Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Le cynisme ne peut être qu'israélien : Les balles qui tuent les Palestiniens coûtent cher à l'État !

Le procureur militaire dit qu'une condamnation sévère devrait être dissuasive pour les autres contestataires. Malgré les ordres contraires de l'armée, un officier dit que les balles de calibre 0,22 font partie de ce que l'on utilise pour le contrôle de la foule

La phase du verdict du procès d Abdallah Abu Rahmah, coordinateur du Comité Populaire de Bil'in Contre le Mur et les Colonies a commencé hier au tribunal militaire d'Ofer. Abu Rahmah a été accusé d'organisation de manifestations illégales et d'incitation à la violence mais reconnu innocent quant à la violence dont on l'accusait : jets de pierres et aussi possession d'armes , accusation revancharde pour le fait d'avoir collectionné et exposé des grenades de gaz lacrymogène usagées.

Le procureur a réclamé pour Abu Rahmah une période d'emprisonnement de plus de deux ans, disant que puisqu'il était un organisateur, une condamnation sévère s'imposait pour son effet dissuasif , non seulement sur Abu Rahmah mais aussi sur ceux qui seraient tentés de suivre son exemple. Cette phrase du procureur montre la motivation politique de la condamnation et inquiète la Commissaire Européenne aux affaires étrangères, Catherine Ashton, qui craint que « l'emprisonnement éventuel de Mr Abu Rahma soit destiné à l' empêcher , ainsi que d'autres palestiniens , d'exercer leur droit légitime à protester de façon non violente contre l'existence du Mur. »

Une autre raison, avancée par le procureur pour soutenir sa demande d'une condamnation sévère est le coût pour l'armée des manifestations contre le Mur. Le Major Igor Mussayef , officier chargé des opérations au sein de la brigade Binyamin , appelé comme « témoin expert » a présenté un rapport détaillé de ces coûts.

Ce document comprend plusieurs erreurs , il mentionne par exemple que 7 palestiniens sont morts pendant les manifestations de Bil'in et Ni'ilin alors qu'il n'y en a eu que 6. Cet « expert » tente, de façon ridicule, de prouver que l'armée ne jouit d'aucune supériorité par rapport aux manifestants en prétendant que la portée effective des balles en caoutchouc ainsi que celle des balles réelles de calibre 0,22 est passablement inférieure à celle d'un lance-pierres. En fait le rapport affirme que la portée effective d'une balle en caoutchouc est de 50m, portée minimale de tirs anti émeutes d'après les règlements de l'armée.

Pendant l'audience le major Mussayef a affirmé que toutes les armes dont il est question dans le document sont utilisées pour contrôler la foule, sans être mortelles. Interrogé tout particulièrement sur les balles de calibre 0,22, classées de façon explicite comme balles réelles par l' Avocat Général militaire et non autorisées pour contrôler la foule, il a répondu qu'elles étaient autorisées. Une telle réponse de la part d'un officier responsable d'opérations et appartenant à une brigade préposée à la plupart des manifestations en Cisjordanie montre à quel point l'armée est laxiste en ce qui concerne les armes utilisées lorsqu' elle essaye d'écraser les luttes populaires des palestiniens

Le document très partial présenté au tribunal détaille aussi les dépenses liées aux tirs contre les manifestants (presque 6,5 millions de shekels entre Août 2008 et Décembre 2009). Il mentionne également le prix qu'a coûté la construction, à Ni'lin, d'un mur de béton destiné à empêcher des dégradations sur la barrière de séparation (8,5 millions de shekels) mais ne mentionne pas le coût de la modification du tracé du Mur à Bi'lin à cause de l'illégalité de son tracé original, ou le fait que jusqu'à ce jour , 3 ans après la décision de la Cour Suprême ordonnant la modification, celle-ci n'a toujours pas été effectuée.

L'audience qui a duré plus de 3 heures, s'est déroulée devant un parterre de nombreux diplomates, de représentants des organisations des droits de l'homme tant internationales qu'israéliennes , ainsi que des membres de la famille d'Abu Rahmah et de ses amis.

Traduction J.H ccippp34