Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

La " Paix " de l'occupant ...

... puis ils ont détruit la maison ...

" Ils ont tiré en notre direction et nous ont forcés à rester près des chars pendant des heures, sans eau ni lait pour les enfants, puis ils ont détruit la maison ". ( Maziouna, 33 ans )

"Je veux mon cartable et mes cahiers ! " pleure Nouzha, cinq ans, en fouillant dans les décombres de sa maison détruite par l'armée d'occupation israélienne avant son retrait samedi 11 septembre du secteur de Jabaliya dans le nord de la bande de Gaza. Ne pouvant prendre la mesure du drame qui vient de frapper sa famille, le seul souci de Nouzha al-Bahri est de ne pas provoquer la colère de sa maîtresse dans son école, également endommagée pendant l'opération israélienne.

Sa mère, Maziouna, 33 ans, tente de la calmer mais éclate soudain elle aussi en sanglots, en montrant du doigt sa maison rasée par les bulldozers de l'armée. Les six membres de sa famille sont désormais sans abri. Elle raconte que les forces d'occupation l'ont contrainte à sortir de l'habitation avec son époux, qui est médecin, et ses enfants. "Ils ont tiré en notre direction et nous ont forcés à rester près des chars pendant des heures, sans eau ni lait pour les enfants, puis ils ont détruit la maison".

"C'est un crime contre l'humanité", lance-t-elle.

Des tas de pierres et des meubles endommagés éparpillés sur une petite colline sablonneuse: c'est tout ce qui reste de quatre maisons emportées par les bulldozers israéliens. Des dizaines de femmes et enfants cherchent dans les décombres pour tenter de sauver ce qui peut l'être. Les villages de Beit Hanoun, Beit Lahya et le camp de Jabaliya offrent les mêmes scènes de désolation après le retrait des troupes de l'Etat hébreu.

Selon des premiers chiffres du gouvernorat du nord de Gaza, près de 30 maisons ont été entièrement détruites par l'armée, dont plusieurs habitations de deux ou trois étages, ainsi que des magasins et des usines. Une vingtaine d'autres maisons ont été endommagées ainsi que deux écoles et un centre relevant du ministère des Affaires sociales.

Selon un responsable de la sécurité palestinienne, les dégâts se chiffrent à des centaines de milliers de dollars. Le chef de la municipalité de Jabaliya, Khalil Samara, indique que la priorité est de rétablir les services de base comme l'eau et l'électricité, coupées depuis cinq jours, et de réparer les dégâts occasionnés aux rues et quartiers.

"Ne leur est-il pas suffisant de tuer des arbres et des enfants, pourquoi détruisent-ils les rues et les maisons? Tout ce qu'ils veulent, c'est de se venger du peuple Palestinien et ils n'ont aucun objectif sécuritaire", martèle-t-il. L'armée d'occupation a achevé ses opérations lancées mercredi dans des régions densément peuplées du nord de la bande de Gaza, notamment à Jabaliya, pour empêcher selon elle des tirs de roquettes sur Israël. Huit Palestiniens ont été tués et des centaines blessés lors de l'incursion.

Plusieurs roquettes Qassam se sont néanmoins abattues dans le sud d'Israël pendant l'incursion. Aycha Abou el-Rezz ne s'estime pas plus chanceuse que Maziouna al-Bahri, même si sa maison n'a été que partiellement endommagée.

"Je crains que la maison ne s'effondre sur la tête de mes enfants", dit-elle. "Même les arbres n'ont pas été épargnés par les destructions. Je n'ai jamais rien vu de tel. Ils coupent l'eau, l'électricité, tuent les enfants par balles ou en les affamant. Et que peut-on dire?" Les habitants de Jabaliya ne croient pas au retrait définitif des soldats. "Ils reviendront à tout moment car leur objectif n'est pas de faire cesser les tirs d'obus, mais de nous détruire", lance, fataliste, l'un deux, Mohammad Hammouda.

Avec JABALIYA (AFP)

Non au terrorisme de l'État d'Israël contre le peuple Palestinien