Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Déclaration finale du congrès « droit au retour et pour une paix juste »

Qui s'est tenu à Haïfa du 26 au 28 mars 2004

Des centaines de participants au congrès Préparation du second congrès et poursuite du travail dans le cadre de l'institutionalisation du projet organisé du retour palestinien Les participants déclarent : nous tenons au droit au retour et refusons tout démantèlement ou toute tentative, de quelque partie que ce soit, de le contourner.

Avec la participation de larges couches de la population palestinienne de l'intérieur et la participation remarquée de milieux progressistes juifs soutenant le droit au retour, près de 500 personnes ont assisté au congrès du droit au retour et pour la paix juste qui s'est tenu les vendredi, samedi et dimanche du 26 au 28 mars au théâtre al-Midan à Haïfa, et à la tournée dans plusieurs villages détruits, afin de constater les traces des crimes qu'Israël tente d'effacer. Des académiciens palestiniens de l'exil, des représentants d'institutions palestiniennes en Cisjordanie et la bande de Gaza s'occupant du droit au retour et des réfugiés ont participé au congrès, ainsi que la représentante du parti des Verts aux Etats-Unis, des représentants des ambassades et institutions étrangères.

Le congrès s'est tenu la veille du 28ème anniversaire de la Journée de la Terre, afin de consolider le lien organique entre les affaires de notre peuple, où qu'il se trouve et empêcher de fragmenter ses problèmes, et notamment le droit au retour.

La ville de Haïfa a été sélectionnée pour accueillir ce congrès car c'est la ville qui a été le théâtre de l'expulsion de 70.000 Palestiniens en 1948, ce qui représente un message politique de la part des organisateurs, déterminés à faire appliquer le droit au retour et à transformer le rêve en projet institutionnel politique et populaire.

En proposant le droit au retour des réfugiés palestiniens, les organisateurs souhaitent renforcer la revendication palestinienne en la transformant en projet pour le retour des réfugiés qui se trouvent dans et hors du pays. Ils souhaitent également le poser en tant que question centrale au cœur même du débat politique en Israël, en faisant une brèche dans la politique historique d'Israël qui essaie de délégitimer le droit au retour, ce qui constitue le principal obstacle pour parvenir à une paix juste.

Le congrès du droit au retour et de la paix juste à Haïfa s'est tenu en même temps que plusieurs congrès parallèles en Europe, aux Etats-Unis et dans des pays arabes, et fait partie des efforts entrepris par les institutions des réfugiés palestiniens, diverses institutions palestiniennes et des mouvements de solidarité, dans le but de regrouper les forces, de coordonner les efforts, sur les plans palestinien et international, pour faire face aux campagnes et mesures israéliennes et internationales visant à empêcher l'application du droit au retour ou à imposer des alternatives pour empêcher son application. . Mais également dans le cadre des efforts pour lancer un mouvement palestinien et international en faveur du droit au retour des réfugiés palestiniens à leurs villes et villages, maisons et possessions selon les résolutions légales internationales, et notamment la résolution 194 des Nations-Unies appuyées par les traités internationaux des droits de l'homme.

Le congrès a affirmé l'attachement des organisateurs et des participants aux droits du peuple palestinien, qui ne peuvent être négociables, ont élevé une voix unie contre tout plan, d'où qu'il vienne, qui démantèle le droit au retour ou essaie de le contourner, qui essaie de le montrer comme contradictoire avec les droits du peuple palestinien pour mettre fin à l'occupation, à la liberté et à l'indépendance.

Le congrès pour le droit au retour et la paix juste apprécie la participation des frères et sœurs palestinien(ne)s de Cisjordanie et de l'exil, et apprécie très fort les messages de soutien des institutions et des milieux palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza qui se sont excusés de ne pouvoir assister, ainsi que les messages des camps de réfugiés du Liban et de l'exil. Le Congrès considère que ces messages et ces participations sont un témoignage de l'importance du regroupement palestinien, du partage du dessein commun entre les différentes parties du peuple palestinien, là où il se trouve.

Le congrès apprécie la participation des milieux israéliens progressistes qui soutiennent le droit au retour des réfugiés et déplacés palestiniens, ils sont partenaires pour faire avancer ce projet et pour introduire une brèche dans l'opinion israélienne, pour appuyer et consolider la revendication du retour et le projet du retour.

Les interventions au congrès et les discussions ont insisté sur la nécessité de raviver la mémoire, de proposer les dimensions humaines, juridiques, populaires et politiques ainsi que les horizons futurs. Elles témoignent des énergies importantes ayant contribué à faire évoluer l'action et les efforts des institutions, à faire progresser l'action du peuple palestinien, principal concerné, et ses institutions dans le projet du retour et dans le but de le réaliser.

Le congrès publiera un livre document sur ses travaux, et les organisateurs poursuivent l'action en élargissant le mouvement du retour, à l'intérieur, en complément des mouvements du retrour dans tous les lieux où se trouve le peuple palestinien, dans le pays et en exil, et cela en coordination avec eux, afin de transformer ces mouvements en un projet central et organisé du peuple palestinien et de tous ceux qui soutiennent ses droits et apportent leur solidarité.

Le congrès affirme son refus de tout projet qui liquide, contourne ou démantèle le droit au retour, quelle que soit sa source. Le congrès affirme au monde entier qu'il n'y a pas de paix juste sans la réalisation et l'application du droit au retour des réfugiés palestiniens. Les organisateurs affirment avec l'unanimité des participant(e)s que le congrès a été un succès prometteur, dans le sens du renforcement, de l'élargissement et de l'organisation du mouvement de retour à l'intérieur, et pour la préparation du deuxième congrès du retour et de la paix juste, au printemps 2005.

Ce congrès a été organisé par l'Institut Emile Touma pour les études palestiniennes et israéliennes, l'association de défense des droits des réfugiés et Ittijah - Union des associations civiles arabes ainsi que l'association Zokhrot. Plusieurs associations et institutions ont déclaré, à la fin du congrès, leur soutien au communiqué et leur volonté de rejoindre les organisateurs pour poursuivre le travail. Il s'agit de l'association arabe pour les droits de l'homme, l'association al-Bayt, l'association « Une autre voix en Galilée » et plusieurs autres associations ont émis leur intérêt.

Le communiqué final sera proposé aux institutions afin qu'elles puissent rejoindre l'initiative, des dizaines d'associations et d'institutions locales et internationales pourraient la rejoindre prochainement.

Haïfa, le 29 mars 2004

Post-Scriptum :

Pour plus de renseignements :

Ameer Makhoul, directeur général d'Ittijah : 972 54 862 171

Salman Natour, directeur général de l'Institut Emile Touma : 972 54 788 022

Wakim Wakim, secrétaire général, Comité de défense des droits des réfugiés palestiniens : 972 64 441 407

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