Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Conférence pour le Droit au retour Paris - 4 décembre 2004

Appel à la constitution d'un Comité international permanent pour le droit inconditionnel au retour dans leur de tous les réfugiés palestiniens foyer

Les participants à la Conférence pour le droit au retour de tous les réfugiés palestiniens, ayant entendu tous les intervenants, déclarent : rien ne peut justifier que soit nié le droit du peuple palestinien à vivre et retourner vivre sur sa terre ancestrale. Nul ne peut être reconnu comme un partisan de la démocratie, de la liberté et des droits de l'homme, s'il ne se prononce non seulement pour la reconnaissance mais aussi pour l'application du droit au retour de chaque réfugié palestinien - droit historique, collectif et individuel - sur sa terre d'origine, et cela sans limitation, sans restriction, quelle que soit la date de son expulsion ou de celle de sa famille depuis 1947.

Notre Conférence a établi sur la base des faits que toutes les tentatives faites pour apporter une solution à la situation inhumaine des réfugiés palestiniens chassés de leur terre n'ont fait qu'aboutir à une aggravation des souffrances imposées au peuple palestinien.

A cela, nous l'avons constaté, il y a une explication. Le droit de vivre dans sa patrie ancestrale est un droit en principe reconnu à tous les peuples. Mais ce droit est nié au peuple Palestinien. Et la raison pour laquelle il est nié, c'est que les principes mêmes qui fondent l'Etat d'Israël reposent sur une discrimination qui reconnaît aux populations juives des droits qui sont refusés aux populations arabes.

Nul ne saurait nier l'effroyable génocide subi par les populations juives en Europe sous le régime nazi (génocide dans lequel le peuple palestinien n'a d'ailleurs aucune responsabilité).

Mais cela peut-il justifier que sur la terre de Palestine les Juifs aient des droits qui soient niés aux non Juifs ?

Il y a une question Juive.

N'y a-t-il pas une question Palestinienne ?

Les principes universels de justice et de droit des peuples désignent comme discriminatoires et racistes les Etats fondés sur la négation des droits d'une partie de la population en fonction de sa religion, de sa culture ou de sa langue.

N'est-ce pas sur cette réalité que sont venues échouer toutes les tentatives d'apporter une réponse à la question des réfugiés dans le cadre des « solutions politiques » qui, d'Oslo à Genève en passant par Madrid reviennent à poursuivre la partition et la discrimination sous les formes les plus diverses (deux Etats, cantons, etc.) ?

Résoudre la question des réfugiés ne peut se faire en dehors d'une solution globale du conflit. Une solution qui apporte la paix. C'est-à-dire une solution conforme aux intérêts des masses arabes et des masses juives.

Voilà pourquoi nous, soussignés, nous sommes parvenus à la conclusion que l'application effective du droit de chaque réfugié au retour sur sa terre exige une solution politique nationale et démocratique, c'est-à-dire excluant toute forme de discrimination et d'inégalité entre citoyens d'un même Etat. Cette solution politique, c'est, à notre avis, l'édification d'un Etat laïque et démocratique sur tout le territoire historique de la Palestine garantissant à toutes ses composantes une stricte égalité des droits quelles que soient les religions, les langues et les cultures.

C'est à notre avis une solution conforme à la justice, au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et à l'intérêt de tous, des masses arabes palestiniennes comme des masses juives elles-mêmes. Car l'aspiration légitime à la paix ne peut trouver satisfaction sur le terreau de l'injustice, de l'oppression, de l'occupation, de l'inégalité et de la discrimination raciale.

Ce sont nos conclusions. Nous ne les imposons à personne. Mais c'est sur cette base conforme à la démocratie que nous décidons de nous constituer en Comité international permanent pour le droit inconditionnel au retour dans leur foyer de tous les réfugiés palestiniens. Nous appelons tous les hommes et les femmes épris de justice et de liberté dans le monde entier à rejoindre notre Comité, à organiser dans chaque pays des conférences pour le droit inconditionnel au retour comme celle que nous venons d'organiser à Paris, à multiplier les initiatives et activités sous toutes les formes pour le droit inconditionnel au retour. Nous proposons d'éditer une feuille de liaison régulière de notre Comité.

Rejoignez-nous pour le droit du peuple palestinien à vivre libre dans son Etat indépendant, pour le droit du peuple palestinien à prendre en main sa destinée.

Post-Scriptum : Premiers signataires : Abou-Srour Abdelfattah, pour le centre culturel Alrowwad du camp de réfugiés d'Aïda (Palestine), Al Ali Mahmoud, association A'doun (Liban) ; Al Awad Walid Secrétaire de la Commission des réfugiés au Conseil National Palestinien (Gaza Palestine) ; Al Barnousi Mohesen (Pays-Bas) ; Al Hasen Zeinab (Palestine) ; Al Hindi Musa (USA) ; Aminov Eli, pour le Comité pour une République Laïque et démocratique (Israël) ; Arar Tarek (Palestine) ; B. Mounia (Maroc) ; Barrois Jean-Pierre, revue Dialogue (France) ; Ben Henda Mohamed, pour le Comité des Tunisiens en Suisse(Suisse), Challier Alain sculpteur (France); Chicouard Alain, revue Dialogue (France) ; Choukri Latif, pour le Comité populaire de soutien au peuple Palestinen (Tunisie), Djoudi Djelloul, Député (Algérie) ; Doriane Olivier (France) ; Eemans Janine (France) ; Ferré Dominique revue Dialogue ( France) ; Gamzon Daniel (France) ; Gluckstein Daniel, revue Dialogue (France) ; Goulart Serge, Comité de solidarité avec le peuple Palestinien (Brésil) ; Grim Malika (Algérie), Hayon Samy, revue Dialogue (France) ; Housset Michel (France) ; Husar Krista, US Friends of Dialogue (Etats-Unis) ; Kaiyal Mohamed pour ADRID- Comité de défense des doits des réfugiés (Palestine) ; Karmi Ghada vice présidente des amitiés Arabo-Britanniques (Grande Bretagne ) ; Khaled Leila (Palestine) ;Kupferman Yehuda, pour le Comité pour une République laïque et démocratique (Israël) ; Lazar François, revue Dialogue (France) ; Madi Rania, Femmes pour le développement (Palestine) ; Mahmoud Adeeb (France) ; Mansouri Mohamed-Anis, revue Dialogue (France) ; Musa Mahmoud (Canada) ; Musih Norma, association Zochrot (Israël) ; Nasrallah Tayseer pour le Comité pour la défense des droits des réfugiés Palestiniens et Centre Culturel de Yafa Camp de Balata, Naplouse (Palestine) ; Nedjari Kader (France) ; Ouettar Tahar écrivain ( Algérie), Rubinstein-Carrera Hélène, avocate au barreau de Paris (France), Salah Salah, Président de la Commission des réfugiés au Conseil National Palestinien (Palestine) ; Samara Adel écrivain (Palestine) ; Shavit Israel ( Israel) ; Sleibi Sohel pour l'association Abna Al Balad - les fils de la terre (Palestine), Suleiman Jaber coordinateur d'A'doun association pour le droit au retour (Liban), Yacoub Mohammad (Palestine).

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