Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

L'Autorité palestinienne presse Israël de choisir entre la colonisation et la paix

Le principal négociateur palestinien Saëb Erakat a sommé lundi Israël de "choisir entre la colonisation et la paix", rejetant sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu la responsabilité de l'issue des négociations directes prévues dans 10 jours.

"Le gouvernement israélien a le choix entre la colonisation et la paix, il ne peut pas avoir les deux", a déclaré M. Erakat lors d'une conférence de presse à Ramallah.

"Si M. Netanyahu décide de relancer les appels d'offres dans les colonies après le 26 septembre, il aura décidé de mettre fin aux négociations", a-t-il estimé, en référence à la date d'expiration du moratoire partiel de la construction dans les colonies de Cisjordanie décidé par le gouvernement israélien. M. Netanyahu a indiqué à plusieurs reprises qu'il ne comptait pas prolonger ce gel partiel.

M. Erakat a considéré "faisable" l'objectif de parvenir à un règlement global en un an.

"Nous espérons que, s'il (M. Netanyahu) est confronté au choix entre les colonies et la paix, il choisira la paix", a-t-il ajouté.

Interrogé sur d'éventuels engagements de l'administration américaine pour une prolongation du moratoire afin de convaincre l'Autorité palestinienne d'accepter l'invitation à ces pourparlers à partir du 2 septembre, M. Erakat s'est montré évasif.

"Les Américains nous ont dit que si nous entamions les négociations directes, nous serions en meilleure position pour obtenir une extension du moratoire", a-t-il répondu. Il a déploré que M. Netanyahu ait réussi à donner, par ses demandes répétées pour des pourparlers "sans conditions préalables", l'impression que l'Autorité palestinienne renâclait en réclamant des garanties.

"Il est parvenu à nous placer dans la situation d'aller ou de ne pas aller aux négociations et son but était de nous appeler à des discussions et que nous refusions. Et il dit +pas de conditions préalables+ et nous posons des conditions, et cela semble marcher", a regretté M. Erakat. "Toute négociation requiert des termes de référence, un calendrier et des obligations des deux parties", a-t-il argumenté.

"Depuis le 21 et le 22 août j'entends M. Netanyahu énoncer des conditions", a-t-il indiqué en référence aux commentaires du Premier ministre israélien dimanche selon lesquels un règlement devait être fondé "sur des arrangements de sécurité" satisfaisants pour Israël, la reconnaissance d'Israël "comme l'Etat du peuple juif par les Palestiniens, et mettre un "point final au conflit". "Si M. Netanyahu pose des conditions après avoir accepté ces pourparlers, cela revient à des négociations sans négociations, sans partenaire. Il me semble qu'il veut négocier avec lui-même ou sa coalition puis nous dire : +Voilà ce qui est bon pour vous les Palestiniens+", a estimé M. Erakat.

Le vice-Premier ministre israélien Sylvan Shalom a balayé lundi les revendications palestiniennes, assurant que les exigences israéliennes ne pouvaient être assimilées à des "conditions préalables".

"Je ne pense pas que le gel (de la colonisation) soit prolongé, et les Palestiniens ne peuvent pas se servir de ce fait comme d'un prétexte pour suspendre les négociations", a-t-il déclaré à la radio publique israélienne.

"Quand Israël demande à être reconnu comme Etat juif, ce n'est pas une condition préalable à des pourparlers, mais une des conditions qui doivent être remplies pour qu'un accord de paix permanent puisse être conclu", a-t-il affirmé.

Malgré l'acrimonie de ces échanges, les deux camps assuraient croire à la possibilité d'un accord. "Nous espérons que M. Netanyahu choisira la réconciliation plutôt qu'une poursuite de la confrontation, cela dépend de lui", a insisté M. Erakat.

(Lundi, 23 août 2010 - les agences de presse)

Communiqué du Parti communiste français du 21 08 2010 :

Négociations israélo-palestiniennes : les conditions d'un accord final sont fixées par les résolutions de l'ONU.

Après l'annonce d'une reprise des négociations israélo-palestiniennes le 2 septembre prochain le Parti communiste français souligne que les conditions d'un accord final, fixées par les résolutions des Nations-Unies, dépendent d'un engagement réel et déterminé de la France, de l'Union Européenne et de l'ensemble des pays membres du Conseil de Sécurité. Ces derniers doivent veiller à l'application de ces résolutions, y compris celles concernant les réfugiés, et à la mise en oeuvre d'un véritable processus politique mettant fin à la colonisation, à l'occupation et au blocus de Gaza. Une paix juste et durable au Proche-Orient passe par l'édification d'un Etat palestinien indépendant, à côté de l'Etat d'Israël, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale...

Agir pour la paix au Proche-Orient est une responsabilité collective qui s'impose à tous les Etats pour l'application du droit international. C'est la base de principe sur laquelle les autorités françaises et européennes doivent agir.

La Ligue arabe s'est jointe aux doutes suscités par la réouverture des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens

"Je peux comprendre les sceptiques. Mais nous avons bien l'intention de les étonner, à condition d'avoir un partenaire sérieux" dans la négociation. Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, assure, malgré les critiques de la presse israélienne et du monde arabe qu'"un accord de paix avec les Palestiniens est difficile mais possible".

Dimanche 22 août, la Ligue arabe s'est jointe aux doutes suscités par la réouverture des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, sous l'égide des Etats-Unis.

L'organisation panarabe basée au Caire exprime dans un communiqué "son extrême inquiétude quant à l'explication israélienne (sur les bases) sur lesquelles vont se faire ces négociations".

Pour permettre le bon déroulement des négociations, les Palestiniens demandaient la prolongation du gel temporaire de la colonisation en Cisjordanie occupée. Le moratoire annoncé par Israël s'achève le 26 septembre. Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, a averti de nouveau que si la "colonisation devait continuer après le 26 septembre, les négociations à notre grand regret, ne continueraient pas", précisant qu'il s'agissait d'un "test de la volonté de paix du gouvernement israélien". Hani-al-Masri, chef du centre de recherches de Bada'el basé à Ramallah, s'est déclaré convaincu que des négociations directes de paix tenues dans un tel contexte "iraient dans le sens des intérêts d'Israël".

"Les chances de succès des négociations semblent minces car les négociations directes se tiendront sans qu' aucun engagement d'Israël visant à mettre fin à la colonisation ou aux principes de processus de paix n'ait été pris", a-t-il expliqué à l'agence Xinhua.

"Sans un gel total de la colonisation (israélienne), une véritable disposition au retrait jusqu'aux frontières internationales et tant (qu'Israël) n'aura pas cessé d'offrir aux Palestiniens une caricature d'Etat, ce sera une perte de temps pour tout le monde", a estimé pour sa part le député Haïm Oron, du Meretz, selon la radio. La question d'une suspension de la colonisation en Cisjordanie avait valu aux Israéliens une vive polémique avec les Etats-Unis. Washington avait finalement renoncé à en faire un passage obligé avant toute négociation directe.

De fait, la coalition au pouvoir en Israël, soutenue par une partie des colons et des religieux, ne semble pas prête à faire de concession sur ce terrain.

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