Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Dans un camp de réfugiés de Cisjordanie, la guerre n'est pas finie

EIN BEIT ELMA (Cisjordanie), 2 oct 2007 (AFP)
- Lorsque Majdi Mabruk parcourt les ruelles du camp de réfugiés de Ein Beit Elma, près de Naplouse (Cisjordanie), les enfants regardent avec émerveillement son fusil automatique M16 dont il ne se sépare jamais.

"Les négociations (avec Israël) ne nous ont rien apporté, si ce n'est de nouvelles colonies, encore plus d'arrestations et de barrages militaires sur les routes", assène Mabruk, qui scrute la ruelle aux murs couverts d'affiches de "martyrs" tués par l'armée israélienne, tout en sachant qu'il pourrait bien connaître le même sort.

Ce jeune homme de 22 ans, héros dans le camp de réfugiés, est un des dizaines d'activistes armés qui vivent à Ein Beit Elma où, durant trois jours, des centaines de militaires israéliens viennent de procéder à une vaste opération de ratissage.

Il fait partie des 700.000 réfugiés palestiniens de 1948 et leurs descendants qui continuent à habiter dans des enclaves misérables en Cisjordanie, devenues les bastions des groupes armés. De ces villes sont parties la plupart des attaques contre des soldats israéliens et des attentats suicide visant des civils en Israël.

Le président palestinien Mahmoud Abbas peut bien parler de paix avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert, à Ein Beit Elma on ne parle que de guerre et de poursuite de l'Intifada.

Le 18 septembre, vers 02h00 du matin, des centaines de soldats israéliens accompagnés de 40 véhicules militaires ont envahi le camp.

Abou Nasr Mabruk, le patriarche d'une famille de combattants qui a perdu ces dernières années deux de ses fils tandis que deux autres ont été arrêtés, raconte avoir été réveillé par les explosions.

Pour éviter de circuler dans les étroites ruelles, les soldats ont fait d'énormes trous dans les murs et se sont ainsi déplacés de maison en maison. Ils ont également percé des meurtrières par lesquelles ils ont tiré en direction des activistes palestiniens qui se trouvaient dans les rues.

"Ils ont envoyé des chiens dans les ruelles pour capturer les combattants", ajoute Abou Nasr Mabruk.

Arès trois jours de combats, un soldat israélien et un Palestinien ont été tués et l'armée a arrêté 49 habitants présentés comme des activistes appartenant à différents groupes, dont un chef local du Hamas.

Un porte-parole militaire israélien a ensuite affirmé que cette opération avait permis de mettre en échec un projet d'attentat suicide à Tel-Aviv durant les célébrations du Yom Kippour, le Grand Pardon.

Pour les habitants, en revanche, cette explication n'est qu'un prétexte pour justifier l'offensive.

Moins d'une semaine après l'opération, le président américain George W. Bush a rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas, dans l'optique de la réunion internationale sur le Proche-Orient prévue en novembre, et réaffirmé son soutien à la création d'un Etat palestinien.

Les combattants d'Ein Beit Elma ne sont pas, contrairement aux islamistes du Hamas dans la bande de Gaza, en révolte ouverte contre Mahmoud Abbas. Mais ils ont une attitude critique envers l'Autorité palestinienne et se montrent très sceptiques sur ses capacités à améliorer la vie de la population.

"Je ne vous donne pas mon nom, je ne veux pas retourner en prison. Nous n'avons pas de démocratie ici, pas de liberté de parole", déplore un des combattants.

"L'Autorité palestinienne ne se préoccupe pas de nous. Elle ne nous protège pas et ne défend pas nos droits", ajoute-t-il.

Pour les habitants d'Ein Beit Elma, qui ont dû fuir durant la guerre de 1948 lorsque l'Etat d'Israël a été créé, mais aussi après la guerre de juin 1967 lorsque Israël a occupé la Cisjordanie, tout accord de paix doit reconnaître le droit au retour des réfugiés dans leurs foyers, dont une bonne partie se trouve aujourd'hui en territoire israélien.

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AFP 020615 OCT 07

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