Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

EMILE HABÎBÎ

Né en 1921 à Haïfa; Décédé en 1996 "Palestine"

Romancier; Journaliste; Critique littéraire

En témoin de l'attachement de tout un peuple à ses droits, à sa culture et son identité, Emile Habib est un des grands rénovateurs de la littérature contemporaine arabe. Dans plusieurs de ses romans et comme rédacteur en chef du quotidien AL-Ittibad, il se fait l'écho d'un million d'Arabes israéliens qu'il a représenté à la knesset israélienne pendant dix-neuf ans, en tant que député, soucieux de combattre pour que les arabes d'Israël aient accès à une citoyenneté à part entière.

Il opte pour sa création littéraire de défier la censure, en employant l'arme redoutable de la satire, spécifique au patrimoine arabe classique. La dualité de l'identité palestinienne est toujours présente dans son œuvre. Il choisi la langue arabe classique afin de sauvegarder l'héritage culturel et d'affirmer l'identité arabe. Dans "Les Aventures extraordinaires de Saïd la peptimiste"; sorte d'anti-héros, symbole de la fragilité des homme; il met en scène, dans un style tragi-comique entre surnaturel et fantastique; Saïd, tour à tour optimiste et pessimiste, dans un monde où règne la confusion. Dans le roman traduit en français, "Péchés oubliés", il nourri une intrigue surréaliste d'un retour dans la ville de Haïfa.

Son attachement à sa terre natale qu'il n'a jamais quitté sera consacré par l'épitaphe inscrite sur sa tombe : "Je demeure à Haïfa".

En 1989, saluant son talent, Yasser Arafat lui remet la médaille Al-Qods pour la culture et les arts. En 1992, il reçoit le prix Israël de littérature pour l'ensemble de son œuvre.