Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Communiqué (déclaration) du MSRPP

Le récent développement de la situation au Moyen Orient illustre la convergence des projets de l'Impérialisme et de l'Etat sioniste dans la région.

A l'occupation militaire et à la désintégration de l'Irak par les forces armées des Etats Unis, à l'occupation de la Palestine et au nettoyage ethnique du Peuple palestinien par l'Etat sioniste d'Israël, s'est ajoutée la récente agression meurtrière et destructrice menée par l'armée israélienne contre le Liban, avec le soutien actif des gouvernements des Etats-Unis et de la Communauté Européenne et la passivité complice des régimes arabes soumis aux exigences de maîtres impérialistes.

Si les moyens employés diffèrent parfois, en Irak, en Palestine et au Liban les objectifs sont les mêmes: briser toute volonté de résistance des peuples qui s'opposent à la réalisation des projets impérialistes de contrôle stratégique de la région et du vol de ses ressources et de ses richesses. Pour faire aboutir ce projet, tous les moyens sont mobilisés: terreur militaire exercée à l'encontre des populations par des armées d'occupation américaine, israélienne et européenne (dont française); destruction systématique des ressources et des infrastructures; blocus économique et financier visant à cantonner la population dans des préoccupations de survie et à exacerber les tensions en son sein suivant des lignes de clivages ethniques et religieux, dans le but de diviser les victimes de l'occupation et de l'oppression et de les pousser à la guerre civile. Certes, le plan de domination impérialo-sioniste n'a pas aujourd'hui obtenu les succès escomptés par ses responsables. L'armée américaine s'enlise en Irak dont elle ne contrôle en réalité qu'une infime portion du territoire. L'armée israélienne s'est heurtée à une résistance populaire inattendue au Liban et a du se retirer une nouvelle fois piteusement du Sud Liban qu'elle prétendait contrôler en 8 jours. Après 10 mois de blocus politique et économique et malgré une reprise de l'escalade terroriste israélienne quelques mois après le simulacre du "retrait de Gaza", la population palestinienne n'accepte toujours pas de céder au chantage à la terreur et à la faim et ne veut pas renoncer à ses droits nationaux légitimes. Mais ces échecs temporaires de l'Impérialisme et ces difficultés ne doivent pas créer d'illusions. L'échec de leur politique au Moyen-Orient ouvrirait une crise de grande ampleur susceptible de remettre en cause leur domination sans partage avant tout fondée sur la terreur que leur supériorité militaire écrasante inspire et qui empêche à ce jour l'entrée en luttes de forces sociales convaincues que le rapport des forces ne permet pas de gagner contre les pouvoirs en place. Les enjeux pour l'Impérialisme et pour l'Etat sioniste sont majeurs et c'est pourquoi la guerre totale menée aux peuples ne s'arrêtera pas au motif des difficultés rencontrées. Le passage sous commandement de l'OTAN de toutes les troupes d'occupation en Afghanistan, l'envoi d'une "FINUL renforcée" (OTAN déguisée) au Liban dans le but d'isoler puis de désarmer la résistance populaire libanaise et notamment le Hezbollah, le renforcement de l'aide économique et de l'appui militaire à Israël ( livraison d'armes et de carburant pendant l'invasion israélienne au Liban), les menaces proférées à l'encontre de la Syrie et de l'Iran, le maintien du blocus à l'encontre de la population simultanément au versement d'aides financières et au soutien logistique apporté à des politiciens palestiniens corrompus qui n'acceptent pas d'avoir été privés des moyens et des lieux de pouvoir par le vote des électeurs palestiniens en janvier 2006...sont autant de signes que cette guerre contre les peuples va continuer.

Dans ces circonstances le devoir des militants et des forces progressistes est de soutenir, sans hésitations ni réserves, la résistance des peuples soumis à l'agression permanente et multiforme d'un adversaire commun.

Nous avons fondé le MSRPP en 2005 sur la base d'un constat: l'absence, en France, d'un mouvement soutenant pleinement les droits historiques des Palestiniens, au premier rang desquels le droit de résister à l'occupation et à la colonisation sionistes de la Palestine. En lieu et place de soutien à la résistance la "solidarité" avec les Palestiniens se réduisait pour l'essentiel à encourager une attitude de compassion pour "les Palestiniens victimes des excès de l'occupant israélien dans les territoires occupés en 1967" et à cantonner celles et ceux qui voulaient aider les Palestiniens à n'être que les auxiliaires d'une politique de pression visant à revenir à des négociations, "seule voie possible pour une paix juste entre Israéliens et Palestiniens". Force est de constater, un an après, que cette situation n'a fait que s'aggraver, menant à une véritable déliquescence de l'action de solidarité avec le Peuple palestinien.
- En dehors de quelques déclarations symboliques, quelles sont les initiatives prises pour tenter de briser le blocus imposé aux Palestiniens? Le MSRPP a pris la responsabilité d'inviter en France des représentants de la résistance palestinienne, dont des élus Hamas choisis par la population en janvier 2005 pour les représenter dans le nouveau conseil législatif. Non seulement nous avons été les seuls à agir ainsi (donner la parole à ceux qui étaient soumis au blocus politique) mais nous n'avons trouvé aucun soutien face aux pressions et aux manoeuvres visant à interdire cette expression.
- Depuis des mois des dizaines de parlementaires palestiniens, dont le président du Conseil législatif et des ministres, sont illégalement emprisonnés et publiquement humiliés par les forces de répression israélienne.Aucune initiative des partis présents au Parlement, aucune délégation de solidarité, aucune mesure de rétorsion à l'égard des institutions, des collectivités et des politiciens israéliens avec lesquels se poursuivent les collaborations et les échanges, au nom de "la paix" évidemment!

Ce ne sont là que deux exemples parmi d'autres et confirmés par la réaction de la classe politique et de forces qui se revendiquent par ailleurs de la solidarité avec les Peuples libanais et palestinien lors de l'agression israélienne contre le Liban. Loin de tirer les leçons de l'escalade d'Israël dans sa guerre permanente contre les peuples de la région, ces forces ont eu pour principale préoccupation de limiter les critiques à l'égard de l'Etat d'Israël, se contentant de critiquer sa "riposte disproportionnée", renvoyant dos à dos et sans les nommer les auteurs de "crimes de guerre" et exigeant un "cessez le feu" comme si il y avait de part et d'autre des fauteurs de guerre également responsables et non un Etat surarmé agressant une population désarmée. C'est ainsi que cohabitent, au sein d'un cadre unitaire prétendant représenter la solidarité avec les peuples du Moyen Orient, des forces qui affirment soutenir la résistance et d'autres qui la condamnent ( actions terroristes », des forces qui affirment leur opposition à la présence de troupes françaises au Liban et d'autres qui demandent l'application des résolutions 1559 et 1701 qui confient mission à la Finul d'organiser le désarmement des "milices" libanaises et palestiniennes présentes au Liban etc. Au delà de la confusion créée, le constat fait il y a un an sur la question palestinienne est confirmé après la guerre contre le Liban. Un tel "mouvement de solidarité" aboutit en réalité à protéger l'Etat sioniste en évitant de se confronter à la réalité: celle un Etat dont les fondations reposent sur le nettoyage ethnique des Palestiniens, la conquête territoriale et la domination économique et militaire de ses voisins et dont le seul ciment est la guerre permanente contre les peuples arabes. Un tel cadre politique est évidemment incapable de prendre une quelconque initiative d'ampleur visant à combattre sérieusement l'état terroriste israélien, à l'isoler et à en dénoncer les fondements coloniaux et racistes qui interdisent toute perspective de paix possible avec les peuples qu'il veut détruire.

Le tragique isolement imposé au Peuple palestinien rend ce constat encore plus accablant. A la mesure de ses forces le MSRPP prendra des initiatives et proposera des actions visant à desserrer le noeud qui étrangle les Palestiniens qui crèvent dans le silence complice d'une "communauté internationale" elle-même soumise à la loi des puissances qui dirigent la planète et oppriment les peuples pour garantir leur profits et conserver leurs pouvoirs. Avec d'autres le MSRPP a pris l'initiative de créer un "Collectif de soutien à la résistance des peuples contre l'impérialisme et le sionisme". La raison en est notre conviction que , s'il y a plusieurs fronts, il n'y a qu'une seule guerre: celle que mène l'Impérialisme, allié avec l'Etat sioniste au Moyen Orient, contre les peuples qui luttent pour leur émancipation et notamment leur droit à l'autodétermination.

Parmi ces fronts, celui de la Palestine est décisif et il restera celui où nous concentrerons nos forces, sans négliger de combattre l'impérialisme français et tous ceux qui protègent l'Etat d'Israël. En refusant de l'isoler du combat global nous le renforcerons. Nous invitons toutes celles et tous ceux qui veulent s'engager dans cette lutte à agir avec nous et à nous rejoindre pour construire ensemble le mouvement de soutien dont les Palestiniens ont besoin.