Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Beit Hanoun (bande de Gaza) : une résistance légendaire face à la terreur et la machine de la mort sionistes

Centre palestinien d'Information, Gaza

Entrer dans la ville de Beit Hanoun, connue sous le nom de la ville d'al-Salah, du nom du martyr Salah Shehade, commandant en chef des Brigades d'al-Qassam, n'est assurément pas comme en sortir. Celui qui pense s'aventurer et se rendre dans cette région sinistrée après que le ciel soit tombé sur la terre, à la manière de l'occupation, évidemment, doit nécessairement se préparer mentalement pour recevoir les images choquantes et préserver sa santé mentale.

Le passage par une route démolie, où l'eau évacuée coule, du fait de la destruction par les engins militaires de l'occupation, de l'infrastructure, ressemble à un passage dans un lac en puanteur. Une tournée rapide en passant dans les rues Abu Awde et Kafarne te transforme en éponge à cause de la vue des destructions auxquelles n'ont pas échappé la plupart des maisons encerclées par les chars, les bulldozers et les forces sionistes spéciales qui avaient pris position sur les toits, au cours de l'invasion de Beit Hanoune le 15 juillet dernier, invasion qui a duré trois jours. Le genre de destructions est encore plus mauvais qu'au cours des invasions précédentes. Si quelque chose peut encore alléger la souffrance de ces gens simples, leur permettre de respirer malgré les conditions environnementales difficiles dans lesquelles ils vivent, c'est la présence des résistants qui ont lutté comme des lions pour défendre un olivier, un vieillard souffrant ou une pierre qui ne sait pas devenir sourde.

L'enfant Qassam Kafarne, 13 ans, a accepté d'être notre guide touristique spécial du correspondant du CPI dans les rues de la ville. Plusieurs habitants ont profité de l'occasion pour entrer et réaliser les vestiges des destructions. Et à chacun de raconter son histoire avec l'invasion, avec l'espoir que les médias assument leur rôle et montrent leur situation dans le monde. Ce petit Qassam qui aime profondément Beit Hanoun jouissait d'une fierté qui n'est pas étrangère à quiconque s'est habitué à renouveler sans cesse son amour pour une patrie, un amour dans un climat de guerre.

Nous avons commencé notre visite en commençant par la maison de Ismaël Abu Ghali, qui semble avoir été récemment construit. Ses murs ont été détruits, les vitres de quelques fenêtres ont été brisées, le portail a été démoli et la vigne a été arrachée pour tomber sur la voiture, qu'il sera difficile de dégager. Umm Husam lève les bras au ciel et dit : "Si tu savais ce qu'ont fait les soldats de l'occupation ? Au milieu de la nuit, le premier jour, nous avons senti qu'ils approchaient. Je suis accourue réveiller mes fils, et avec mon mari, nous avons pris nos petits vers l'étage inférieur. Nous tremblions de peur lorsque nous avons senti le bulldozer secouer notre maison avec ses dents féroces".

Son enfant Tahani, 5 ans, lui coupe la parole en disant : "je n'ai pas eu peur du soldat, la prochaine fois qu'il vient, je lui dirai de s'en aller d'ici..." . Umm Husam sourit et reprend : "Ils nous ont enfermés pendant deux jours entier dans une seule pièce. Les soldats sont montés à l'étage. Mes fils, ils les ont obligés de lever leurs bras, avant d'être fouillés et deshabillés. Ils ont voulu nous humilier en nous obligeant de leur demander à chaque fois la permission de nous rendre aux toilettes, d'amener la nourriture pour les enfants. J'ai fait de la rétention d'urine.

Cependant, Umm Husam pense que cela ne sert à rien de s'adresser aux "nations civilisées", car "personne ne peut ressentir la frayeur des enfants de Palestine, du Liban ou de l'Irak". Soudain, elle regarde sa maison à moitié détruite et dit, faiblement : Comment allons-nous reconstruire notre maison ? Nous nous sommes endettés pour la construire... Mais que Dieu garde les gens de Beit Hanoun qui doivent vivre dans ces conditions, avec la coupure de l'eau et de la ligne téléphonique, et avec le mélange des eaux évacuées avec l'eau potable". Dans la maison voisine, appartenant à la famille Abu Awde, Rima, encore apeurée, est assise près de sa maison, dont tous les côtés ont subi les éclats d'obus lancés par les chars sionistes. Elle dit, faiblement : "Nous étions endormis, en sécurité, dans le salon. Mais les chars se sont approchés, se sont mis juste devant notre maison, et ont tiré. La cuisine a pris feu. Je n'ai jamais vu mes enfants autant effrayés".

"Il y a une différence entre cette invasion et les précédentes. C'est la première fois qu'ils s'avancent si près de nous." Son nourrisson sur le bras, elle ajoute, tristement : je n'ai plus de lait, nous n'avons plus la force de raconter nos histoires. Nous sommes un peuple opprimé et nous réclamons une solution."

Son fils Isam, 15 ans, a subitement ressenti une douleur dans la jambe, à cause du choc nerveux. Il déclare : Chaque fois que j'entends les bruits des bombes et des balles, je ressens un mal au ventre. Je suis un être humain, et j'ai le droit de vivre comme les autres. Est-il normal que je ressente cette frayeur chaque fois que j'entends la voix des soldats ?" Après avoir bu une eau tiède, à cause de la coupure de l'électricité pendant une longue période, je suis interpellé par la voix d'une voisine, Umm Jaser, qui lance : "Nous avons besoin d'un psychologue. Ils ont détruit notre tranquillité psychique, au cours de cette invasion. Je n'ai plus la possibilité de me déplacer jusque dans la cuisine, pour apporter de l'eau à mes enfants. Ils ont détruit les citernes d'eau..."

Amal observe Umm Jaser, de loin, qui continue à parler : "Je voulais passer ce mois de vacances de façon agréable. Je ne savais pas que je rêvais. Au lieu d'aller nous promener sur le bord de mer, nous sommes là, parmi les ruines..."

Iskandar Nechwan a posé son bras sur sa joue, le regard fixé sur la maison entièrement détruite. Il déclare que les forces de l'armée de l'occupation ont détruit la maison, sans même donner au préalable un avertissement. "Les sionistes ne font pas d'exception, ils sont prêts à détruire toutes les maisons sur les têtes de ses occupants, et personne n'ose les stopper... En réalité, je ne suis pas surpris de leurs actes, je sais qu'ils n'ont aucune humanité, mais nous les vaincrons sûrement!" Il raconte qu'il a été obligé de transférer sa famille, composée de onze personnes, vers les maisons de leurs proches, après qu'ils soient devenus, du jour au lendemain, sans un toit qui les protège de la chaleur en été et du froid en hiver.

Il frappe de la main et dit : "Que pouvions-nous faire face à des soldats couverts d'armes ? A cet instant, je ne pensais qu'à la vie de mes fils, qui est irremplaçable".

Ribhi Kafarne évoque lui aussi ce que les sionistes ont fait avec sa maison, qui est sur le point de tomber, et qui est depuis inhabitable. Il ne comprend pas pourquoi cette agression a eu lieu, et affirme que dans la maison, il n'y avait pas de résistants : "Ne sommes-nous pas des civils ? La loi ne précise-t-elle pas qu'il ne faut pas toucher les civils ?"

Il se me en colère : "Nous en avons assez de réclamer l'aide, nous en avons assez de réclamer que le monde assure la justice. Les gens ont peut-être mis du coton dans les oreilles pour ne pas être dérangés par nos appels, les appels des opprimés comme nous ?"

Qassam poursuit son chemin, vers sa maison. Trois résistants sont tombés juste devant le palier. Le cimetière se trouve là. Les forces de l'occupation l'ont rasé. Les gens vont à nouveau enterrer leurs morts, dont les corps ont été retournés. Abul Qassam ne peut s'empêcher de louer la résistance, qui a hâté le départ des forces de l'occupation, disant : j'ai été ébloui par les actes héroïques de la résistance des Brigades d'al-Qassam, qui ne craignaient ni les chars ni les hélicoptères israéliens. Après qu'ils aient mené leurs opérations, en lançant des fusées sur la rue Abu Awda, les Apatchi ont tiré. J'ai vu moi-même les trois résistants tomber, vers cet arbre, qui s'est écroulé sur eux. Les martyrs sont Mu'adh Adwan, Shehade Kafarne et Abdel Karim Hamad. D'autres combattants ont été blessés.

Son épouse, Nada Kafarne, parlait avec fierté et grandeur, lorsqu'elle évoquait la résistance et les actes de résistance. "Les résistants ont tout sacrifié et nous étions prêts à tout sacrifier pour eux, nous les avons approvisionnés quand ils étaient parmi nous". Pour Nada, les Israéliens veulent briser l'esprit de la résistance, la volonté de résister du peuple palestinien. Mais cela ne pourra jamais arriver, malgré toutes les destructions et la mort. Bien que nous manquons de tout, d'eau, d'électricité, de gaz, et de contact avec les autres, tout cela ne change rien.

Ibrahim regarde sa mère Nada, comme s'il attendait qu'elle l'autorise à parler. Il dit : J'aurai souhaité, si j'étais plus âgé, rejoindre les rangs de la résistance, je défendrai Beit Hanoun, j'empêcherai toute invasion. Depuis que j'ai vu le courage des résistants, je ne crains plus rien. Je n'ai pas pleuré, et je sais que les générations prochaines poursuivront le chemin de la libération".

Kifah Kafarne a promis de leur consacrer une partie de ses prières jusqu'à la fin de ses jours. Les enfants de Beit Hanoun sont actuellement extrêmement éveillés, et Dunia, sa cousine, qui a à peine quatre ans, peut raconter les détails de l'invasion. Et Nada d'ajouter : "les enfants ont perdu leur enfance, ils ne pensent plus aux choses qui concernent leur âge."

Il faut dire que les habitants de Beit Hanoun ont été très déçus des médias, et même des médias locaux. L'invasion de leur ville a été à peine mentionnée, au moment où la guerre se déroule sur le Liban. Les Israéliens ont profité pour commettre ses crimes sans que personne ne fasse attention.

Dans la maison voisine, les gens se sont réunis pour souhaiter l'heureux dénouement de ce qui est arrivé à Hazem Qassem, après que les soldats l'aient utilisé, lui et deux de ses frères, comme boucliers humains pendant 15 heures. Hazem, qui est directeur de l'émission satellite de l'agence Ramatan, a déclaré : j'étais en train de couvrir les événements, dès le premier jour de l'invasion. Le jour suivant les chars sont entrés et ont démoli le mur de la maison familiale. Puis ils se sont retirés. Nous avions cru que c'était fini, mais ils sont revenus à 6 heures du matin et ont commencé à détruire la maison. J'ai ressenti que le danger approchait.

Ils ont défoncé la porte de la maison, se sont mis à la fouiller, ils ont pris mes frères Imad et Rami. Ils leur ont attaché les mains et leur ont bandé les yeux. Ils ont pris les armes, car l'un de mes frères est policier".

Ils les ont pris à l'étage, où se trouve mon appartement. Ils ont transformé l'appartement en caserne militaire, et ont mis les trois frères sur les escaliers, en les utilisant comme boucliers humains. Ils les ont pris en photo dans cette position humiliante et ont commencé à tirer à partir de la maison.

Dans la maison du martyr Shehade Zuhayr Kafarne, tombé au cours de cette invasion, nous avons rencontré sa mère. La maison est modeste, et entièrement touchée par les éclats d'obus. Elle nous dit, les yeux gonflés de larmes : Shehade est sorti à dix heures et demi, le soir du dimanche, il avait refusé de prendre son repas avec moi et ses frères. Il m'a dit : si je reste en vie, je reviendrai. Embrasse-moi, prie pour moi. Puis il est sorti, sans même se couvrir, comme il le faisait d'habitude. A six heures du matin, après une nuit d'inquiétude, j'ai reçu l'annonce de son martyre.

Elle poursuit : "Chaque fois que je me rappelle son enthousiasme pour les opérations du Hezbollah au Liban, je n'ai qu'une envie, celle de le rejoindre et surtout, de résister. Nous résisterons, nous, les vieux et les jeunes".

Umm Shadi a insisté pour que j'aille voir sa maison détruite. Là aussi, la même scène de désolation. Mais ce n'est qu'une partie de ce qu'ont commis les engins de la mort et de la terreur sionistes à Beit Hanoun. Mais ces engins sont incapables de détruire la détermination et la volonté de résistance du Palestinien, qui lutte pour chasser l'occupant et obtenir sa liberté.