Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

La situation juridique des soldats israéliens de nationalité française

A L'attention de Monsieur Jean Marie Colombani Directeur du journal Le Monde

et de Monsieur Robert Solé Médiateur du journal Monde;

Messieurs,

Je souhaite vous faire part de mon étonnement pour la discrétion observée par la presse française, en particulier Le Monde, sur la question de la situation juridique des soldats israéliens de nationalité française.

Un citoyen français engagé volontaire dans une armée étrangère en opération de guerre contre un peuple ami, sans mandat explicite du gouvernement français, peut-il se prévaloir de la nationalité française?

Le cas de Gilad Shalit présente en la circonstance un parfait cas d'école. A ce titre, il me semble opportun qu'il soit soumis, pour avis, aux autorités juridictionnelles (Conseil d'etat, ministère de la justice). Une réponse circonstanciée en la matière ferait oeuvre de jurisprudence à l'effet de lever les ambiguités futures.

Caporal de l'armée israélienne capturé le 25 juin 2006 par les Palestiniens, Gilad Shalit peut -il se prévaloir de la nationalité française et réclamer es-qualité l'intervention diplomatique du gouvernement français. Son engagement dans l'armée israélienne, sans mandat gouvernemental français, entraîne-t-il, sinon la déchéance de sa nationalité, à tout le moins la caducité de son droit à invoquer la protection de la nationalité française?

La question peut paraitre dérisoire au regard des enjeux de puissance que sous tend cette nouvelle guerre du Liban, des morts et destructions de l'été 2006 qui se sont ensuivis tant au Liban qu'en Palestine qu'en Israël même.

Car au delà de ce problème de droit se pose un problème de morale politique: La double allégeance justifie-t-elle la confusion juridique? exonère-telle de toute obligation de réserve? Autorise-t-elle toute licence au point de constituer un "passe droit"?

La solidarité avec Israël, pour légitime qu'elle puisse être pour de larges secteurs de l'opinon occidentale, ne saurait occulter le débat de fond que cette question pose tant au niveau du droit que de la morale, d'autant plus impérativement que le cas Gilad Shalit n'est pas un cas isolé.

Je vous remercie de toute l'attention que vous porterez à ce courrier, et vouis demande d'agréer, Messieurs, l'expression de ma confraternité, avec l'espoir que vos correspondants accrédités auprès des autorités concernées sauront nous éclairer un tant soit peu sur ce labyrinthe juridique.

René Naba nabarene@yahoo.fr René Naba, journaliste écrivain, dernier ouvrage paru "Aux origines de la tragédie arabe" (Editions Bachari- juin 2006). auteur notamment "Du bougnoule au sauvageon, voyage dans l'imaginaire français" (Harmattan 2002) "Rafic Hariri, un homme d'affaires premier miistre " (Harmattan 2000)

Réponse

Voici la réponse de Robert Solé, médiateur du journal "Le Monde" à mon courrier. Pas de chance, il n'ya pas de place dans leur colonnes à ce genre de sujet, mais deux pages pleines à Bernard Henry Levy, puis de nouveau, deux pages pleines à Claude Lanzman, pour ces deux là, il y a toujours de la place.

Cher lecteur,

Comme vous pouvez l'imaginer, nous recevons ces jours-ci de nombreux points de vue sur les événements du Proche-Orient. Le Monde y fait écho, dans la mesure du possible, mais l'espace dévolu aux pages Débats et à la rubrique Courrier est fortement réduit en période estivale. Sachez en tout cas que vos remarques, que j'ai lues avec attention, ont été communiquées à la rédaction.

En vous remerciant d'avoir pris la peine de nous écrire, je vous assure de mes sentiments les plus cordiaux.

Robert Solé courrier-des-lecteurs@lemonde.fr Médiateur

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