Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Dossier secret sur Israël - Le terrorisme

Suite:

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Sitôt après que le Dr Herzl eut organisé son premier Congrès mondial sioniste à Bâle, Suisse, en 1897, son conseiller David Triestsch soulignait : « Je vous suggérerai de réaliser à temps le programme de la « grande Palestine » avant qu'il ne soit trop tard Le programme de Bâle doit contenir les mots « grande Palestine » ou « Palestine et ses territoires voisins », sinon c'est un non-sens. Vous ne ferez pas tenir dix millions de Juifs sur un territoire de 25.000 kilomètres carrés ».

Un autre conseiller de Herzl, son guide et professeur -l'étrange et mystique Révérend Hechler, aumônier de l'ambassade britannique à Vienne, déplia sa carte de Palestine et lui dit : « Les montagnes en face de la Cappadoce (Asie Mineure), doivent constituer la frontière nord et le canal de Suez, la frontière sud. Notre slogan doit être « La Palestine de David et Salomon ».

Et lorsque le collègue d'Herzl, le professeur Max Nordau entendit dire pour la première fois qu'il y avait une population arabe en Palestine, il courut chez Herzl en criant : « Je ne savais pas cela ; mais alors, nous sommes en train de commettre une injustice ! ». Le fuhrer sioniste le traita par le silence.

Le professeur Buber qui a raconté cette histoire [182] ne dit pas que le Dr Herzl ait répondu quoi que ce soit au professeur Nordau. En 1948, après les massacres de Deir Yassin, (commis par Menachem Begin et son Irgoun) et de Lydda et Ramleh (commis par Moshé Dayan et sa Haganah), quand les Arabes de Palestine abandonnaient leurs foyers par centaines de mille pour chercher sécurité, abri et nourriture, le médiateur des Nations Unies, le comte Bernadotte, volait chaque jour du Caire, de Beyrouth, d'Amman à Jérusalem en quête de paix et d'humanité. Dans son livre « A Jérusalem », il raconte ce qui suit au sujet de ses conférences avec les chefs des gouvernements arabes : « Tandis que j'étais assis parlant aux dirigeants arabes, je ne pouvais m'empêcher de me dire : cet homme réalise au fond de lui-même que le monde arabe ne peut espérer plus longtemps en une Palestine dans laquelle il n'y aurait pas un État juif indépendant ». Puis, « quand Shertock (le ministre israélien des Affaires étrangères) et moi-même passâmes à la question de l'avenir de la Palestine , Shertock convint que j'avais eu raison dans le fait que les trois choix que j'avais suggérés pour la partie arabe de la Palestine épuisaient, sans aucun doute, toutes les possibilités. Mais il laissa entendre qu'il pourrait bien y en avoir une quatrième, à savoir que la Palestine tout entière appartienne à Israël. »

Le général Allon, qui commanda plusieurs fronts stratégiques dans la guerre de 1948, fait remarquer que le « territoire d'Israël aurait pu être plus étendu si le général Moshé Dayan avait été le chef d'État-Major pendant la guerre de 1948 contre les Arabes en Palestine…

Quand Ben Gourion (le Premier ministre qui subit de très fortes pressions du président Truman) ordonna à notre armée d'arrêter son avance, nous étions au bord de la victoire, du Litani (fleuve du Liban), au Nord, au désert du Sinaï, au Sud Ouest. Encore quelques jours de combats et nous aurions pu libérer le pays tout entier !… »

Dans la guerre sordide de « Rédemption » de 1957, en collusion avec la France et la Grande-Bretagne, quand, par accord secret, l'Israël sioniste de Ben Gourion eut le droit de prendre tout ce qu'il pourrait aux Arabes en servant, en contrepartie, de prétexte à ses alliés pour intervenir au Sinaï et à Suez (dont ils firent la conquête en quatre jours), Moshé Dayan, le Commandant en chef, déclara : « Il incombe au peuple de se préparer à la guerre, mais c'est à l'armée israélienne qu'il appartient de mener le combat avec comme objectif suprême d'ériger l'empire israélien »…

Puis, dans son journal, il inscrit cette perle : « J'ai le sentiment que la nation entière est en faveur de cette campagne. Les impératifs moraux qui pousseront tous ceux qui y participeront sont les mêmes que ceux qui inspirèrent les plus grands efforts des trois dernières générations pour restaurer la nation juive en Israël… »

Et l'Irgoun de Menachem Begin (maintenant Herout), qui insiste pour que les terres de l'Est de la Jordanie appartiennent aussi à Israël, disait, deux ans avant la bataille d'Égypte en 1956 : « Je crois profondément que l'on doit déclencher une guerre préventive contre les états arabes sans plus d'hésitation. En agissant ainsi, nous atteindrons deux buts : premièrement,l'anéantissement de la puissance arabe ; deuxièmement, l'expansion de notre territoire… »

Lorsque la conquête du Sinaï fut achevée en 1956, Ben Courion déclara : « Tiran fut libéré hier par l'armée israélienne… Israël déclare que la bande de Gaza fait intégralement partie de la nation. Aucune force, quelle qu'elle soit, ne pourra faire évacuer le Sinaï à Israël ! Et les paroles d'Isaïe le prophète ont été accomplies ! »

L'armée sioniste d'Israël était à nouveau au bord de la victoire et elle aurait pu aisément conquérir tout l'ouest de la Jordanie , le Liban (tout au moins le Litani, fort convoité), la Syrie et la partie s'étendant jusqu'à l'Euphrate biblique, s'il n'y avait eu la ferme déclaration du président Eisenhower aux Nations Unies : [183] « Une nation qui attaque et occupe un territoire étranger face à la réprobation des Nations Unies, devrait-elle être autorisée à imposer les conditions de son retrait ? » Et pour leur chagrin éternel, Ben Gourion et Moshé Dayan durent se retirer de la péninsule du Sinaï devant la menace des sanctions de la part des USA et de l'ensemble des Nations Unies..

Ils furent obligés de Vincent Monteil

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Remettre à juin 1967 le « Jour de Rédemption » du Grand Eretz Israël quand ils agirent seuls et que les USA n'avaient plus un Eisenhower pour dicter les termes de la justice.

Après la guerre des six jours, après qu'Israël sioniste eut conquis un territoire arabe trois fois supérieur à celui qui lui fut donné par les Nations Unies en 1947/1948 aux dépens des Arabes palestiniens, le ministre de la Défense , Moshé Dayan, déclara à la jeunesse du Parti du travail unifié : « Nos pères firent la frontière de 47 ; nous fïmes celles de 49 ; vous avez fait celles de 67 ; une autre génération portera nos frontières là où elles devraient être… »

A une autre occasion, pour surpasser Ben Gourion, citant la Bible , Dayan déclara : « Si vous possédez le livre, alors vous avez aussi la terre de la Bible , des Juges, des Patriarches à Jérusalem, Hébron, Jéricho et aux alentours (Naplouse, etc.). Sous aucun prétexte nous ne nous contraindrons à quitter, par exemple, Hébron. C'est un programme politique, mais plus important encore, c'est la réalisation du rêve ancestral d'un peuple… » Et ailleurs, disait Dayan : « Une colonie ratifie la réalité. Mon plan est la réalité d'aujourd'hui dans les territoires Les arrangements existant aujourd'hui, devraient devenir l'ordre permanent en Cisjordanie »…

Et Menachem Begin eut son mot : « Israël doit proclamer sa souveraineté sur les territoires occupés. Toute division de la terre d'Israël est illégale ! »

Ezer Weizmann, ancien général de l'Air, maintenant ministre des Transports, parlant à un groupe de reporters, a déclaré : « Ce que vous appelez les territoires occupés, je l'appelle Israël ! »

Et le Grand Rabbin d'Israël déclare : « Il est interdit par la Thora à tous les Juifs, le gouvernement israélien compris, de rendre même un pouce du territoire d'Eretz Israël maintenant entre nos mains… »

Et Golda Meir couronne le tout par sa déclaration sans coeur et inhumaine : « Ce n'est pas comme s'il y avait eu un peuple palestinien en Palestine… Nous sommes venus et les avons jetés dehors et leur avons pris leur pays. Ils n'existent pas…".

On pourrait écrire des volumes à propos de ces Israéliens sionistes néo-nazis. Non, il n'y a aucun assouplissement de l'idée fixe du Grand Eretz Israël, vieille de 73 ans, et par conséquent aucune magnanimité et sûrement aucun signe de repentir, hélas. Même dans le coeur du leader sioniste le plus éminent, le plus éclairé le Dr Nahum Goldmann (qui a commencé soudain à comprendre que cet état sioniste avec ses frontières sûres qu'il avait aidé à établir et à maintenir plus qu'aucun autre leader sioniste, devrait être réduit à une communauté pacifique), il n'y a pas de véritable et sincère repentir pour les crimes commis contre l'innocent peuple arabe de Palestine et contre tout le Moyen-Orient.

Mais le Dr Goldmann, le Juif très sage, saisit maintenant le commencement de la fin des effets dévastateurs de la religion néonazie du Lebensraum, pratiquée par les fanatiques insensés de l'Israël sioniste. Maintenant, le Dr Goldmann veut qu'Israël soit « neutre et garanti par l'humanité » et par ses voisins arabes une fois que les armées israéliennes se seront retirées de leurs nouvelles « frontières sûres » de 1967…

Il me reste encore tellement de matériel se rapportant à tout ceci que j'ai dû laisser de côté cette fois-ci, mais à une autre fois, peut-être, sur ce sujet.

Sincèrement,

Moshé Menuhin.[184]

En France, un pieux Juif anti-sioniste, qui se rattache à la tradition rabbinique et que son courage expose aux persécutions pour la justice, Emmanuel Lévyne, a réuni de nombreux articles dispersés dans un livre : « Judaïsme contre Sionisme », paru en 1969. A maintes reprises, il emploie les mots Nazi et Nazisme, qui, appliqués à Israël, font sursauter tous ceux qui croient, a priori, qu'il y a incompatibilité évidente entre les victimes de l'Holocauste et leurs bourreaux allemands.

Ainsi, dans une citation d'Angel Marvaud (« Le Sionisme » ,1911), on pourrait changer le mot « sionisme » par « nazisme », sans que le sens de la phrase en soit altéré : « Le sionisme, fondé par un Autrichien et à la tête duquel, encore aujourd'hui dominent des Allemands, s'inspire manifestement de l'idée de race, surtout en honneur dans les pays germaniques » (p. 18).

En 1965, le journaliste Arnold Mandel, dans la revue du Fonds Social juif unifié, L'Arche (n° 98, mars 1965), écrit : « Faut-il rappeler que le sionisme, en tant qu'idéologie politique, est une émanation et un transfert juifs, du jeune nationalisme allemand libéral du temps des romantiques, qu'il est le Sturm und Drang juif, venu après « l'ère des lumières

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