Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Chronique de la résistance Palestinienne I

Par ABDOU S. L. de la GUPS qui vous présentera les étapes essentielles, les principaux courants et organisations de la résistance palestinienne. Ce qui permettra, nous l'espérons, de mieux comprendre la situation actuelle que vivent les Palestiniens, sous le regard indifférent, voire complice, des pays occidentaux comme des pays arabes.

Dès le début du vingtième siècle, on assiste à la naissance de la résistance palestinienne, contre l'occupation britannique, mais aussi contre l'implantation juive.

Elle prend alors la forme de révoltes populaires et s'appuie sur les chefs des grandes familles palestiniennes.

Après l'expulsion de centaines de milliers de Palestiniens en 1948 (la nakba), c'est dans les camps de réfugiés que les mouvements de résistance palestinienne émergent.

1967 marque un nouveau tournant: les Palestiniens prennent conscience qu'ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et que seule la lutte armée mènera à la libération de leur Pays.

La naissance du sionisme

En 1897, Théodore Herzl préconise la création d'un État Juif; il hésite alors entre la Palestine, l'Argentine et l'Ouganda. Il fonde le sionisme, dont il réunit le premier congrès à Bâle en août 1897.
Une poignée de Russes se rend alors en Palestine et constitue le premier kibboutz.

En 1914, les Juifs représentent mois de 10% de la population de la Palestine.

"Le sionisme est le danger qui gutte notre patrie ... il annonce notre exil et notre expulsion de nos demeures et de nos propriétés". Cet avertissement de Suleiman al-Taji al-Farouqi, en mai 1911, témoigne d'une conscience précoce des "périls" chez les Palestiniens.

Contre le sionisme, les élites palestiniennes organisent la résistance, créent des associations patriotiques, lancent dès le début du siècle des attaques contre les colonies juives, fondent une presse qui informe l'opinion.

De la déclaration Balfour au plan de partage

Après avoir aidé les Arabes dans leur révolte contre les Ottomans, la Grande-Bretagne, qui promettait auparavant une "Nation Arabe Unie", occupe et administre la Palestine, à partir de 1917, dont elle obtient de la "Société des Nations" le mandat en 1922, mandat dont le texte prévoit l'application de la déclaration Balfour.

La déclaration Balfour évoque le "national home for Jewish people": Le 2 novembre 1917: "Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un Foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statuts politique dont les juifs jouissent dans les autres pays."

"La Palestine est un cas unique. Nous traitons non point avec les souhaits de la communauté existante, mais nous cherchons consciemment à reconstituer en Palestine une nouvelle communauté et à y édifier définitivement une autre majorité numérique dans l'avenir." Lord Balfour, juin 1919.

Dès lors, l'immigration juive devient de plus en plus importante au fil des années, le Fond national juif est créé. Il a pour mission l'achat d'un maximum de terre "vides d'hommes", c'est-à-dire que les Palestiniens ne peuvent plus y vivre ni même y travailler.

Les Palestiniens entre déjà dans une double résistance nationale, à la fois contre l'occupation britannique et contre l'implantation juive. Ils élisent en 1919 un Comité exécutif arabe, le premier organe de direction du mouvement national palestinien, et se désignent eux-mêmes comme "Arabe de Palestine". De 1920 à 1936, la vie est très politisée et les revendications, émeutes, accrochages avec l'armée ou avec les colons, grèves et congrès sont ininterrompus.

De 1936 à 1939, le soulèvement prend une dimension nationale. Dès 1935, Ezzedine El-Qassam, d'origine Syrienne, lance la révolte palestinienne. Le 21 avril 1936 un appel national à la grève est lancé. Celle-ci paralyse tous les secteurs d'activités pendant 6 mois. Les leaders arabes, à la demande des Anglais, font pression sur les Palestiniens qui tempèrent puis suspendent la grève.

Les années 1920-1936 demeureront dans les consciences comme la période fondatrice du mouvement national palestinien.

Post-Scriptum : Sources:
-  E. Sanbar (historien, rédacteur en chef de la Revue d'études palestinienne), Les Palestiniens dans le siècle (Découvertes Gallimard, avril 2002)
-  X. Baron, Les Palestiniens, Genèse d'une nation (Le seuil, mars 2000)

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