Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Complicité de la France avec l'occupation et le système colonial

Bien que certaines des positions prises par l'Etat français au cours des cinquante dernières années puissent lui donner l'image pro-palestinienne et pro-arabe en général, la France a toujours représenté un soutien de poids pour l'Etat d'Israël.

En novembre 1947, la France vote à l'ONU la résolution 181 de partage de la Palestine, contre la volonté du peuple palestinien, et qui donne existence à l'Etat d'Israël et reconnaiît cet Etat en janvier 1948.

Même si les relations entre les deux Etats ont parfois connu des périodes de tension, comme par exemple sous la présidence du Général de Gaulle, avec notamment l'affaire des « vedettes de Cherbourg », et sous celle de Georges Pompidou approuvant « le document Schuman » qui affirmait que le contenu de la résolution 242 de l'ONU (retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés) constituerait la base de tout règlement de paix, ou affirmant son opposition à un accord qui n'inclurait pas une solution au problème des réfugiés palestiniens, ces tensions passagères ne doivent pas masquer l'évidence : que les gouvernements soient de droite ou de gauche, il y a eu un soutien permanent de la France à l'état d'Israël :


- adhésion de la France à tous les pseudos « plans de paix », accords d'Oslo, feuilles de route … visant à faire accepter aux Palestiniens le rabaissement de leurs exigences légitimes et l'abandon de la résistance à l'occupation,
- réduction de la donation financière de la France à l'UNRWA après les accords d'Oslo
- En 1995, à l'initiative de la France, l'ONU vote l'abrogation de la résolution considérant le sionisme comme un racisme, votée en 1975.
- abstention lors d'un vote d'une résolution de l'ONU demandant le renvoi de la question du Mur de l'Apartheid devant la Cour Internationale de Justice de La Haye,
- adoption en Conseil de Sécurité de l'ONU, en 2004, de la Résolution 1559 qui « exige la dissolution et le désarmement des milices du Liban », c'est à dire, aussi, de la défense armée des réfugiés dans les camps, seule protection contre les attaques et les massacres.

Le couple franco-israélien est solide et les partenariats étroits et fructueux.

1.Militaire

La coopération militaire commence dès 1949, peu après la création de l'Etat sioniste, que la France aide à se doter de l'arme nucléaire. Le premier réacteur de recherche de Dimona est mis en service en 1955 et dès l'année suivante, un accord secret est passé pour la construction d'un nouveau réacteur plus puissant, accord complété l'année suivante par une disposition non écrite autorisant Israël à retraiter les combustibles du réacteur pour en extraire le plutonium nécessaire à la bombe. La construction du réacteur débute en 1958 et les travaux se poursuivent en parallèle avec ceux menés en France à Marcoule par le CEA. C'est bien grâce à la France que l'Etat sioniste possède l'arme atomique. En 1956, la France participe à l'agression tripartite (anglo-franco-israélienne) contre l'Egypte qui a décidé de reprendre possession de son territoire, le canal de Suez. C'est aussi grâce aux armes vendues par la France que l'armée israélienne devient la 4ème du monde (« Mystère », « Vautour », « Mirage III » massivement utilisés lors de la Guerre des Six-Jours en juin 1967, drones utilisés actuellement pour la surveillance aérienne des Territoires Occupés et les attaques ciblées, chars, artillerie, etc.).

2. Policière et sécuritaire

La liste est longue des résistants palestiniens assassinés par le MOSSAD en France sans que jamais une enquête n'aboutisse. Les milices pro israéliennes, la Ligue de défense juive (interdite aux USA et en Israël) et le BETAR s'entraînent officiellement dans les locaux de la police de Paris !

Par contre Georges Ibrahim Abdallah communiste libanais, militant de la cause palestinienne, qui a terminé sa peine depuis 2003 est toujours emprisonné à la demande des USA et de l'Etat d'Israël.

En décembre 2005, Nicolas Sarkozy fait appel à la police israélienne pour « conseiller » les forces françaises de police après les mouvements de révolte dans les banlieues.

3. Scientifique

Les programmes scientifiques franco-israéliens, très nombreux et diversifiés, ont pour la plupart été créés dans les années 80. Ils sont cofinancés chaque année par les ministères français des Affaires étrangères et celui de la Recherche et le Ministère israélien de la Science :


- AFIRST (Association franco-israélienne pour la recherche scientifique et technologique) soutient en permanence 4 grands programmes de recherche prioritaires dans les domaines de la génétique, de l'imagerie biologique et médicale, des mathématiques et de l'agriculture).
- Arc-en-Ciel / Keshet : finance des échanges scientifiques de haut niveau.
- Chateaubriand : système de bourses créé en 1988, permettant à de jeunes chercheurs israéliens d'effectuer un séjour dans un organisme de recherche français.

Outre les programmes spécifiques, un certain nombre d'accords de coopération existent entre des organismes de recherche français et des partenaires israéliens : le CNRS, le CNES, l'INSERM, l'Institut Pasteur, l'INRA, le CIRAD, le CEMAGREF, l'ADEME et l'INRIA.

4. Economique

Il est presque impossible de faire la liste des échanges commerciaux entre la France et Israël, tant les économies des deux pays sont imbriquées. La France est le 8ème fournisseur d'Israël et son 7ème client. Rappelons pour mémoire que le Président de la CCFI (Chambre de Commerce France-Israël) n'est autre que Henri Cukierman, fils du président du CRIF.

Tramway de Tel Aviv, électrification du réseau ferroviaire israélien, énergie et traitement de l'eau, projet satellitaire conjoint, autant de projets annoncés par Patrick Devedjian, Ministre délégué à l'Industrie en mars 2005 à la suite d'un nouvel accord de coopération signé à l'occasion de sa visite en Israël.

L'implication de deux sociétés françaises, Alstom et la Connex, dans la construction d'une ligne de tramway qui reliera le centre-ville de Jérusalem occupé en 1948 (est) et 1967 (ouest) à deux quartiers de colonisation juive bâtis sur des terres confisquées aux Palestiniens résume à elle seule toute la politique de soutien de la France au système colonial israélien. Bien qu'elle clame haut et fort qu'elle soutient la création d'un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale, dans les faits, elle (la France) refuse d'intervenir, au nom du libéralisme économique, soutient ces entreprises et encourage de fait la colonisation et la spoliation des terres palestiniennes.

En novembre 1999, la France vote l'accord d'association économique israelo-européen et en novembre 2005, l'officialisation de la création de la Fondation France-Israël, annoncée lors d'une réception tenue au Quai d'Orsay, réaffirme la présence de la France aux côtés de l'Etat sioniste. Cette fondation débutera ses activités au printemps 2006 et aura pour vocation « d'encourager, soutenir et assurer la promotion de projets économiques, sociaux, culturels, universitaires, scientifiques et technologiques entre la France et Israël ».

La France autorise sur son sol le KKL, organisme qui finance et organise la colonisation des territoires palestiniens et l'Agence juive qui organise le départ des juifs français vers Israël avec la complicité de campagnes politiques et médiatiques sur des actes antisémites rarement avérés.

En tant qu'état colonial, puis néo-colonial, la France soutient donc avec continuité l'état d'Israël et la colonisation sioniste de la Palestine.

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