Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

La FIFA épinglée par des organisations de défense des droits humains pour n’avoir pas expulsé les clubs de football basés dans des colonies illégales

Les Palestiniens réclament la dissolution du comité de suivi Israël-Palestine de la FIFA qui sert de couverture à la répression de toute action contre les colonies.

Une large coalition d’organisations palestiniennes et internationales a dénoncé le président Gianni Infantino pour n’avoir pas obligé la ligue nationale de football d’Israël à exclure six équipes issues de colonies israéliennes illégales. Cette coalition a appelé à la dissolution du comité de suivi Israël-Palestine de la FIFA.

Le défaut d’action de la FIFA contre les clubs des colonies israéliennes la rend complice des violations par Israël du droit international et viole ses propres règles qui interdisent aux associations membres de jouer sur le territoire d’une autre association membre sans sa permission.

Le comité de suivi Israël-Palestine de la FIFA, qui a été créé en mai 2005 et est présidé par Tokyo Sexwale, devait présenter son rapport au Conseil de la FIFA en octobre 2016. Des représentants officiels du gouvernement israélien ont fait pression sur le comité pour édulcorer ses recommandations et empêcher l’exclusion des clubs des colonies israéliennes de ses ligues.

En dépit de promesses de redevabilité, il semble que la FIFA se soit inclinée devant la pression israélienne et qu’elle retarde indéfiniment la publication du rapport de son comité, rendant ainsi plus difficile d’agir à ce sujet au prochain congrès de la FIFA en mai 2017.

Sharaf Qutaifan, de la Campagne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a dit que « le comité de suivi Israël-Palestine de la FIFA n’a pas rempli son mandat et devait être dissous. La FIFA et le comité se sont pliés devant la pression politique et ont refusé d’agir de façon significative pour mettre fin à la violation des statuts de la FIFA par l’Association Israélienne de Football. La FIFA contrevient à ses propres obligations de neutralité et exerce une discrimination à l’égard de la Palestine. Infantino a abandonné sa promesse de couper clairement avec la corruption dont son prédécesseur Sepp Blatter s’était rendu coupable ; il a, au contraire, suivi ses traces ».

L’Association Palestinienne de Football, des militants palestiniens et internationaux, Human Rights Watch, des juristes et le conseiller spécial de l’ONU pour le développement du sport et de la paix, Wilfried Lemke, exhortent depuis longtemps la FIFA à faire en sorte que les équipes de football des colonies israéliennes illégales soient exclues des ligues de football israéliennes. Ils ont demandé à la FIFA du suspendre l’Association Israélienne de Football (IFA) si elle refuse d’obéir. Près de dix mille fans de football ont écrit au président de la FIFA, Gianni Infantino le mois dernier, en lui demandant d’agir d’urgence vis-à-vis des colonies israéliennes, mais la FIFA s’est soustraite à ses obligations.

Kwara Kekana de BDS Afrique du Sud a dit que « les Sud-Africains savent trop bien comment le ‘dialogue constructif ‘ (de Reagan ndlt) a aidé à perpétuer l’apartheid et la souffrance des Sud-africains noirs. De même, le postulat erroné du comité de suivi Israël-Palestine de la FIFA est que les parties en présence peuvent discuter des problèmes ; or il n’y a pas de solution de juste milieu quand il s’agit du droit international et des propres règles de la FIFA. La FIFA doit mettre fin à l’imposture des comités et regarder en face la vaste protestation et la condamnation de son deux poids-deux mesures ».

Geoffrey Lee, le coordinateur de Carton Rouge au Racisme Israélien a dit qu’on « peine à trouver une raison logique au retard dans la prise de décision concernant les clubs des colonies israéliennes et les attaques persistantes d’Israël contre le football palestinien. Les statuts de la FIFA sont parfaitement clairs. Voilà pourtant un nouvel exemple des tactiques d’intimidation d’Israël pour nier les droits humains des Palestiniens ».

En 2014, Gianni Infantino, alors le Secrétaire Général de l’Union des Associations Européennes de Football (UEFA) qui dirige le football en Europe, a interdit aux clubs de la Crimée annexée de participer aux compétitions en Russie. Raffaele Spiga, un militant de défense des droits humains de Bologne et membre de BDS Italie a dit que « nous assistons à deux poids deux mesures de la part d’Infantino. Il parle de protéger le football d’interférences politiques mais il politise la question des clubs des colonies israéliennes au lieu de simplement appliquer les règles que s’est données la FIFA. Sa réticence à agir jette le discrédit sur la FIFA ».

Roman Vonwil, un militant palestinien de Berne et membre de BDS Suisse a dit : « nous continuerons à poser le problème des attaques israéliennes contre le football palestinien à chaque occasion où cela sera possible. La FIFA légitime les colonies qui, en droit international, sont considérées comme des crimes de guerre et permet que le racisme et la discrimination persistent dans le monde du football, en contradiction avec la promesse d’Infantino de faire le ménage ».

La campagne Carton Rouge pour Israël s’est répandue dans les pays arabes qui siègent au Conseil de la FIFA et dont les supporters ont demandé à leurs fédérations de proposer une résolution exigeant la suspension d’Israël. Batoul Al Medhar, un supporter du Caire et membre de BDS Égypte a conclu : « nous en appelons au Conseil de la FIFA pour qu’ils sanctionne Infantino pour être revenu sur ses promesses et avoir manqué à ses responsabilité. Les amateurs de football du monde arabe surveillent la FIFA de près et attendent qu’Israël soit traité selon les mêmes normes que tous les autres. Nous dénonçons l’approche européo-centrée de la FIFA, qui privilégie les intérêts de ses membres européens au détriment de ceux du jeu. Israël ne doit pas bénéficier d’un laisser-passer.

Les antécédents

  • Les Palestiniens se sont longtemps plaints auprès de la FIFA des attaques israéliennes contre les joueurs palestiniens. Israël a arrêté et torturé des athlètes palestiniens, leur a refusé toute liberté de mouvement et a bombardé leurs stades de football. Cela s’est ajouté à la perturbation habituelle par Israël des efforts que font le Palestiniens pour importer l’équipement nécessaire au football. Le racisme est rampant dans le football israélien ; il est évident dans les ligues juniors ségréguées d’Israël où les joueurs juifs sont séparés des non-juifs et dans le racisme anti-palestinien violent du club Beitar Jérusalem et ses supporters célèbres pour crier « Mort aux Arabes ».
  • En avril 2016, un rapport de John Ruggie, ancien représentant spécial de l’ONU sur l’activité économique et les droits humains, a appelé la FIFA à davantage de respect des droits humains. Ses recommandations ont conduit la FIFA à inscrire un engagement pour les droits humains dans ses statuts. La dernière résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU a réitéré l’illégalité des colonies israéliennes, ce qui a donné un élan aux efforts pour cibler les clubs des colonies dans la FIFA.
  • Les colonies israéliennes ne sont pas seulement illégales selon le droit humanitaire international, elles contribuent aussi à de graves entorses aux droits humains. Les clubs des colonies jouent leurs matches à domicile sur des terres volées aux Palestiniens. Les colonies sont aussi la cause directe de sévères restrictions à la liberté de mouvement des Palestiniens, à l’accès aux ressources naturelles et à la possibilité d’avoir des activités économiques ou de construire des maisons. En droit international, les colonies sont considérées comme des crimes de guerre.
  • Le document de stratégie « FIFA 2.0 : Une vision pour l’avenir du football » publié par la FIFA en octobre 2016, promet que l’organisation sera gouvernée par les principes de transparence, de responsabilité, d’inclusion et de coopération.

 

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. Elle plaide pour un boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes pour leur complicité profonde et durable avec la négation par Israël des droits des Palestiniens inscrits au droit international.

PACBI : https://bdsmovement.net/pacbi

Twitter @PACBI

Source: BDS Movement

Traduction SF pour BDS France

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