Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Blocus de Gaza : Qui profite de ce crime contre l'humanité ? (english and arabic below)

Par Miche

A tous ceux qui sont curieux de comprendre comment le blocus de Gaza fonctionne, de voir à quel point les autorités égyptiennes, américaines, arabes et européennes sont complices d'Israël dans le maintien de ce blocus criminel et illégal, une violation flagrante des droits de l'Homme, de voir comment les autorités égyptiennes maltraitent et rackettent les Palestiniens, nous vous invitons à venir passer quelque temps à la frontière de Rafah.

Les autorités égyptiennes ont transformé le Sinaï, la péninsule située entre Gaza, "Israël" et le Canal de Suez, en camp militaire destiné à protéger l'Etat Sioniste mais cela a une contrepartie : l'exploitation financière des Palestiniens assiégés.

Suite à la signature en 2005 de l'accord de libre mouvement et accès (AMA), entre Israël, l'Autorité Palestinienne et l'Union Européenne, accord honteux qui permettait l'ouverture du passage de Rafah sous surveillance européenne et israélienne, l'Egypte a commencé à mettre en place l'infrastructure routière qui permettrait de soutenir l'activité économique liée à cette ouverture, en démarrant la construction d'une quatre-voies entre Ismaïlia et Rafah.

Mais en janvier 2006, après la victoire du Hamas aux élections parlementaires pourtant considérées par tous comme démocratiques, Israël a imposé un embargo à l'Autorité Palestinienne, les Etats-Unis et l'Union Européenne ont gelé l'envoi de leurs aides et l'Egypte a fermé le passage de Rafah, mis en place des dizaines de checkpoints à travers le Sinaï, poursuivi la construction de l'infrastructure routière et économique et développé l'industrie des tunnels.

Les medias traditionnels lient généralement les tunnels à l'entrée d'armes dans Gaza alors qu'ils ne servent, en grande majorité, qu'à alimenter en produits de base les Gazaouis assiégés et à enrichir les industriels et autorités égyptiennes.

Et cela se fait au vu et au su des autorités égyptiennes, de l'armée sioniste, des observateurs américains, européens et des Nations-Unies.

Lorsque l'on passe quelque temps dans le nord du Sinaï et au Passage de Rafah, l'on comprend bien pourquoi l'Egypte n'est pas pressée d'ouvrir le passage de Rafah et pourquoi les déclarations du Quartet, de l'Union Européenne et des États-Unis ne sont qu'hypocrisie.

N'importe quel observateur, même sans connaître la langue, peut le constater.

Il y a d'abord les signes extérieurs de richesse : les grosses voitures, les pickups neufs : rien à voir avec ceux que l'on peut voir ailleurs en Egypte. En effet, des centaines de ces pickups flamboyants, bleus, verts, rouges, sillonnent les routes entre le Canal de Suez et Rafah. Ils transportent tous du matériel ou des produits de base que les Gazaouis paieront 7 fois leurs prix.

Un activiste local m'a expliqué qu'en fonction de leurs couleurs, on pouvait connaître le chef d'entreprise qui dirige le réseau, en général, un dignitaire bédouin du Sinaï et ce trafic est obligatoirement connu des autorités égyptiennes, étant donné le nombre important de checkpoints placés sur cette route et la présence des services de renseignements sur ces checkpoints.

Ces véhicules sillonnent les rues de Rafah où ils franchissent allègrement les plusieurs dizaines de checkpoints de police installés dans la ville et circulent sans problèmes devant le poste d'observation des Nations-Unies.

Ils passent également quotidiennement devant la base des Forces Internationales basées dans le Sinaï, à 25 km de Rafah, d'où partent les convois des Forces Américaines qui viennent chaque jour à la Porte de Rafah pour contrôler que le blocus de Gaza est bien maintenu Ce qui démontre vraiment l'hypocrisie des leaders mondiaux et du Quartet lorsqu'on les entend appeler à la levée du Siège de Gaza.

Le problème n'est pas seulement l'hypocrisie générale au sujet des tunnels mais aussi le racket organisé des Palestiniens qui tentent d'entrer ou de sortir de Gaza.

Tout Palestinien qui a eu la chance, pour une raison quelconque, généralement un problème médical, d'obtenir une autorisation de sortie de Gaza auprès de l'Autorité Palestinienne et donc, par conséquent, des Israéliens et des Egyptiens, se voit octroyer une durée limitée à son séjour en Egypte ou à l'étranger. Mais s'il tente de revenir à Gaza au-delà de cette période après avoir été bloqué des jours ou des semaines en Egypte en raison de la fermeture de la frontière, il devra s'acquitter d'une taxe « de retard » auprès des autorités égyptiennes, somme qui s'ajoute aux 90 EGP (11,5€) que chacun doit verser pour entrer en Palestine.

Je dirais que pour revenir dans Gaza, il vaut mieux être membre du Fatah et se coordonner avec le représentant de l'Autorité Palestinienne à Al Arish, évidemment toujours contre une certaine somme d'argent.

Pour mieux piéger les Palestiniens, les autorités égyptiennes ne fournissent aucune information sur la marche à suivre pour l'entrée dans Gaza et n'annoncent les dates d'ouvertures de la frontière que quelques jours avant.

En effet, selon un accord signé entre le Hamas et l'Egypte, la frontière doit être ouverte 2 jours par mois, ce qui est d'ailleurs une ignominie car lorsque la frontière est ouverte, des milliers de gens s'entassent à la Porte de Rafah et l'entrée dans Gaza se fait dans la pagaille la plus complète.

Pour parer aux débordements, les autorités égyptiennes déploient ces jours-là des centaines de policiers antiémeutes qui n'hésitent pas à frapper et interdisent l'accès aux véhicules à moins de 500 mètres de la frontière. Là encore, les Palestiniens sont rackettés. Afin de pouvoir transporter leurs lourdes valises jusqu'à la frontière, ils doivent même payer aux Bédouins la location d'une charrette à un prix exorbitant.

D'ailleurs ces jours-là, tout augmente : même la location d'un taxi pour venir d'Al Arish qui peut passer de 30 EGP (4€) à près de 300 EGP (40€).

Si un Palestinien loue un véhicule égyptien pour entrer dans Gaza les marchandises qu'il a achetées en Egypte, il doit payer 125 EGP (16€) par personne aux autorités égyptiennes gérant le Passage de Rafah.

Je n'ai pas parlé, bien entendu, des prix des séjours dans les hôtels d'Al Arish où tout le monde a été obligé de séjourner en attendant l'ouverture de la frontière, ce qui bénéficie à l'industrie hôtelière locale.

Pendant mon séjour dans le camp que nous avons installé à la Porte de Rafah, en protestation contre le siège, j'ai même assisté à un évènement très étrange : les plus gros importateurs et industriels du Sinaï déjeunaient à la cafétéria de la porte de Rafah après une réunion très importante à l'intérieur du Passage de Rafah. Quelques heures plus tôt, j'y avais également vu entrer le convoi des Forces Armées américaines. Que s'y est-il passé ? Quel accord y a été conclu ? Je n'ai pas pu obtenir de réponses à mes questions mais j'ai eu droit à l'hospitalité égyptienne et j'ai été invitée à participer à leur repas.

En deux mots, je dirais que dans le nord du Sinaï, tout le monde profite du blocus et pas seulement les gros chefs d'entreprises qui sont à la tête de l'industrie des tunnels.

Un autre sujet tout aussi scandaleux, c'est le problème de ceux qui utilisent le blocus de Gaza pour se faire une notoriété et se font accueillir comme des héros par les habitants de Gaza lorsqu'ils réussissent à briser temporairement le blocus. Dès leur passage, la frontière se referme de façon hermétique et cela incite les Gazaouis à accepter leur enfermement.

J'aimerais juste ajouter que les Palestiniens de Gaza n'ont pas besoin de charité mais ils ont besoin de liberté. Ils n'ont pas besoin de héros car ce sont eux les héros !

A tous ceux qui sont curieux de comprendre comment le blocus fonctionne, de voir à quel point les autorités égyptiennes, américaines, arabes et européennes sont complices d'Israël dans le maintien de ce blocus criminel et illégal, une violation flagrante des droits de l'Homme, de voir comment les autorités égyptiennes maltraitent et rackettent les Palestiniens, nous vous invitons à venir passer quelque temps à la frontière de Rafah.

Nous invitons, également, les Européens à demander au Conseil de l'Union Européenne d'annuler immédiatement la Mission de l'EUBAM-Rafah dont le mandat a été prolongé jusqu'au 24 Novembre 2009. Cette mission est toujours basée à Ashkelon en Israël. Elle ne fait absolument rien pour aider les Palestiniens bloqués en Egypte et permet de donner une excuse à l'Egypte dans ce crime contre l'humanité.

Nous invitons les activistes américains à maintenir la pression sur leur gouvernement et à leur demander des comptes sur ce que font les Forces Armées américaines en Egypte et plus particulièrement à la Porte de Rafah.

Enfin, nous devons tous continuer à faire pression sur nos gouvernements respectifs pour que les droits de l'homme et la Charte des Nations-Unies soient respectés par Israël (même si cela est un peu cause perdue !) et par l'Egypte (peut-être aussi !) et que le blocus de Gaza soit ENFIN levé !


حولت السلطات المصرية سيناء, شبه الجزيرة التي تفصل باقي مصر و وادي النيل عن غزة و إسرائيل, إلى معسكر عسكري المنوط به حماية الدولة الصهيونية, لكن هذا له وجه آخر : الإستغلال الإقتصادي للفلسطينيين المحاصرين.

تبعاً لإتفاقية حرية الحركة و العبور الموقعة بين إسرائيل و السلطة الفلسطينية و الإتحاد الأروبي, و هو اتفاق مهين يسمح بفتح معبر رفح تحت رقابة أروبية و إسرائيلية, فقد بدأت مصر بوضع البنية الأساسية للطريق الذي يسمح بدعم النشاط الإقتصادي المرتبط بالمعبر, مع بدء تمهيد أربع طرق بين الإسماعيلية و رفح.

لكن في يناير 2006, بعد فوز حماس في الإنتخابات البرلمانية, و التي اعتبرها الجميع ديمقراطية, فرضت إسرائيل حصاراً على السلطة الفلسطينية, و جمدت الولايات المتحدة و الإتحاد الأروبي مساعداتهم, و أغلقت مصر معبر رفح و وضعت العشرات من نقاط التفتيش عبر سيناء, و استكملت تشييد البنية التحتية في شبكة الطرق و الإقتصادية و تطوير صناعة الأنفاق.

تربط وسائل الإعلام التقليدية بصفة عامة بين الأنفاق و دخول السلاح إلى غزة, بينما هي تخدم بنسبة كبية في تغذية الغزاويين المحاصرين بالمنتجات الأساسية, و يعود المقابل للصناعة و السلطات المصرية.

و يحدث هذا تحت سمع و بصر السلطات المصرية و الجيش الصهيوني و مراقبين أمريكيين و أروبيين و آخرين من الأمم المتحدة.

حين نقضي بعض الوقت في شمال سيناء و عند معبر رفح, فإننا نفهم جيداً لماذا لم يتم الضغط على مصر لفتح معبر رفح, و لماذا تصريحات كل من الرباعية الدولية و الولايات المتحدة و الإتحاد الأروبي ليست إلا محض نفاق.

يمكن لأي مراقب, حتى لمن لا يعرف اللغة, أن يرى هذا.

أولاً, هناك علامات الغنى الخارجية: السيارات الكبيرة, الشاحنات الجديدة: لا شيء مما تجده في أي مكان آخر في مصر. في الواقع فإن مئات من تلك الشاحنات اللامعة الزرقاء و الخضراء و الحمراء تملأ الطرق بين قناة السويس و رفح. تنقل المنتجات و المواد الأساسية التي يدفع الغزاويون سبعة أضعاف ثمنها للحصول عليها.

شرح لي ناشط محلي كيفية أنهم يميزون بينهم من ألوانهم, يمكننا معرفة إسم رئيس الشركة الذي يقود الشبكة, و هو شخص ذو مقام من بدو سيناء و تحركاتهم معترف بها بالضرورة من قبل السلطات المصرية, حيث يعطوهم الرقم المهم لنقاط التفتيش على ذلك الطريق و وجود خدمات الاستعلام في نقاط التفتيش تلك.

تملأ تلك العربات طرق رفح و يعبرون بلا اكتراث عشرات نقاط التفتيش التابعة للشرطة و المقامة في المدينة و حولها أمام نقاط مراقبة الأمم المتحدة.

يمرون بانتظام يومياً أمام قاعدة القوات الدولية القائمة في سيناء على بعد 25 كيلومتر من رفح, التي منها تخرج قوافل القوات الأمريكية التي تأتي يومياً إلى معبر رفح للتأكد من أن حصار غزة محكم و قائم. و هو ما يثبت بوضوح مدى نفاق قادة العالم و الرباعية الدولية حين نسمعهم ينادون برفع الحصار عن غزة.

المشكلة ليست فقط في النفاق العام باسم الأنفاق, لكن أيضاً في الابتزاز المنظم على الفلسطينيين الذين يحاولون الدخول إلى أو الخروج من غزة.

كل الفلسطينيون الذين لأي سبب, غالباً لمشكلة طبية, أتيحت لهم فرصة الحصول على تصريح خروج من غزة من قبل السلطات الفلسطينية, و من ثم من قبل الإسرائيليين و المصريين, يمنحون مدة محددة للإقامة في مصر أو الخارج. لكن إذا حاول العودة إلى غزة بعد نهاية تلك المدة بعد أن يمنع لمدة أيام أو أسابيع بسبب إغلاق الحدود, فإنه يتوجب عليه دفع ضريبة "تأخير" لصالح السلطات المصرية, تضاف إلى 90 جنيه مصري (11,5 يورو) التي يدفعها لدخول فلسطين.

أقول أنه من أجل العودة إلى غزة, يفضل أن تكون عضواً في فتح, و تنسق مع ممثل السلطة الفلسطينية في العريش, بالطبع مقابل قدر ما من المال.

من أجل الإيقاع بالفلسطينيين بشكل أفضل, لا توفر السلطات المصرية أي معلومة عن الالطريق المتبع لدخول غزة, و لا تعلن عن تواريخ فتح الحدود إلا قبل عدة أيام فقط.

في الواقع, وفقاً لاتفاق موقع بين حماس و مصر, يجب أن تفتح الحدود لمدة يومان من كل شهر, و هو شيء مخزي, حيث أنه بمجرد فتح الحدود يتكدس الآلاف من البشر على معبر رفح, و دخول غزة يكون تحت حالة فوضى كاملة.

للتغطية على الإنفلات, تنشر السلطات المصرية تلك الأيامالمئات من شرطة مكافحة الشغب الذين لا يترددون في الضرب و يحظرون الاقتراب من أي سيارة أقرب من 500 متر من الحدود. هناك أيضاً يُبتز الفلسطينيون. من أجل نقل حقائبهم الثقيلة إلى الحدود, عليهم دفع أثمان باهظة للبدو لتأجير عربات جر.

و بالمناسبة, في تلك الأيام كل الأسعار تزيد, حتى استئجار تاكسي للذهاب من العريش, ترتفع الأجرة من 30 جنيهاً (4 يورو) إلى 300 جنيه (40 يورو).

اذا استأجر فلسطيني سيارة مصرية لإدخال البضائع التي اشتراها إلى غزة يتوجب عليه دفع 125 جنيه (16 يورو) عن كل شخص للسلطات المصرية التي تدير معبر رفح.

لم أتحدث عن أسعار الإقامة في فنادق العريش حيث يجبر الجميع على الإقامة فيها في انتظار فتح الحدود, و هو ما يعود بالنفع على الصناعة الفندقية المحلية.

خلال إقامتي في المخيم الذي أقمناه عند معبر رفح للإحتجاج على الحصار, حضرت بنفسي حدث غريب جداً: أكبر المستوردين و مصنعين في سيناء يتناولون الغداء في كافيتيريا معبر رفح بعد اجتماع مهم جداً داخل معبر رفح. قبلها بعدة ساعات كنت شاهدت دخول قافلة القوات المسلحة الأمريكية. ماذا حدث ؟ أي اتفاق توصلوا إليه ؟ لم أتمكن من الحصول على إجابات لأسئلتي, لكني كان لي الحق في الضيافة المصرية, و قد دعيت لمشاركتهم وجبتهم.

في كلمتان, أقول أن في شمال سيناء, كل الناس تستفيد من الحصار و ليس فقط كبار رؤساء الشركات التي على رأس صناعة الأنفاق.

موضوع فضائحي آخر, و هو مشكلة هؤلاء الذين يستخدمون حصار غزة ليصنعوا سمعة و يستقبلهم أهل غزة كالأبطال عندما ينجحون في كسر الحصار مؤقتاً. و بمجرد عبورهم تغلق الحدود بشكل محكم و هو ما يحث الغزاويين على تقبل الإغلاق. أحب أن أضيف أيضاً أن فلسطينيو غزة ليسوا بحاجة لمساعدات خيرية, لكنهم بحاجة إلى الحرية. ليسوا بحاجة لأبطال لأنهم هم أنفسهم الأبطال.

لكل أولائك الذين لديهم الفضول لفهم كيف يعمل الحصار, و رؤية إلى أي مدى تتواطأ السلطات المصرية و الأمريكية و العربية و الأروبية مع إسرائيل في استبقاء هذا الحصار الإجرامي و غير القانوني, في انتهاك صارخ لحقوق الإنسان, لرؤية كيف تستغل السلطات المصرية الفلسطينيون, ندعوكم للمجيء و قضاء بعض الوقت على حدود رفح.

نحن ندعوا أيضاً الأروبيين لمطالبة مجلس الإتحاد الأروبي بإلغاء بعثة EUBAM-Rafah التي أمدها المفوض إلى 24 نوفمبر 2009. تلك البعثة قائمة بصفة دائمة في أشكلون بإسرائيل, و لا تفعل قطعاً أي شيء لمساعدة الفلسطينيين الموقوفين في مصر, و تعطي عذر لمصر في هذا الجرم ضد الإنسانية.

نحن ندعوا النشطاء الأمريكيين لإبقاء الضغط على حكومتهم و مطالبتها بتفسير لما تفعله القوات المسلحة الأمريكية في مصر, و تحديداً عند معبر رفح.

أخيراً, يجب علينا جميعاً المواصلة في الضغط كلٌ على حكومته حتى تكون حقوق الإنسان و ميثاق الأمم المتحدة محترمة من قبَل إسرائيل (حتى لو كانت تلك رهان خاسر) و مصر (ربما هي الأخرى) و أن يرفع أخيراً الحصار عن غزة.


The Gaza Siege: Who benefits from this crime against humanity ?

The Egyptian authorities have transformed the Sinai Peninsula between Gaza,Israel and the Nile, into a military camp to protect the Zionist entity and western hegemony; but they have a counterpart: the financial exploitation of the Palestinians under siege.

Following the signing in 2005 of the Free Movement and Access (AMA), between Israel, the Palestinian Authority and the European Union, shameful agreement that allowed the opening of the Rafah crossing under European and Israeli supervision, Egypt began to develop the road infrastructure which would support economic activity linked to this, by building a highway between Ismaelia and Rafah.

But in January 2006, after the Hamas victory in parliamentary elections, considered by all as a democratic ones, Israel imposed an embargo on the Palestinian Authority, the United States and the European Union froze the supplying of the aids and Egypt closed the Rafah crossing, set up dozens of checkpoints across the Sinai, with the construction of road infrastructure and economic development and has developed the tunnels industry.

Mainstream media generally link the tunnels with the smuggling of weapons into Gaza but they are used, mainly, to supply commodities to the beleaguered Gazans and to make richer the Egyptian businessmen and authorities.

And this is under the eyes of the Egyptian authorities, the Israeli Defense Forces, and US, UN and European observers.

As we spent some time in the northern Sinai and at the Rafah crossing, we can see clearly why Egypt is not in a hurry to open the Rafah crossing and why the statements of the Quartet, the Union European and United States are mere hypocrisy.

Any observer, even without knowing the language, can see it.

First, there are the external signs of wealth: big cars, new pickups nothing to do with what can be seen elsewhere in Egypt.

Indeed, hundreds of these flashing pickups, blue, green, red, ply routes between the Suez Canal and Rafah. They carry all equipment or commodities that the Gazans will pay 7 times their price.

A local activist told me that according to their colors, one could recognize the businessman who heads the network, in general, a Sinai Bedouin dignitary and this traffic is necessarily well-known to Egyptian authorities, given the large number of checkpoints placed on this road and the presence of intelligence on these checkpoints.

These vehicles plied the streets of Rafah, where they blithely pass the dozens of police checkpoints set up in the city and move smoothly in front of the United Nations observation post.

They also spend on a daily basis, in front of the international forces based in the Sinai, 25 km from Rafah, from which the American troops convoys come every day to the Rafah Gate in order to monitor that the blockade of Gaza that is well maintained.

This really shows the hypocrisy of the world leaders and the Quartet when they call Israel to lift the Gaza siege.

The problem is not just the general hypocrisy about the tunnels, but also the organized racket controlling Palestinians attempting to enter or leave Gaza.

Any Palestinian who was fortunate, for whatever reason; usually a medical problem, obtains an authorization to leave Gaza from the Palestinian Authority and thus, consequently, from Israelis and Egyptians, is granted a limited period to his stay in Egypt or abroad.

But if he tries to return to Gaza after being stuck for days or weeks in Egypt due to the closure of the border, he must pay a "delay" fee to the Egyptian authorities, this is added to 90 EGP (11.5 €) that everyone must pay to enter Palestine.

I would say that to return to Gaza, it is better to be a member of Fatah and coordinate with the representative of the Palestinian Authority in Al Arish, of course, always against some money.

To better trap the Palestinians, the Egyptian authorities do not provide information on the procedures for entry into Gaza and announce the dates for the opening of the border only a few days before.

Indeed, according to an agreement between Hamas and Egypt, the border should be open 2 days per month; which is also a shame because when the border is open, thousands of people are flocking to the Rafah Gate and the entry into Gaza is a mess in the most complete. (Today, there is 1 month the border has not been opened and no dates have been announced by the Egyptian authorities!)

To deal with this overflow of people, the Egyptian authorities deploy hundreds of riot police who do not hesitate to beat Palestinians and prohibit vehicle access within 500 meters of the border.

Again, the Palestinians are victims of this racket. In order to carry their heavy suitcases up the border, they must pay the same Bedouin renting a cart at an exorbitant price.

And these days, all the prices are increasing, even the location of a taxi from Al Arish, which can go from 30 EGP (€ 4) to about 300 EGP (40 €).

If a Palestinian Egyptian leases a vehicle to enter in Gaza the goods he bought in Egypt, he must pay 125 EGP (16 €) per person to the Egyptian authorities managing the Rafah crossing.

I did not speak, of course, about the price of stays in hotels of Al Arish where everyone was obliged to stay until the opening of the border, which benefits the local hotel industry.

During my stay in the camp that we installed at the Rafah Gate, in protest against the siege, I even witnessed a very strange event: the biggest Sinai importers and manufacturers lunched at the cafeteria near the Rafah Gate, after a very important meeting inside the Rafah Crossing. A few hours earlier, I also saw the convoy of U.S. Armed Forces.

What happened inside? And which agreements have been reached? I could not get answers to my questions, but I had right to the Egyptian hospitality and I was invited to participate in their meals.

In short, I would say that in the Northern Sinai, everyone benefits from the embargo and not just the businessmen who are leading the industry tunnels.

Another issue equally outrageous is the problem of those who use the blockade of Gaza to get a reputation and are welcome as heroes by the inhabitants of Gaza when they managed to temporarily break the blockade.

Upon crossing the border is closed so tight and it encourages the Gazans to accept their confinement.

Let me just add that the Palestinians in Gaza do not need charity, but they need freedom.

They do not need heroes because they are the heroes!

To all those who are curious to understand how runs the embargo, to see how the Egyptian American, Arab and European authorities abetted Israel in maintaining this illegal blockade, a human rights violation, to see how the Egyptian authorities extorts money from the Palestinians and mistreat them, we invite you to spend some time at the Rafah border.

We call the European activists to ask the European Union Council to immediately cancel the Mission EUBAM-Rafah whose mandate was extended until 24 November 2009*. This mission is still based in Ashkelon in Israel. It does absolutely nothing to help Palestinians stranded in Egypt and gives an excuse to Egypt in this crime against humanity.

We encourage U.S. activists to keep pressure on their government and to ask questions about the role of the U.S. Armed Forces in Egypt and particularly at the Rafah Gate.

Finally, we must all continue to put pressure on our respective governments to force Israel to respect human rights and the UN Charter Israel (even if it is a little lost cause!) and Egypt (may be too!) and to lift the Gaza Siege, FOR GOOD!

We must continue to organize demonstrations in front of Israelis embassies, everwhere ! Let us occupy Egyptians embassies!

Free Palestine, Free Gaza

http://www.consilium.europa.eu/show...

Post-Scriptum : Source: http://www.ism-france.org/news/arti...