Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

La vie quotidienne emprisonnée dans une ‘zone militaire fermée’

Les forces israéliennes stationnées au poste de contrôle militaire Shuhada, à al-Khalil occupée (Hébon) ont affiché une nouvelle pancarte donnant des « instructions » aux habitants palestiniens sur leur passage au checkpoint. Le panneau rouge vif montre clairement que sont interdits tous types de matériels soi-disant « dangereux » comme fusils, couteaux et ciseaux. Exactement comme aux contrôles de sécurité de n’importe quel aéroport. Alors que ces objets sont interdits depuis longtemps et que la plupart des Palestiniens n’oseraient pas passer un checkpoint avec l’un d’entre eux de peur d’y laisser la vie, ce genre de pancarte illustre également autre chose : à quel point la vie est considérablement restreinte pour les Palestiniens qui vivent dans ce secteur.

Dans un aéroport, la plupart des gens peuvent au moins essayer de comprendre pourquoi ces objets ne sont pas autorisés. Mais imaginez maintenant que ce checkpoint est sur votre chemin quotidien pour aller chez vous. Dans votre maison. Pas dans un aéroport. Et vous devez traverser ce poste de contrôle tout le temps.

C’est ce que vivent les Palestiniens habitant à Tel Rumeida et dans la rue Shuhada, que les forces d’occupation ont déclarés « zone militaire fermée ». Ces restrictions, maintenant illustrées par de petites images, limitent les tâches quotidiennes comme la cuisine et les études, les activités artistiques et même des choses banales comme se couper les ongles. Aucun Palestinien n’est autorisé à avoir sur lui de couteau de n’importe quel type, donc à moins que vous ayez déjà toute une série de couteaux bien aiguisés, vous ne couperez ni fruits, ni viande, ni légumes. Si vous cassez une paire de ciseaux, vos enfants ne feront plus d’activités créatives de découpage ou autres, et peu importe qu’ils vous rebattent les oreilles qu’ils en veulent de nouveaux, il vous est interdit d’en ramener d’autres à la maison, même les ciseaux à bout rond.

Si vous enfreignez l’avertissement, il est probable que vous le paierez de votre vie. Une phrase sur le panneau indique qu’un « permis » peut être demandé pour transporter l’un des articles mentionnés. Mais même si cette démarche est couronnée de succès – en supposant qu’un Palestinien ne sera pas arrêté pour le simple fait de demander ce permis – ou refusée comme c’est le cas pour les si nombreux Palestiniens qui font une demande de permis de construire, il faudra beaucoup de bravoure pour se présenter au checkpoint en possession de l’un de ces articles. Porter des « articles interdits » au checkpoint puis dire à un soldat lourdement armé : « Je porte un couteau ». Il est peu probable que la conversation se poursuive, les tirs des forces de l’occupation surarmés l’arrêteront tout net.

Contrairement aux aéroports, où les mesures sont prises pour des raisons de sécurité, dans ce contexte, elles sont simplement, délibérément et uniquement prises pour humilier. En droit international, on appelle une pratique comme celle-ci « créer un environnement coercitif » afin de faciliter « le déplacement forcé ». Et c’est bien de cela qu’il s’agit : dans un secteur qui relie de façon si pratique toutes les colonies au centre-ville de al-Khalil et à ses environs, les Palestiniens sont simplement considérés comme des gêneurs. L’armé d’occupation multiplie donc les tentatives pour les faire partir.


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Source : Palsolidarity

Traduction : MR pour ISM