Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Autorité de Ramallah : une dette financière qui permet d’étrangler la cause des Palestiniens

Nous sommes extrêmement choqués d’apprendre que l’Autorité palestinienne (AP) de Ramallah a accumulé des dettes proches de 6 milliards de dollars. Ces dettes sont un lourd fardeau pour le peuple palestinien, et s’étendra aux générations à venir.
La plupart des Palestiniens pensaient que le financement de l’Autorité palestinienne venait de pays donateurs, et non de dettes cumulées qui lieraient les mains du peuple palestinien et briseraient sa volonté.
L’ex-président palestinien Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salam Fayyad faisaient des comparaisons apparemment logiques entre les conditions de vie des Palestiniens en Cisjordanie et la détérioration des conditions de vie des habitants de la bande de Gaza.
Cependant, ces responsables palestiniens n’ont pas mentionné que cette prospérité apparente était le résultat d’emprunts de milliards de dollars auprès de banques et d’institutions étrangères, et non le résultat du supposé génie financier du gouvernement et de son premier ministre, lequel était un économiste de la Banque mondiale de 1987 à 1995, envoyé ensuite en Cisjordanie par le Fonds monétaire international (FMI).
Je ne suis pas tendre envers le Hamas dans la bande de Gaza, comme je rejette la façon dont ce mouvement traite ses citoyens avec une poigne de fer, ni avec la propagation de la corruption et le niveau d’ingérence atteint dans la vie des gens. Cependant, je suis très inquiet envers le peuple palestinien et son avenir. Les Palestiniens seront sous la pression de la dette pour les décennies à venir.
Nous devons nous rappeler comment le Khédive [équivalent à vice-roi], Ismael du XIXe siècle, avait accumulé des dettes terribles - un montant de 100 millions de livres sterling en 1875 - au point qu’il a dû vendre des actions dans le canal de Suez, livrant ainsi au gouvernement britannique, sur un plat en or, l’artère commerciale et économique la plus vitale pour le Moyen-Orient. Et même alors, il n’avait pas résolu la crise économique de l’Égypte, mais n’avait fait que simplement la reporter d’un an.
L’Autorité palestinienne a emprunté cet argent à des banques et des institutions financières étrangères, afin de payer ses salaires et soutenir ses propres dépenses, et sans la moindre consultation du peuple palestinien. L’Autorité palestinienne semble désormais se considérer comme une semi-superpuissance ! Elle gère 71 ambassades, en plus d’une pléthore de missions diplomatiques dans le monde entier, mais ne réalise quasiment rien pour le peuple palestinien et sa cause.
Je remercie Dieu pour la démission du Dr Nabil Qasis, dont lé départ rouvre la question de la dette et expose au grand jour le bourbier financier croissant. Le Premier ministre palestinien devrait démissionner de son poste puisque grâce à la dette, il a placé ses concitoyens sous une dépendance totale de l’occupation israélienne.
Salam Fayyad et son ex-président Mahmoud Abbas devraient assumer la responsabilité de ce désastre. Ils doivent démissionner de leurs postes car ils ont exempté l’occupation israélienne de prendre ses responsabilités d’occupant depuis plus de 20 ans, c’est-à-dire depuis la signature des Accords d’Oslo.
Une enquête palestinienne doit être diligentée dans la crise de la dette, afin de clarifier comment les dettes ont pu s’accumuler sans consultation avec le peuple palestinien, et condamner le manque de transparence.
L’Autorité palestinienne, qui prend désormais en charge l’occupation israélienne en empruntant l’argent qu’il sait qu’il ne peut pas rembourser, doit être dissoute.

* Abdel Bari Atwan est palestinien et rédacteur en chef du quotidien al-Quds al-Arabi, grand quotidien en langue arabe édité à Londres. Abdel Bari Atwan est considéré comme l’un des analystes les plus pertinents de toute la presse arabe.

Source: http://www.info-palestine.net/spip.php?article13433