Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Exigeons la libération de tous les prisonniers palestiniens et arabes détenus dans les prisons israéliennes

Dans une enquête menée par un centre de recherches appartenant au parti du peuple palestinien (JMCC), la majorité des Palestiniens interrogés, soit 77,2%, soutiennent l'opération courageuse menée par la résistance palestinienne qui a eu pour résultat la capture du soldat sioniste.

La majorité, soit 66,8% soutient la poursuite de ces opérations qui visent à capturer des soldats et considère qu'il s'agit d'une riposte appropriée dans la situation politique actuelle.

Une majorité également, soit 60,4% appuie la poursuite des lancements de fusées contre des cibles sionistes, considérant qu'il s'agit d'une riposte appropriée de la part de la résistance. Les enquêteurs déclarent que le mouvement Hamas est de plus en plus populaire et que si des élections se déroulaient en ce moment, le pourcentage de voix qui le soutiendrait serait supérieur à celui obtenu lors des élections législatives. Le centre dirigé par l'ancien ministre du travail, Ghassan al-Khatib et par le parti du peuple palestinien que cette enquête a été menée auprès 1197 personnes âgées à partir de 18 ans, en Cisjordanie et la bande de Gaza, et entre le 6 et 7 juillet dernier. Cette enquête a été menée dans 60 sites géographiques pris au hasard. En Cisjordanie, 757 questionnaires furent répartis entre les villes, les villages et les camps, et dans la bande de Gaza, 450 questionnaires répartis entre Gaza, Khan Younes, Rafah et Deir al-Balah, dans les camps et les quartiers.

Le prisonnier libéré Umar Darawché, 34 ans, de Khan Younes, demande l'échange entre le soldat capturé et les prisonniers palestiniens Il a demandé à ne pas se plier aux pressions exercées par les dirigeants arabes et étrangers, ni aux menaces des dirigeants sionistes, de conserver le soldat capturé jusqu'à la libération des prisonniers. Originaire de Khan Younes, Umar Darawché a déclaré : "les détenus et prisonniers vivent des conditions atroces dans les prisons de l'occupation, la répression s'est accentuée, dans un défi lancé par les autorités de l'occupation à toutes les conventions et lois internationales et à tous les critères moraux. Les détenus, et notamment les femmes, les enfants et les condamnés à de lourdes peines comptent les jours dans l'espoir que la résistance puisse échanger le soldat, puisse capturer d'autres soldats et colons, pour obliger l'occupation à les libérer et mettre fin à leurs souffrances, afin qu'ils puissent retourner auprès de leurs familles et servir leur pays, hors de prison. "Les prisonniers, qui sont environ une dizaine de milliers, ont perdu tout espoir de pouvoir être libérés par des accords et des traités, ayant été déçus par tous ceux qui ont été signés, et qui n'ont pas réussi à les libérer des tombes dans lesquelles ils vivent. Leur seul espoir de libération est la résistance qui a promis de capturer des soldats pour les échanger. Il a insisté sur la nécessité de ne pas décevoir ces héros qui ont payé de leur liberté propre la liberté de leur pays et de leur peuple. Il a lancé un appel aux résistants qui ont capturé le soldat de le maintenir en captivité et de ne pas faire des déclarations à son propos, en attendant que cette opération parvienne à casser la volonté de l'occupant et l'obliger à libérer nos héros emprisonnés. Il a déclaré que la cause des prisonniers est une cause juste et humanitaire, s'étonnant des voix et des intermédiaires qui veulent mettre fin à la souffrance du soldat capturé et de sa famille, alors que 10.000 prisonniers palestiniens et leurs familles souffrent depuis de longues années. "Nous devons nous rappeler qu'il y a près de 1728 prisonniers qui ont été condamnés à des peines allant de dix à 50 ans de prison, dont 440 prisonniers condamnés à des peines allant de 10 à 15 ans, et 698 prisonniers condamnés à des peines allant entre 15 et 50 ans, et plus de 590 prisonniers sont condamnés à des peines de plus de 50 ans. Nous devons savoir et dire à tous ceux qui demandent la fin de la capture du soldat qu'il y a 7 prisonniers qui ont passé plus de 25 ans en pmrison, 38 prisonniers qui ont passé plus de 20 ans en prison, qu'il y a 124 prisonniers qui ont passé entre 15 et 20 ans en prison, 252 prisonniers qui ont passé entre 10 et 15 ans en prison. Il y a 370 prisonniers qui sont détenus avant même la signature de l'accord d'Oslo en 1993, et 555 prisonniers détenus avant le déclenchement de l'Intifada al-Aqsa. Darawché avait été arrêté et emprisonné le 16 novembre 1996, alors qu'il tentait de passer par le passage Tuffah, menant à Khan Younes, au moment de l'occupation israélienne. Il a passé dix ans en prison, accusé d'appartenance aux Brigades du martyr Izzidine al-Qassam.

'Umar Salam Ghanim Darawché a également décrit la situation récente dans les prisons de l'occupation. "Les détenus et prisonniers dans les prisons de l'occupation subissent une répression de plus en plus féroce. Au début de mon arrestation, le traitement des prisonniers était encore plus ou moins acceptable, mais les choses ont changé à partir de 1998. Lorsque les prisonniers ont mené une grève d'un mois en 2000, pour améliorer leurs conditions de détention, quelques acquis ont été obtenus mais très vite, ces acquis ont été perdus et toute la situation a empiré. Quelques jours avant ma libération, de la prison du Naqab, 5000 soldats israéliens ont participé à une grande opération de répression contre les prisonniers qui ont été isolés en deux groupes". Il considère que l'année 2006 est la pire dans l'histoire du mouvement des prisonniers, car les prisonniers sont privés de tout, ils sont isolés, privés des visites, ils sont soumis à l'arnaque des amendes, qui touchent les familles aussi. Mais il a cependant décrit comment les prisonniers résistent à ces terribles mesures : ils s'instruisent et se forment pour pouvoir assurer un rôle positif dans la société. Selon ses déclarations, les prisonniers ont très peu de temps libre, ils sont constamment occupés à étudier, faire des exercices physiques, lire le Coran, selon les programmes fixés par les organisations de la résistance, qui tiennent à mettre à profit ces moments de détention.

Camp de Balata : un enfant condamné à 8 ans de prison Le tribunal militaire de Salem a condamné le jeune Mahmoud Jamil Huwayti, 16 ans, du camp de Balata, à 8 ans de prison. Il avait été arrêté il y a un an dans sa maison. le 10 juillet, les forces de l'occupation ont arrêté à l'aube Salam Khammach, 35 ans, dans le quartier Yasmina au centre-ville, avant d'obliger les occupants de la maison d'en sortir pour la fouiller. Saïd Khammach, beau-frère de Salam, a déclaré : nous avons été surpris par l'armée qui a encerclé notre quartier, où vivent quatre familles. Les soldats ont tiré sur tous les coins de la maison et ils ont fouillé sans rien trouver. Malgré cela, ils ont emmené Salam, laissant ses six enfants, le plus grand âgé de 10 ans. Le mari de Salam est enseignant alors que Salam travaille employée dans une société commerciale. D'autre part, les forces de l'occupation ont arrêté Sa'id Ghalib Sa'id, 25 ans, dans le village Beita, au sud de Nablus.

17 ministres et députés arrêtés détenus dans la prison de Ramleh Un prisonnier témoigne L'avocat de Nadi al-asir, Hanane al-Khatib a pu rencontrer le prisonnier Rami Khaled Hirmas, de Bethlehem, et détenu depuis le 29 juin 2006 dans la prison de Nitsan - Ramleh. Il déclare avoir été arrêté la même nuit où les députés de la province de Bethlehem ont été arre^té,, Anwar Zaboun, Mahmoud al-Khatib, le mufti Abdel Majid Ata. Il déclare qu'ils ont été au début emmenés au siège de la liaison militaire de la province de Bethlehem, puis à Atzion. Ils sont arrivés à Atzion à 5 heures du matin, où ils ont passé deux heures, avant d'être transférés à Ofer. Ils ont attendu deux heures encore avant d'être emmenés, et pendant tout ce temps, les soldats leur interdisaient de se rendre aux toilettes, tout comme ils ont refusé la demande du député Anwar Zaboun de relâcher les liens qui lui liaient les poignées. Mais après une insistance prolongée, ils ont accepté. Lorsque les prisonniers discutaient entre eux ou essayaient de relever la bande qui leur couvrait les yeux, les soldats les punissaient en les asseyant sous le soleil, et surtout le député Mahmoud al-Khatib, qui est longtemps resté sous le soleil. Ensuite, les prisonniers ont été emmenés à Ofer. Ils étaient 36 détenus, les mains attachées, les yeux bandés. Les soldats hurlaient tout le temps. Lorsqu'ils sont arrivés à Ofer, la direction de la prison a refusé de les faire entrer, ainsi que deux autres d'al-Khalil, Younes Kawazba et Imad Jaradat, à cause de leur état de santé, prétextant que la prison Ofer ne peut dispenser des soins. A 15 heures, selon le prisonnier, ils ont été transférés à al-Mi'bar, dans Ofer, et là, tous les ministres et députés de la région d'al-Quds et al-Khalil, ont été détenus sur place, avec les autres Palestiniens arrêtés lors de cette rafle. Dans l'après midi, les députés et ministres ont été emmenés vers une destination inconnue, alors que lui est resté avec les autres et emmenés à la prison de Ayalon -Ramleh. Dans la section où sont détenus les prisonniers de la prison de Ayalon-Ramleh, le prisonnier Hirmas affirme qu'il s'agit d'une nouvelle section, où les fenêtres sont closes par des plaques métalliques et où l'aération est quasi inexistante. Le nombre des prisonniers est de 40, parmi eux 20 détenus en permanence, et 17 qui sont les ministres et députés kidnappés qui ont été enfermés, et qui sont le ministre Khaled Abou Arfa, le député Muhammad Abu Tir, le député Wael Hussayni, le député Ibrahim Abu Salem, le député Ahmad Atwan, le député Abd Jabir Faqih, le député Anwar Zaboun, le ministre Muhammad Barghouty, le ministre Nayef Rajoub, le ministre Issa Jaabari, le député Basem Zaarir, le député Maher Badr, le député Muhammad Mutlaq Abu Jhayshe, le député Ali Ramanin, le député Muhammad Tell, le député Khalil Rabi'i. Dans la section où les ministres et députés sont détenus, la chaleur est excessive alors qu'il n'y a qu'un seul ventilateur. La cour est minuscule, sans aucu abri pour protéger contre le soleil, et dans les cellules, l'humidité est élevée. De plus, la nourriture est mauvaise et en quantité insuffisante. Les habitants d'al-Quds ont réussi à faire entrer quelques vêtements. Concernant les soins médicaux, l'administration de la prison prétend soigner les prisonniers qui déclarent leurs maladies. Le ministre Muhammad Barghouty souffre d'une inflammation aux oreilles, mais les gouttes injectées n'ont servi à rien. La direction de la prison a apporté une télévision, aux détenus. Leur représentant est le député d'al-Quds, Muhammad Abu Tir.

Il faut rappeler que le prisonnier Rami Khaled Hirmas est âgé de 39 ans, qu'il est très malade. Il a subi une intervention chirugicale au coeur. Il a également des problèmes de vue, ne pouvant voir que des ombres. Il a besoin d'être soigné quotidiennement, de faire des analyses de sang deux fois par semaine. Il avait été libéré le 10 avril 2002 après avoir été prisonnier pendant 14 ans. Il a lancé un appel aux institutions humanitaires et à l'association Médecins sans frontières de faire en sorte pour qu'il soit libéré. Il a été arrêté, n'a toujours pas été interrogé, n'a pas été mis en détention administrative, et il ne sait pas quel sera son sort. C'est également le sort de Younes Kawazba, de Sa'ir, dans la région d'al-Khalil, qui souffre de plusieurs maladies et qui est âgé de 50 ans.

Exigeons la libération immédiate de tous les prisonniers palestiniens et arabes détenus dans les prisons de l'occupation Soutenons l'échange du soldat israélien capturé contre les prisonniers mineurs, les prisonnières et les anciens détenus. Soutenons les revendications de la résistance palestinienne