Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

L'assassin et la victime

Par RIM99969

Les autorités sionistes nous ont déjà habitués au scénario : Lorsque les soldats de l'occupation, les colons, les services de renseignements israéliens commettent un massacre, un assassinat, un attentat, etc... et que la population riposte de façon tout à fait légitime, ce ne sont plus les victimes qui sont victimes mais les assassins abattus qui le deviennent.

En effet, après la grande émotion soulevée par le massacre de Shafa'Amr, dans la population palestinienne, les dirigeants sionistes se sont crus obligés de dire quelques mots, qualifiant le massacre d'acte terroriste (Sharon lui-même). Mais à peine trois jours après, la mise en scène sioniste commence :
- la commission interne de la Knesset, présidée par un membre arabe du parti travailliste, se réunit en présence du ministre de l'intérieur dans le but de "calmer les esprits" et dédouaner le gouvernement de toute responsabilité. Pire : les Israéliens de la commission osent accuser le chauffeur martyr, Michel Bahous, de ne pas avoir prévenu les autorités qu'un Juif armé est monté dans le bus. Trop c'est trop ! Le député palestinien, Jamal Zahalka, s'en prend au ministre, au membre arabe du parti travailliste les accusant de vouloir tuer l'affaire du massacre. Il est alors exclu de la commission, qui s'est réunie pendant deux heures pour ne rien décider.
- après la diffusion par une chaîne de télévision israélienne de quelques images montrant la foule en train de lyncher le colon soldat assassin, qui n'aurait pas eu d'armes, il devient de plus en plus évident que l'enquête de la police sioniste va être menée pour savoir qui a abattu le terroriste, et non pas qui se trouve derrière le bras meurtrier du terroriste. Et pourquoi pas, ne serait-ce pas un coup monté pour accuser un malheureux colon soldat ?

C'est cela Israël. C'est cela, les institutions démocratiques de l'Etat d'Israël. Qui est monté dans un bus israélien allant de Haïfa ou Akka en direction de la Galilée, des villages palestiniens de la Galilée ? Des dizaines de soldats colons armés jusqu'aux dents, jeunes filles ou jeunes hommes, montent tous les jours dans ces bus, avec les Palestiniens. Prévenir les autorités qu'un Juif armé est monté dans un bus ? Mais à ce rythme, il n'y aurait pas de bus du tout, ou alors, ce serait comme au "bon vieux temps", nos chers bus pour nos chers villages, et leurs bus pour leurs colonies.

Après la révolte d'octobre 2000, la révolte d'al-Aqsa, où la police israélienne a assassiné 13 manifestants, de sang froid, une commission a été nommée par le gouvernement sioniste pour enquêter sur les causes de leur assassinat. Résultat : les responsables de ce massacre sont : Azmi Bishara, cheikh Raed Salah et tous les responsables palestiniens ayant manifesté ou appelé à manifester pour soutenir leurs frères en Cisjordanie et à Gaza et pour défendre les lieux saints d'al-Quds.

Et pendant ce temps, les dirigeants sionistes, militaires ou politiques, annoncent que le massacre de Shafa'Amr peut être renouvelé, mettant en garde qui ? Mettant en garde les Palestiniens de l'intérieur contre leur mobilisation. Mais il s'agit aussi de dire à l'opinion publique internationale que les dirigeants de l'Etat d'Israël luttent contre "leurs propres terroristes" et que le désengagement de Gaza se fait avec des sacrifices. Il s'agit aussi de dire à l'opinion publique internationale que le massacre de Shafa'Amr est une question interne qu'ils pourront régler, vi leurs enquêtes mort-nées, voulant empêcher que le massacre de Shafa'Amr soit considéré comme un tournant important dans leur guerre contre les Palestiniens de l'intérieur.

C'est la raison pour laquelle les Palestiniens, et surtout ceux de l'intérieur, sont encore une fois seuls face à la terreur de l'Etat d'Israël.

Rim

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