Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Israël teste la patience de la communauté internationale sur Jérusalem

Les résultats des élections internes du Likoud et les provocations incessantes sur le Haram al-Sharif témoignent de l'extrémisme croissant en Israël, écrit Khaled Amayreh depuis la Jérusalem occupée.

Moshé Feiglin n'est pas un typique « Likoudnik » dans le style des autres leaders, passés et présents, du parti, comme Menachem Begin, Yitzhak Shamir, Ariel Sharon et Benyamin Netanyahou.

Ceux qui le connaissent disent qu'il est une réincarnation de Meir Kahana, le rabbin américain raciste qui, au début des années 1970, fonda l'organisation Kach appelant à l'expulsion des non-Juifs d'Israël-Palestine, ainsi qu'à l'application draconienne de la loi talmudique en remplacement du système quasi-séculier de l'Etat israélien.

Il y a quelques années, Feiglin décida de rejoindre les rangs du Likoud, faisant le calcul que c'était seulement en contrôlant depuis l'intérieur un parti aussi puissant et central qu'il pouvait espérer transformer Israël en une théocratie juive dirigée par la Halakha, la loi religieuse talmudique.

Jusqu'à présent, son succès a été limité, avec moins de 25% des militants du Likoud votant pour lui aux dernières élections internes qui ont vu une majorité écrasante se prononcer en faveur de la reconduction à la tête du parti du premier ministre Benyamin Netanyahou.

Cela dit, le fait que Feiglin ait été en mesure de mobiliser un quart du Likoud derrière lui n'est pas de bonne augure, ni pour la démocratie israélienne ni pour le future du Likoud lui-même.

Idéologiquement, Feiglin se trouve à l'extrême droite de l'échiquier politique israélien, convaincu qu'Israël devrait annexer la Cisjordanie, réoccuper la bande de Gaza, déporter tous les Palestiniens et démolir les lieux saints musulmans et chrétiens de Jérusalem.

Cette semaine, Feiglin et des douzaines de ses supporters ont eu l'idée de prendre d'assaut la moquée al-Aqsa afin de rappeler « aux Juifs et au monde entier » que « le plus sacré des temples juifs se trouvent encore aux mains des Gentils » et que « l'existence même d'Israël n'a aucun sens sans la reconstruction du temple ».

Le groupe brandissait des affiches appelant à la « purification du Mont du Temple des ennemis d'Israël ». Finalement, en prévention de débordements violents, la police a décidé de bloquer l'accès au site.

Selon la police, on pouvait lire sur les tracts retrouvés à l'extérieur du Haram al-Sharif que « les instances dirigeantes du Likoud, ainsi que les milliers de partisans menés par Moshé Feiglin, sont invités à se rendre au Mont du Temple et à déclarer qu'un véritable leadership commence avec le contrôle du temple. »

Un peu plus tôt, des résidents musulmans de la ville ont apparemment eu vent de la tentative des colons juifs extrémistes de profaner le sanctuaire musulman en vue d'inciter le gouvernement israélien à la transformer en synagogue.

Des centaines de militants musulmans ont alors accouru, constituant une formidable présence qui a convaincu la police des risques d'une confrontation violente. La présence musulmane a ainsi semblé influencer la décision des forces de sécurité de refuser à Feiglin et ses partisans l'accès au Haram Al-Sharif.

Le mufti de Jérusalem, Sheikh Mohamed Hussein, a accusé le gouvernement israélien de jouer avec le feu.

« Pensez-vous que nous sommes des orphelins impuissants et totalement incapables de défendre et protéger nos lieux saints ? Israël devrait savoir que nous laisserons ces fanatiques profaner nos lieux saints qu'à nos corps défendant », a t-il déclaré.

« Cet endroit appartient à la communauté musulmane et toute agression à son encontre signifierait une confrontation avec les quelque 1,6 milliards de Musulmans de par le monde », a ajouté Hussein, exhortant les gouvernements et les peuples musulmans à faire de la question de la mosquée Al-Aqsa une priorité.

Un Jérusalémite d'une cinquantaine d'années venu protéger la mosquée n'a pas hésité à dire qu'il sacrifierait sa vie et celle des membres de sa famille pour protéger la gloire et le caractère sacré de la mosquée.

L'Autorité palestinienne (AP) et le Hamas ont également appelé la communauté internationale à faire pression sur Israël afin qu'il mette fin aux provocations à l'encontre des lieux saints de l'Islam à Jérusalem. Le Hamas a déclaré que tous les Etats arabes et musulmans devraient dédier leurs efforts à la protection de la mosquée al-Aqsa.

Le mouvement a également appelé l'AP a cessé ses efforts futiles de paix avec Israël, les considérant comme un signe de faiblesse.

« Chaque fois que les Arabes tendent leurs mains vers la paix, Israël intensifie les agressions, les crimes et les provocations. Israël ne comprend pas le langage de la paix, il comprend exclusivement le langage de la force militaire », a poursuivi un porte-parole du Hamas.

Dimanche, les Palestiniens ont reçu le soutien moral du parti Liberté et Justice des Frères musulmans égyptiens dans une déclaration vilipendant Israël et affirmant son opposition aux agressions répétées contre la mosquée al-Aqsa et les autres lieux saints de la Jérusalem occupée.

La déclaration des Frères musulmans arguait que les condamnations officielles arabes et musulmanes à l'encontre de la belligérance israélienne n'étaient plus adaptées.

La question de Jérusalem est largement vue comme la plus complexe et volatile du conflit israélo-arabe. Le Haram al-Sharif à Jérusalem est un sanctuaire musulman d'une suprême sacralité depuis le miracle du voyage nocturne du prophète Mohammed de La Mecque à Jérusalem il y a plus de 1 445 ans.

Israël a annexé Jérusalem-Est peu après l'occupation de la ville par l'armée en 1967 et s'est efforcé, depuis lors, d'effacer toute trace de sa traditionnelle identité arabo-islamique, en violation du droit international.

L'ONU et les autres membres de la communauté internationale ont à plusieurs reprises dénoncé l'illégalité de ces actes. Or en raison du support inconditionnel des Etats-Unis, Israël continue d'agir en parfaite impunité.

Traduction EF pour PNN.

Publié par al-Ahram Weekly

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