Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Assassinats politiques commis en France

Mémoire

Trente-quatre ans presque jour pour jour après l'enlèvement et l'assassinat à Paris du leader de la gauche marocaine Mehdi Ben Barka, par une équipe mixte d'agents des services français et de tueurs du roi Hassan II, l'enquête avance... Le dossier Ben Barka des services secrets français (ex-SDECE) a été remis jeudi dernier au ministère de la Défense pour être transmis à la Commission consultative des dossiers secret défense, qui a deux mois pour donner son avis quant à la communication des pièces au juge d'instruction Parlos, chargé de cette affaire... urgente. Ouf ! La vérité sur l'affaire Ben Barka éclatera-t-elle avant celle sur le Masque de Fer ? Mais la figure de Ben Barka est emblématique de la longue succession d'assassinats politiques commis en France de 1965 à nos jours, et étouffés comme dans une vulgaire tyrannie princière. Assassinats perpétrés souvent avec la complicité de barbouzes français, au profit de " gouvernements amis " ou même pour le compte de factions internes aux appareils policiers français : décembre 1972, Mahmoud Hamchari représentant de l'OLP, assassiné à Paris. Non lieu. Avril 1973, docteur Al Kubeisi, membre du FPLP, non lieu. Juin 1973, Mohammed Boudia, dirigeant de l'OLP, non lieu. Mai 1978, Henri Curiel assassiné à Paris, non lieu. Juin 1979, Francisco Martin Izaguirre et Aurelio Fernandez Carlo, communistes espagnols, assassinés à Paris. Septembre 1979, Pierre Goldman assassiné à Paris. Janvier 1981, Moussef Moubarak, libraire palestinien, assassiné à Paris. Avril 1987, André Ali Mécili, opposant démocrate algérien, assassiné à Paris. Mars 1988, Dulcie September, représentante de l'ANC, assassinée à Paris. Enquête sans résultat... Juin 1992, Atef Bseiso, dirigeant de l'OLP, assassiné à Paris. Octobre 1996, Kandiah Perinpanathan et Kandiah Kesenthiran, représentants en Europe du mouvement sri-lankais, assassinés à Paris... Ces noms émergent parmi plus d'une centaine dont près de trente-cinq révolutionnaires espagnols et basques, dont la liste a été rendue publique vendredi dernier par l'Association mémoire vérité justice qui vient de se fonder sous la présidence de Marie-Claude Vignaud-Hamchari, Linda Weil-Curiel et Bachir Ben Barka, avec la participation des avocats des familles Mécili, September et Bseiso. Seul l'acharnement des parties civiles a permis que restent ouverts certains de ces dossiers, comme celui de Ben Barka, d'André Mécili, ou d'Henri Curiel. Depuis novembre 1998, une commission consultative a été créée pour que la justice puisse avoir accès aux archives des services français sur ces affaires. C'est elle qui vient d'obtenir la transmission des pièces du dossier Ben Barka. L'association mémoire vérité justice entend agir pour faire aboutir la vérité dans les affaires encore ouvertes. Et pour que les crimes d'État pratiqués sur notre sol sous tous les gouvernements successifs, cessent d'être couverts par l'omerta de la raison d'État.

Post-Scriptum : Association Mémoire, Vérité, Justice sur les assassinats politiques en France

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