Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Dossier secret sur Israël - Le terrorisme

Suite et Fin

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Le Sturm und Drang juif, venu après « l'ère des lumières » juive, reproduisant ainsi, avec un décalage dans le temps, une évolution proprement allemande ? » (p. 19). Emmanuel Lévyne est aussi pauvre qu'un Palestinien.

Son père est mort à Auschwitz ou à Treblinka (p. 29), ce qui lui donne le droit d'écrire (p. 40) : « Les Nazis, en se référant au sens simpliste de la Bible , comme les Sionistes, pouvaient justifier Auschwitz et Treblinka : ils accomplissaient la volonté du Dieu d'Israël qui punissait son peuple pour son infidélité… Vous avez dit non au Nazisme allemand, ce n'est pas pour dire oui à un Nazisme juif ».

Lettre du 30 mars 1969 : Un ancien Nazi, le chancelier Kiessinger, « à la tête de l'État allemand, soutient l'État sioniste, comme l'ont toujours fait les chefs nazis.

La sociologue américaine d'origine juive, Hannah Arendt, a révélé qu'Eichmann avait été partisan de la solution sioniste et lecteur enthousiaste du Judenstaat de Teodor Herzl. Il est évident que des Nazis et des antisémites ne peuvent s'opposer à un mouvement comme le sionisme, dont le but est de débarrasser leurs pays des Juifs. C'est pourquoi Xavier Vallat lui-même s'est déclaré sioniste » (p. 81). « Les Israéliens font subir aux Palestiniens ce que les Nazis ont fait subir aux Juifs, sinon quantitativement-pas encore-du moins qualitativement » (p.82). « Le Nazisme, voilà où aboutit le dévouement à l'État, voilà où mènent le nationalisme et le patriotisme conséquents. L'exemple des Hitler et des Eichmann aurait dû inspirer à la jeunesse juive le dégoût éternel de l'État » (p. 94). « Si vous allez en Israël…, si vous refusez de tuer un Arabe, lorsqu'on vous le commandera…, ce sont des Juifs, vos propres frères, qui vous infligeront des traitements analogues à ceux que nos pauvres parents ont subis des mains des SS » (p. 95).

« Pourquoi tentez-vous de détourner les coups que nous voulons asséner à Rothschild et à toute la clique de la bourgeoisie qui ont transformé notre planète en camp de la mort atomique, qui ont étendu Auschwitz à toute la terre ? » (p. 96).

Emmanuel Lévyne a le souffle inspiré d'un Prophète. Rien ne l'arrête, quand il s'agit de dénoncer l'imposture et de faire éclater la Justice et la Vérité. Il dénonce (p. 101) « les opérations policières de style nazi dans les ghettos de Jérusalem »
- « car c'est de la forêt elle-même que sort le manche de la hache du bûcheron » (Talmud Sanhedrin, 39 b). « Après Auschwitz et Treblinka, je juge que l'État allemand n'a plus le droit à l'existence-que les Allemands deviennent européens-, que son existence historique doit prendre fin, car le Nazisme était son accomplissement…

Mais, puisque les Israéliens traitent les Palestiniens comme les Allemands ont traité les Juifs, l'État d'Israël n'a pas plus le droit à l'existence que l'Allemagne armée » (p. 132-133). « Mon père a péri à Auschwitz. Je l'ai dit et je le répète. On ne fera pas de moi un Allemand. On ne [185] me convertira pas au Germanisme. Je n'irai pas en Palestine pour chasser, dépouiller, exproprier, déposséder et massacrer au napalm des populations sémites, entraîné par un mouvement de folie nationaliste et guerrière qui a son origine en Allemagne et dont le but aryen était de créer, avec un État juif made in Germany, une situation qui amènerait les Sémites et les fils d'Abraham à se massacrer, à s'exterminer : à devenir des Nazis » (p. 136). Emmanuel Lévyne est celui envers qui « des hommes qui se prétendent juifs se sont montrés injustes et cruels : ils lui ont retiré son gagnepain à cause de ses idées… » (p. 137). Il a ce cri déchirant : « Je suis juif, parce que je suis un Palestinien et un Nord-Vietnamien » (p. 137). Et encore : « Nous préférons être traités de renégats plutôt que d'être jugés comme criminels de guerre…

On cèdera encore au scandale : nulle comparaison n'est possible entre le Nazisme et le Sionisme… (Et pourtant), le mensonge devient insupportable en cette affaire.

Il y a un Sionisme nazi » (p. 140). Phrase terrible, jugement de fins dernières ! Assortis d'une observation capitale, d'une évidence méconnue : « Dans les textes rabiniques anciens, dans le Talmud en particulier, la Palestine n'est jamais appelée Israël ou État d'Israël (medinat Israet), mais « Terre d'Israël » (eretz Israel). Israël n'est pas le nom d'une terre, mais celui d'un homme : Jacob » (p. 142).. « La Palestine est la terre promise à cet homme, mais qui ne l'a pas possédée, qui en a, au contraire, laissé la jouissance à son frère ennemi : Esaü » (p. 143). Il est dur, sans doute, mais salutaire d'entendre ces vérités amères et fortes : « Les Israéliens ont déjà prouvé qu'ils avaient atteint un degré d'inhumanité assez grand pour chasser plus d'un million de Palestiniens de leurs maisons et de leurs terres ancestrales par la terreur et massacrer des dizaines de milliers de défenseurs arabes au napalm en quelques jours. Hitler et les Nazis, avant l939, n'en avaient pas fait autant avec les Juifs » (p. 149). Dans une « Lettre à une étudiante juive » (décembre 1967), Emmanuel Lévyne ose écrire : « Les Sionistes savent bien au fond d'eux mêmes qu'ils ne sont pas faits pour demeurer en Palestine, ils sont trop occidentalisés, américanisés… Ce sont des colonialistes attardés du siècle dernier, dont le destin ne peut être que celui des Français d'Algérie » (p. 164). « Aujourd'hui le Nazisme s'est universalisé, le Sionisme s'est révélé comme une forme juive de germanisme, le monde oppresse partout, l'air est moins respirable que sous l'occupation allemande, on se sent en tout lieu à Auschwitz et toute révolte ne peut être que celle du ghetto de Varsovie » (p. 166). Lévyne va-ce qui est la chose la plus rare-jusqu'au bout de son engagement, jusqu'au bout de sa pensée : « La folie nationaliste et guerrière, qui était propre aux Allemands, s'est emparée des Juifs.

Quel malheur ! Devenir comme nos pires ennemis ! » (p. 170). Et ceci, qui touche le fond du problème : « Je suis un persécuté. On ne me supporte pas… La honte de la race juive. Bref, je suis bon à être mis dans une chambre à gaz et dans un four crématoire. Et ils le sentent, ils le savent plus ou moins consciemment, mes adversaires, qu'ils me jugent comme les Nazis jugeaient les Juifs -et cela me rend encore plus insupportable à leurs yeux ; je les contrains à être comme des Nazis, à révéler leur véritable nature, qui s'est revêtue de l'uniforme israélien, mais qui s'est vidée de l'âme juive » (p. 172). « Hitler et les Nazis nous ont exterminés parce que nous étions juifs. Nous ne pouvions pas ne pas être juifs. Mais nous pouvions éviter de construire un État au milieu d'un monde étranger qui avait des raisons de ne pas en vouloir » (p. 181). « Dayan et Menachem Begin non seulement s'expriment, eux aussi, comme des fascistes et des Nazis, mais ils agissent comme tels » (p. 182). « Le Sionisme est un crime collectif, car il ne pouvait pas se réaliser, s'accomplir sans verser du sang sémite et sans provoquer des terribles injustices » (p. 201).

De grands esprits, comme Albert Einstein (1879-1955), sont restés, quoique [186] juifs, imperméables à l'idéologie sioniste. On sait qu'à 1a mort de Weizmann (en 1952), Einstein, alors professeur à Princeton, déclina l'offre qui lui était faite de devenir président de l'État d'Israël. Il disait que « L'idée d'un État ne s'accorde pas avec mes sentiments. Je ne peux en comprendre l'exigence. Elle est liée à une étroitesse d'esprit et à des obstacles économiques. Je crois que ce n'est pas bien. J'ai toujours été contre cette idée ». Dans son livre : Out of my later years (New York, 1950) il revient à la charge : « Je verrais davantage un accord raisonnable avec les Arabes, sur la base d'une coexistence, que la création d'un État juif.

En dehors de toute considération pratique, la conscience que j'ai eue de l'essence même du judaïsme s'oppose à cette idée d'État, avec des frontières, une armée et un certain pouvoir séculier, aussi discret soit-il. J'ai peur du mal qui pourra être causé au coeur du judaïsme ». Dans son ouvrage (Einstein, New York, 1947), le professeur Philipp Frank estime qu'Einstein était, en réalité, inquiet de voir les Juifs suivre les traces de leurs persécuteurs (c'est-à-dire, objectivement, devenir, à leur tour, d'autres Nazis). On remarquera avec intérêt que, dans sa dernière déclaration avant sa mort, en avril 1955, Einstein, à propos du conflit entre Israël et l'Égypte, a dit qu'« il n'y a aucune différence entre les grands et les petits problèmes, quand il s'agit de la Vérité et de la Justice » : Wenn es sich um Wahrheit und Gerechtigkeit handelt, gibt es nicht die Unterscheidung zwischen kleinen und grossen Problemen (cité par New Outlook, Tel Aviv I, 1, juillet 1957, p. 5).

Aux États-Unis, Elmer Berger, vice-président de l'American Council for Judaism, écrivait, dans son livre : The Jewish Dilemma (New York, 1946, p. 4) : « Les Juifs, comme les autres, dénoncent les idées racistes des Nazis. Et pourtant, certains Juifs souscrivent à ce postulat qu'ils sont un peuple et une race différents, dont les problèmes ne peuvent être résolus que par la création d'un État qui leur soit propre. Si cela était, en quoi ce concept diffère-t-il des conclusions de la théorie nazie, que les Juifs sont des éternels différents, des éléments non-assimilables ?… N'est-ce pas curieux et d'une ironie tragique à la fois, que les Sionistes et les pires antisémites s'entendent sur une même solution : l'isolement des Juifs dans un pays à eux ? » Neuf ans plus tard, dans une lettre publiée par le New York Times du 23 novembre 1975, le rabbin Elmer Berger, alors président de la société « Alternatives américano-juives au Sionisme », confirme son opposition irréductible au sionisme, en raison de son « profond attachement aux valeurs humanistes, libérales et démocratiques ». On peut encore citer l'attitude antisioniste d'Isaac Deutscher (1907- 1967)-Juif polonais fixé en Angleterre, admirateur de Trotsky et de Rosa Luxemburg
- telle qu'elle apparaît dans son dernier ouvrage : « Essais sur le problème juif » (tr. fr. Payot, 1969). Deutscher reproche à « Israël » d'être un « État de personnes déplacées », une « théocratie anachronique », et l'accuse d'être « implicitement contre-révolutionnaire ». En France, les Juifs antisionistes-parce qu'ils sont antinazis-ne manquent pas, d'Alain Krivine à Jacqueline Hadamard, de Nathan Weinstock à Maxime Rodinson. Parmi les publications les plus récentes, il faut relever celles de Michel Rachline (parues aux éditions Guy Authier). Le bonheur nazi, ou la mort des autres (1972), qui n'est certes pas une apologie du Nazisme, mais la dénonciation la plus violente des séductions du fascisme, le cri d'alarme nécessaire (en puissance, « nous sommes tous des Nazis »), le rappel d'une vérité perdue de vue (« Hitler n'a pas été le fils d'une Allemagne délirante… Il a été le fils de l'homme »), ce livre terrible et fort n'a pas été compris par tous.

Par exemple, Paul Morelle intitule : « Ce roman est dangereux » son compte-rendu dans Le Monde du 27/10/72 ; s'il reconnaît que Michel Rachline « a perdu 65 des siens dans les camps de la mort », il déplore que ce Juif veuille montrer que « les credos nazis, dans leurs implications les plus [187] cruelles, n'ont fait que s'inspirer des commandements de la religion juive » et, s'il finit, comme à regret, par recommander la lecture du Bonheur nazi, c'est pour ajouter aussitôt : « lisons-le, mais comme on prend un remède de cheval ». Mais je pense surtout à Un Juif libre (Guy Authier, 1976). Michel Rachline est, bien entendu, violemment attaqué par ceux qui le traitent de renégat. Mais ce petit-fils de rabbin forgeron russe, émigré en France en 1905, ne manque pas d'un singulier courage. Il ose rejeter ce qu'ilappelle « la synagogue de Satan » et, contre les racistes sionistes « d'inspiration nazie », il écrit, enfin : « être français, ce n'est pas posséder une carte d'identité française, c'est avoir choisi la France » (p. 344). Il compare Mein Kampf à l'Ancien Testament : « N'entendez-vous pas en frissonnant la hideuse voix du monstre nazi ?

Elle clame son droit au Lebensraum, à l'espace vital, prétexte qui a servi à tuer des millions d'hommes au nom d'une race de seigneurs ! Aucune base scientifique ne Vincent Monteil 164 soutenait les prétentions criminelles de Hitler ; aucune base scientifique non plus pour porter les affirmations juives. Le racisme apparaît dans toute sa laideur, ici teinté de la poésie hébraïque. Une race élue va envahir un pays voisin, le dominer, le détruire, l'occuper. C'est ainsi. Et quatre mille ans plus tard, balançant aux fosses communes les fleurs de son visage spirituel, Israël réalise la prophétie dans la guerre, le pillage et le meurtre » (p. 425). Certes, les arguments, le point de vue de Michel Rachline ne sont pas ceux d'Emmanuel Lévine. Mais tous deux rejettent la Sionisme raciste et fasciste comme une forme de Nazisme. Or, Michel Rachline reçoit du monde entier (« Israël » compris) des centaines de lettres, envoyées par des Juifs, qui le félicitent avec chaleur. Ceci est un signe qui ne trompe pas : « Hier, j'ai failli périr, demain je périrai. Du moins, j'aurai crié ! » (p. 425).[189] « Si l'on entend par « sionisme » la constitution de colonies ou de foyers juifs en Palestine, l'intervention de la Conférence de la paix est inutile. Il existe déjà des colonies juives en Palestine, dues à la libéralité de M. Edmond de Rothschild.. Pleine et entière liberté doit être donnée à d'autres colonies juives en formation, comme aussi à des, colonies catholiques, protestantes, grecques, arméniennes, de s'établir en Palestine, en s'y conformant aux lois du pays.

Mais si l'on entend par sionisme la constitution d'un État juif en Palestine, je dis nettement, résolument : Non. De ce qu'il a existé, dans des temps très anciens, un royaume d'Israël à Jérusalem, il n'en résulte pas pour les Juifs un droit spécial sur Jérusalem. Vingt peuples divers ont occupé la Palestine : Assyriens, Perses, Égyptiens, Grecs, Romains, Byzantins, Arabes, Mogols, Turcs… Il y a eu un royaume latin ou français à Jérusalem. Le christianisme est né en Palestine ; Jérusalem est une des trois villes saintes de l'Islam.

Les Juifs ne peuvent même pas invoquer « la loi du premier occupant ». Ils ont conquis Jérusalem sur les Jébuséens. Il existe peut-être encore des descendants des Jébuséens. Les Juifs n'étaient qu'une des nombreuses tribus arabes ou sémites qui s'étaient établies dans l'Asie occidentale. Depuis que la Révolution a décrété par Mirabeau et par l'abbé Grégoire l'égalité de tous les cultes, il n'est plus permis de parler de Juifs français. Il y a des Français qui sont juifs,comme d'autres Français sont catholiques ou protestants. Le sang des Français juifs, qui a coulé à flots sur les champs de bataille en 1914-1918, se distingue-t-il du sang des Français catholiques ou protestants ou libres-penseurs ? Et il n'en est pas autrement des autres peuples et des autres juifs.

Comme il n'y a donc ni race juive, ni nation juive, comme il y a seulement une religion juive, le sionisme est bien une sottise - une triple erreur historique, archéologique, ethnique. » JOSEPH REINACH Paru dans le « Morning Post », 30/03/1919

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