pourquoi nous, le peuple, sommes-nous punis? Nos frères et sœurs égyptiens nous voient attendre à proximité mais coupés de notre terre alors que nos familles meurent, se marient ou continuent leurs vies sans nous.

L'archevêque Desmond Tutu a déclaré en mai dernier que "le silence et la complicité de la communauté internationale avec la situation à Gaza nous couvrent tous de honte." Comme l'a dit l'honorable Tutu : "La bande de Gaza a besoin de l'engagement du monde extérieur."

Nous ajoutons que les Palestiniens ont besoin de l'engagement de l'Egypte et qu'elle ouvre la frontière de Rafah et mette fin à cette situation inhumaine.

Respectueusement,

Palestiniens attendant l'ouverture du passage de Rafah dans la région d'Al Arish

Post-Scriptum : Signer la pétition: http://www.petitiononline.com/pal20...