Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

l’Egypte inonde les dernières lignes de survie de la population sous blocus

Les lignes souterraines de survie utilisées par les résidents de la ville de Rafah sont inondés par l’Egypte, aggravant terriblement leur isolement.

Mansura Abu Sha’ar,âgée de 63 ans, était plus qu’heureuse de parler à des étrangers. Les gens viennent rarement jusqu’ici, nous dit-elle ... et il lui semblait que très peu de ceux qui l’ont fait se souciaient assez pour se demander comment ils s’en sortaient.

« Pas bien du tout », dit-elle tout de suite. « Pas bien du tout. »

Mansura était clairement épuisée d’avoir veillé toute la nuit qui précède. Craignant pour sa famille, elle était assise devant sa maison de fortune à quelques centaines de mètres de la frontière entre Gaza et l’Egypte, restant éveillée jusqu’à l’aube.

« Nous sommes habitués aux fusils, aux roquettes et aux explosions, » dit-elle. « Mais maintenant, - l’eau ? »

Sa voix tremblait, et les larmes ont commencé à couler.

« Ceci est notre vie », dit-elle désespérément. « Nous sommes tellement, tellement fatigués. »

Mansura vit à Rafah, la ville divisée entre Gaza et l’Egypte par des accords politiques internationaux dans les années 1980. Avec Israël qui est l’unique porte de sortie, les Gazaouis ont considéré la frontière avec l’Egypte, un pays « frère », comme l’alternative « amicale ».

C’était une soupape de sûreté quand tout le reste autour d’eux n’était que blocage. Mais la « frontière amicale » a été fermée lorsque le Hamas a pris le contrôle de Gaza en 2007. Au moins en théorie.

Sous terre, tout un réseau de tunnels de contrebande était pleinement opérationnel. Et cela a été ainsi pendant des années, sans doute avec des gardes-frontières égyptiens qui surveillaient dans l’autre sens. Le Hamas a gagné des millions de dollars en recettes fiscales dans ces opérations de contrebande.

Mais à côté de produits apparemment inoffensifs, les tunnels ont également été utilisés par la résistance palestinienne comme passages pour des armes et des combattants. Le Hamas a nié ces « transits » ... mais avec les bouleversements politiques en Egypte, les démentis ne servent à rien. Et ces passages sont devenus une préoccupation encore plus grande que ce qu’ils avaient été auparavant.

Les Egyptiens ont essayé de construire un mur, et ils ont également détruit des zones d’habitations pour créer une zone tampon.

Les Gazaouis ont alors creusé plus profondément, et plus loin.

Ici, les gens disent qu’il y a tant de tunnels - certains allant jusqu’à une profondeur de 30 mètres - que ceux-ci ont probablement déjà déstabilisé le terrain. Mais beaucoup estiment qu’on leur a laissé peu d’autre choix que de creuser une voie de sortie.

« Ces tunnels étaient nuisibles à la fois pour nous et les Egyptiens », nous dit le Subhi Radwan, le maire de Rafah. « Nous voulions que la relation entre nous soit ... normale ... avec des échanges en plein jour ... »

Maintenant, dit le maire, ils se sentent tout simplement « trahi par leurs frères ». Les Egyptiens prétendent qu’ils construisent des fermes d’élevage de poissons le long de la frontière et que l’eau de mer inonde les tunnels.

« Cela pourrait endommager l’aquifère », explique le maire Radwan. « les eaux souterraines de Rafah... Ce qui signifie plus d’eau potable. Cela privera également les agriculteurs de l’eau nécessaire pour l’irrigation et la croissance de leurs plantes. Cela va provoquer des glissements de terrain, et pourrait conduire à l’effondrement de maisons le long des frontières. Les fondations ici sont déjà faible à cause de tous les bombardements ... »

Il y a ceux qui disent que ces craintes sont exagérées.

Mais rien de tout cela ne rassure Mansura Abu Sha’ar.

« Il n’y a rien de stable dans nos vies ... » dit-elle. « Nos jours sont pleins d’horreur et de peur. »

Son visage ridé par la souffrance rend évident son profond sentiment sentiment d’isolement et d’abandon.

Mansura regarda autour d’elle avec méfiance, ses yeux fatigués n’attendant que le pire.

« Nous sommes entourés par le monde, » dit-elle avec passion, « tous nous regardant, mais aucun d’eux ne va nous aider. C’est comme si nous étions dans un désert ... oubliés et seul ... entourés, mais ignorés. »

Elle joignit les mains sur sa poitrine, comme si elle avait des difficulté à respirer.

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Traduction : Info-Palestine.eu