Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Kouchner justifie les violations israéliennes du Liban

Ses déclarations dénoncées et accusées de justifier une guerre sioniste Par Rim al-Khatib

Lors de son entrevue avec le premier ministre libanais, Sa'd al-Harîrî, à Paris, le ministre français des affaires étrangères a nié que l'Etat sioniste représentait une menace sur le Liban osant effrontément déclarer que c'est le Hezbollah qui représenterait cette menace. Il a jugé que les craintes libanaises étaient infondées, puisqu'Israël est l'ami de la France!!!

Un communiqué du Hezbollah a dénoncé les déclarations de Kouchner:

""Nous décelons dans ces déclarations les empreintes claires de la voix israélienne et un déni entier de l'histoire de la France et de sa résistance à l'agression et l'occupation". Le communiqué ajoute: "le Hezbollah s'étonne que les déclarations du ministre des affaires étrangères contredisent les rapports des Nations-Unies au sud-Liban, où son pays est représenté, à propos des agressions israéliennes quotidiennes et des violations de la souveraineté libanaise. Il considère cette attitude comme une tentative d'innocenter l'ennemi israélien et de camoufler ses violations incessantes de la souveraineté libanaise, ce qui est considéré comme une protection de l'occupant israélien et un encouragement à poursuivre ses attaques". Le communiqué termine: le Hezbollah dénonce cette attitude complice et déséquilibrée et appelle les autorités françaises à adopter un rôle conforme aux responsabilités qu'elles ont longtemps proclamées envers la sécurité et la souveraineté du Liban".

Les déclarations de Kouchner ont été vivement dénoncées par une partie de la classe politique libanaise, à commencer par le Hezbollah. le député Ali Ammar (bloc de la fidélité à la résistance) a déclaré que "le ministre français des affaires étrangères nous a habitués au déséquilibre de sa personnalité politique, au moment où l'administration française adopte une position, nous voyons Kouchner adopter une autre, notamment en ce qui concerne son alignement sur l'ennemi israélien", affirmant que "la position de ce responsable reflète un double standard chez les Occidentaux, qui est considéré comme un alignement sur les positions de l'administration américaine, qui soutient l'agression et l'oppression sionistes".

"Kouchner a oublié ce que vit cette région du fait de la présence d'Israël et de ses pratiques agressives, tout comme il fait semblant d'oublier que l'entité sioniste continue à occuper des terres arabes de Syrie, du Liban et de la Palestine et qu'il y a des millions de Palestiniens exilés hors de leur pays"..

Le député Marwan Fares (parti nationaliste social) ne s'est pas étonné, pour sa part, des déclarations du premier ministre français, puisqu'il est un "allié de l'entité sioniste", considérant qu'il s'agit de positions personnelles qui ne peuvent être celles de l'administration française. Il a déclaré que l'alignement clair de Kouchner aux côtés d'Israël montre que la politique américaine est toujours influente et active en France, ajoutant qu'il ne faut pas "oublier, dans tous les cas, que la politique française n'est pas si éloignée de la politique européenne au Moyen-Orient".

Le député Qâsim Hâshim (bloc du développement et de la libération) a déclaré que "les paroles de Kouchner dénotent un alignement clair et une tentative de masquer les ambitions et les intentions agressives de l'entité sioniste envers le Liban et la région arabe, il a passé sous silence les violations de l'ennemi sioniste, ses multiples survols du territoire libanais et la poursuite de la judaïsation et de la colonisation des terres palestiniennes occupées."

Les commentateurs libanais insistent surtout sur le fait que Kouchner a entièrement nié le rôle de la résistance du Hezbollah et sa place dans l'Etat et le gouvernement libanais, l'accusant de vouloir mener une aventure pour soutenir l'agenda de l'Iran, si une guerre était déclenchée contre ce pays musulman. Il a de plus considéré que les violations et les agressions sionistes ne représentent pas un danger sur le Liban, le danger viendrait selon lui du Hezbollah. Il a voulu insinuer que l'Iran pourrait utiliser le Liban pour désserrer l'étau et les pressions par rapport au dossier nucléaire. De plus, Kouchner a jugé qu'une guerre israélienne n'était pas prévue "maintenant", ce qui veut dire qu'elle est possible dans l'avenir et qu'elle serait justifiée alors.