Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

La lutte des Arabes du Golan (témoignage)

Les nouvelles en provenance du Golan sont rares. Le témoignage de Taiseer Maray, directeur de l’ONG « Golan for development », n’en est que plus précieux. Résumé de l’interview qu’il a accordée au site Electronic Intifada* :

Au début de l’année 1967, 130 000 Syriens vivaient sur le plateau du Golan, répartis dans 139 villages et une soixantaine d’exploitations agricoles. Après la guerre de juin 67, le Golan ne comptait plus 60 000 à 90 000 habitants. Les forces israéliennes ont chassé la plupart de leurs maisons. Après cela, il ne restait que 6 300 Syriens dans cinq villages, principalement des agriculteurs.

Résistance culturelle

A l’époque, nous avions peur. Personne ne s’intéressait à nous. Mais, quand Israël a annexé le Golan et voulu nous forcer à prendre la nationalité israélienne, nous avons refusé. Nous avons résisté. Des affrontements violents ont eu lieu avec les forces d’occupation. Les résistants étaient incarcérés avec les Palestiniens. La première Intifada palestinienne s’est inspirée de la résistance des Syriens du Golan.

Dans les années 1990, les Israéliens se sont aperçu que la répression était sans effet, sinon celui d’augmenter notre capacité de résistance, alors ils ont changé de tactique. Maintenant, ils veulent nous assimiler.

Les Israéliens cherchent à détruire notre patrimoine culturel. Ils tentent de contrôler le cerveau de la nouvelle génération à travers l'éducation. Ils nous obligent à apprendre l'hébreu, l'histoire sioniste, l'histoire juive. La culture arabe est déformée. Heureusement qu’en Syrie, depuis l’empire Ottoman et le Mandat français, nous savons comment résister aux cultures étrangères.

Pommiers déracinés

Les colons volent nos ressources, exploitent nos terres. L’eau minérale Eden Springs est mise en bouteille dans le Golan et est exportée dans le monde entier. Les vins israéliens proviennent de nos vignobles. Les fleurs du Golan sont vendues dans le monde, y compris aux Pays-Bas.

Israël présente comme un exemple de normalisation l’autorisation donnée aux paysans du Golan de vendre 10% de leur récolte de pommes sur le marché syrien. Mais ce sont des pommes syriennes, cultivées par des Syriens. Elles sont vendues au gouvernement syrien qui est notre gouvernement… Qui sait que les cinq dernières années, Israël a déraciné plus de 10 000 pommiers, prétendant qu'ils poussaient sur des terres appartenant à l'État ? Nous les avons replanté.

Les agriculteurs dans les villages arabes du Golan produisent 40% des pommes et 50% des cerises vendues sur le marché israélien. Nous voulons exporter nos produits vers le territoire occupé de Cisjordanie et de Gaza, ou en Europe, mais Israël nous l’interdit.

A quoi peut donc rêver Taiseer Maray ? A la liberté, dit-il, à la restitution du Golan à la Syrie, à la libération de la Palestine, mais aussi au jour où le peuple juif se débarrassera de l’idéologie sioniste…

 

* Golan Heights activist: “We dream of freedom” par Adri Nieuwhof (The Electronic Intifada - 28/1/11)

http://electronicintifada.net/v2/article11747.shtml