Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

La colonisation rampante de la Cisjordanie

Selon les nouveaux chiffres publiés par l'autorité civile de la colonisation sioniste, le nombre de colons en Cisjordanie a augmenté au cours de l'année précédente de 5%, malgré l'évacuation de quatre colonies au nord de la Cisjordanie dans le plan de désengagement.

Selon les données, le nombre de colons israéliens en Cisjordanie s'élève, à la fin de 2005, à 253.137 colons alors qu'ils étaient à la fin de 2004, 241.494 colons. Selon ces données, le nombre des colons installés en Cisjordanie dépasse celui installés en Cisjordanie et la bande de Gaza, en 2004, où leur nombre était 250.494.

Selon encore ces données, le nombre des colons installés en Cisjordanie a augmenté, au cours de la deuxième moitié de 2005, de 3,09%, et une nouvelle colonie a été installée, Meshkhiot.

Un journal israélien a déclaré que le nombre de colons a augmenté en Cisjordanie depuis 1992 de 152.794 colons, ce qui signifie une augmentation de 150%. Et selon le journal, la plus grande augmentation de colons en Cisjordanie s'est faite au cours des gouvernements de Rabin et Pérès.

Ce qui laisse présager le pire, notamment en ce qui concerne la Galilée et le Naqab, territoires palestiniens occupés en 48 et considérés partie de l'Etat d'Israël.

Concernant la ville d'al-Khalil, quelques colons devaient quitter la vieille ville, selon un ordre du tribunal israélien. Mais récemment, l'armée de l'occupation a déclaré qu'elle va étudier la possibilité de transférer la propriété des magasins palestiniens pour la remettre aux colons. C'est la réponse des représentants de l'armée à la cour suprême israélienne, le 15 décembre dernier, suite aux nombreuses demandes de la municipalité de la ville d'al-Khalil, par le biais de son avocat, Mazen Qubti, dde faire évacuer les colons des magasins qu'ils occupent depuis 2001.

L'avocat Alaa Mahajne, du bureau des avocats, a déclaré que l'armée israélienne d'occupation est sur le point de faire évacuer les colons mais pour les ramener plus tard, en ajoutant un caractère légal à cette expropriation des magasins.

Toujours selon l'avocat, la municipalité de la ville d'al-Khalil va de nouveau faire appel à la cour israélienne, contre la décision du responsable des "propriétés israéliennes" en Cisjordanie, car c'est une décision illégale et illégitime, c'est un vol caractérisé des droits de la municipalité sur le marché. C'est également une atteinte à l'accord de redéploiement dans la ville d'al-Khalil signée entre l'Autorité palestinienne et le gouvernement israélien.

Selon cet accord, l'armée israélien doit prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre le retour à la vie normale dans la ville d'al-Khalil, y compris l'ouverture du marché, et permettre aux commerçants palestiniens de poursuivre leurs activités sans entraves.

La municipalité de la ville d'al-Khalil a loué ces emplacements au temps du gouvernement jordanien. Les forces de l'occupation israélienne et le responsable des "propriétés israéliennes" en Cisjordanie n'ont pas le droit de prendre des mesures unilatérales.

L'affaire remonte au mois de juin de l'année 2001 lorsque les colons se sont installés dans des magasins appartenant à des palestiniens, en plein marché. La municipalité de la ville d'al-Khalil a alors porté plainte. L'avocat Qubti a réclamé le retrait immédiat des colons.

Et les diverses autorités israéliennes ont fait traîner l'affaire, jusqu'à il y a quelques semaines, lorsqu'un ordre a été émis pour faire évacuer les colons de ces magasins. Le dirigeant de l'armée sioniste avait déclaré que 1500 soldats allaient se retrouver pour faire évacuer les colons du marché mais également du point de colonisation Amouna.

Mais le journal Haaretz a dévoilé le 19 janvier que des négociations secrètes se sont tenues entre l'armée sioniste et les dirigeants des colons, dans la ville d'al-Khalil, "pour empêcher l'évacuation des colons du marché, par la force". Le journal affirme que l'armée a demandé aux colons du marché de sortir des maisons et des magasins palestiniens qu'ils ont pris de manière illégale, pour "y retourner de façon légale".

Concernant la colonie Amouna, des sources israéliennes affirment que les appareils sécuritaires ont approuvé l'ordre de geler les ordres de démolition de neuf bâtiments de la colonie, qui est située près de la colonie Ofra.

Mofaz avait lui-même approuvé l'évacuation de cette colonie, constituée de 53 caravanes et habitée par 38 familles de colons. Cette colonie a été construite sur une terre palestinienne privée. Le ministère de la construction et de l'habitation avait apporté plus de 2,1 millions de shekels, sans même attendre l'approbation du gouvernement sioniste. L'autorité civile de l'occupation avait promulgué l'ordre de démolition de la colonie, en octobre 2005, mais la démolition a été gelée pour des raisons politiques.

Depuis, les colons arrivent en masse pour soutenir les colons de Amouna et empêcher leur évacuation.