Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Jabal al-Mukabbir : une cible permanente et continue de l'occupation israélienne

Par Rasim Ubaydat - al-Quds

Ce vendredi 9 avril, le journaliste Rasim Ubaydat et d'autres personnalités membres des familles des martyrs ont tenu une conférence de presse réclamant une enquête sérieuse sur la guerre ciblée menée par l'occupation contre Jabal al-Mukabbir et la ville d'al-Quds

Il devient clair que le gouvernement de l'occupation considère le village de Jabal al-Mukabbir comme une cible directe et continue, en tant qu'exemple dans sa guerre ciblée contre la ville d'l-Quds.

C'est essentiellement parce que Jabal al-Mukabbir a constitué et continue à constituer une citadelle importante du mouvement national palestinien, n'ayant jamais été avare pour la cause de la patrie et de la liberté, sacrifiant des centaines de prisonniers dont nombreux sont encore détenus dans les prisons de l'occupation. Plusieurs d'entre eux sont sur la liste des doyens des prisonniers, détenus depuis plus de vingt ans, comme le camarade Bilal Abu Hussayn et le frère Ibrahim Mechaal. D'autres sont détenus depuis presque quinze ans, comme le camarade Jamal Abu Jamal, dont le père est décédé il y a moins de dix jours, sans pouvoir lui jeter un dernier regard, Tawfiq Uwaysat et d'autres. Certains sont condamnés à la prison à vie, comme les frères Fahmi Mashahra, dont la fillette a récemment lu un poème, au cours de la conférence de presse tenue dans l'hôtel Ambassadeur, à al-Quds, le 2 avril 2009, pour soutenir la cause des prisonniers d'al-Quds, de l'intérieur et du Golan. Elle avait offert son poème à son père condamné à vingt perpétuités et fait pleurer l'assistance émue, car elle y exprimait l'amour, le respect, le désir de le retrouver et de se blottir dans ses bras. Son frère, Ramadan Mashahra, Amin et Bahjat Salhout et des dizaines d'autres prisonniers, de toutes les tendances politiques nationales et islamiques.

Al-Mukabbir, avec sa population diversifiée, n'a pas été avare, il a payé le prix de la libération, par le sang et les sacrifices. Que ce soit les martyrs de la première Intifada, l'intifada de la pierre, Jamal Matar, ou de l'Intifada al-Aqsa, Abd Warad Zaatra, ou les martyrs de la bataille des ventres creux, Hussayn et Mustafa Ubaydat, les martyrs des barrages militaires, Nidal Salhout, Mahmoud Halasa, Mahmoud Shuqayrat et Anas Uwaysat, ou même le martyr Alaa Abu Dhaym et l'action qualitative et distinguée dans la lutte et l'affrontement ciblé, dont l'opération est considérée comme un tournant dans l'histoire de Jabal al-Mukabbir et même dans la lutte nationale palestinienne.

Après cette opération, tout, dans Jabal al-Mukabbir, est devenu une cible, la pierre, l'humain et le végétal. Les autorités de l'occupation ont accentué leur guerre ciblée et généralisée contre al-Mukabbir : les différents bras et appareils de l'occupation ont lancé leur guerre contre la population. Les appareils municipaux et le ministère de l'intérieur ont accéléré et intensifié les destructions des maisons, sous prétexte qu'elles n'ont pas été autorisées, en parallèle avec une campagne globale de levée des impôts qui a touché tous les magasins et tous les véhicules, y compris les gens qui circulent à pied sur la route.

Ajoutons une campagne persistante d'incitation et de menace, visant à se venger de la population d'al-Mukabbir, en les humiliant et les brutalisant sur les barrages militaires, en expulsant et renvoyant des centaines d'entre eux de leurs lieux de travail, sur des bases racistes et nationales, tout simplement parce qu'ils sont de Jabal al-Mukabbir.

Suite à l'opération exécutée pr le martyr Alaa, les colons protégés par la police et l'armée ont essayé d'investir Jabal al-Mukabbir pour mener des actes de vandalisme et agir en voyous, essayant de parvenir jusqu'à la maison du martyr Abu Dhaym pour le détruire. De même, les menaces officielles en provenance du ministre actuel des affaires étrangères, Lieberman et d'autres dirigeants politiques, militaires et religieux, voulant tuer cent Palestiniens de Jabal al-Mukabbir pour tout colon tué lors de l'opération de Alaa Abu Dhaym. Certains ont même proposé d'expulser la famille Abu Dhaym à Gaza, d'autres à pendre les membres de la famille, alors que d'autres ont proposé de priver la population de Jabal al-Mukabbir de tous les droits sociaux et médicaux, de monter un mur avec une porte autour du village, ou de chasser toute la population de Jabal al-Mukabbir hors de la ville d'al-Quds, vers la zone de l'Autorité palestinienne, tout en menant une campagne raciste jusqu'à tirer des coups de feu sur le martyr Qâsim al-Moghrabi, au mois de Ramadan de l'année dernière, de sang-froid, alors qu'il avait tout simplement perdu le contrôle des freins de sa voiture dans le quartier de Bab al-Khalil, l'accusant d'avoir essayé d'écraser un groupe de soldats de l'occupation. Alors qu'il était blessé, qu'il saignait et qu'il avait perdu connaissance, les soldats de l'occupation ont tiré sur lui pour le tuer.

La campagne d'incitation s'est poursuivie, officiellement et non officiellement, contre Jabal al-Mukabbir : des centaines de dunums de ses terres ont été confisquées pour servir aux projets des colonies, et notamment la colonie Tsion Zahaf, installée au cour même du village, ou au profit des routes de contournement et de colonisation. Les dirigeants religieux, politiques et militaires israéliens ont fait la surenchère électorale, exprimant leur extrémisme, leur haine et leur racisme en poursuivant leur incitation contre la population de Jabal al-Mukabbir et la famille du martyr Abu Dhaym, notamment, de sorte qu'ils sont parvenus à bloquer, par le ciment, la maison du martyr. La population du village est ainsi privée de tout, même de sa subsistance, sans parler des moindres services, comme la réfection des routes, la voirie, l'autorisation de construire, etc.

Dans cette ambiance largement raciste, le fait de tirer sur la population d'al-Quds est devenue chose facile et même encouragée et félicitée, comme cela s'est passé lors du tir de coups de feu sur le martyr Mar'i Radayde, dans la zone de Beit Hanina, il y a moins d'un mois, ainsi que sur le martyr Husam Dwayat, dans la zone de Sour Bahir, dont la maison a été détruite par les autorités de l'occupation il y a deux jours. Au cours de la destruction, le martyr Iyad Uwaysat, de Jabal al-Mukabbir, s'était rendu, à mobylette, de Jabal al-Mukabbir à Sour Bahir pour suivre un cours de conduite. Mais arrivé à la place du village, les forces de l'occupation avaient imposé le siège sur la zone pour détruire la maison du martyr Dwayat. Sans sommation, alors qu'il se dirigeait vers son lieu de cours, les forces de l'occupation tirent sur lui et le tuent, de sang-froid. Le prétexte, toujours présent, est que le martyr a essayé d'écraser, par sa mobylette, les soldats et les citoyens juifs. Ne pouvant se contenter de le tuer, les forces de l'occupation arrêtent les membres de sa famille, les brutalisent et détruisent leur maison, sans entreprendre une quelconque enquête sérieuse.

Nous réclamons de toutes les institutions et organismes juridiques et humains, locaux et internationaux, de mener une enquête impartiale, pour découvrir la vérité et mettre à jour la guerre ciblée menée contre la population de Jabal al-Mukabbir et d'al-Quds plus globalement, et notamment sur les opérations des bulldozers et les soi-disant tentatives d'écraser les israéliens, les opérations des martyrs Husam Swayat, Ghassan Abu Tayr, Qâsim Maghribi, Mar'î Radayde et Iyad Uwaysat.

Ces opérations, à considérer qu'elles ne soient pas des accidents de la route, mais des opérations de résistance, leur cause demeure l'occupation qui assassine les Maqdisis et les Palestiniens, plus généralement, mille fois par jour, par ses pratiques et ses mesures humiliantes et répressives, y compris les meurtres ciblés des Maqdisis, et comme ce qui s'est passé avec le martyr Karaki ; le policier qui l'a tué n'a pas été détenu, mais a été libéré car il serait malade mental. Justifications prêtes-à-l'emploi pour tout assassinat exécuté par la police, l'armée et les colons de l'occupation, contre les habitants arabes de la ville d'al-Quds.

Traduction CIREPAL