Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

LE FUTUR DES PALESTINIENS

La primauté de l'éthique

Contribution d'Un palestinophile

Je précise d'entrée que je trouve profondément irréaliste, tout à la fois, et la solution « pour l'éternité » de deux états, dont un de plus en plus mythique « véritable » état palestinien que d'aucuns jugent devenus territorialement parlant impossible, et la solution d'un état binational. Et évidemment totalement immoral et « in éthique » (contraire à l'éthique élémentaire), la solution sioniste s'il en est d'un état israélien sur toute la Palestine historique, ça va de soi.

Mais malheureusement les plus ou moins vieilles analyses habituelles sur le thème « un ou deux états » d'où qu'elles viennent, souffrent de trois défauts au moins, qu'elles soient le fait de ceux qu'on pourrait appeler des sionistes pacifiques qui paradoxalement veulent la justice pour les Palestine et le maintien définitif de l'état israélien, ce qui est incompatible, ou le fait d'anti-stato-israélites qui sont pour un état palestinien sur toute la Palestine historique … (au moins) à l'Ouest du Jourdain. Même si détrôner le petit-fils du traître à la cause arabe et palestinienne, l'ex-chef de tribu Abdallah Ier, et créer une république palestinienne jusqu'à la limite est de la Jordanie couvrirait la vraie Palestine historique dite mandataire et réintégrerait en Grande Palestine de nombreux « Jordaniens » natifs ou fils de natifs de la Palestine de l'Ouest du Jourdain.

Le premier défaut de biens des argumentations, c'est qu'elles disent souvent et répètent « Les Israéliens juifs ne voudront jamais ceci ou cela … » . Alors qu'on nous a encore sorti fin Août 2008 un sondage basé sur quatre cents interrogés. Comme si, outre la non crédibilité des sondages, outre le fait qu'il n'y a pas de nationalité israélienne, ces citoyens d'un état artificiel - toujours sans constitution et sans frontières internationalement reconnues - étaient unanimes et monoblocs. Alors qu'ils sont de cultures, de niveaux de vie, de motivations ou de perte de motivations et même de religions très différentes, peut-être bien plus proportionnellement au fait de leur seulement soixante ans d'existence que d'autres pays où on émigre. A commencer au départ, dès avant 1948 et juste après, par le mépris des Ashkénazes envers les Séfarades ( ce »matériel humain ») qui n'est pas encore totalement disparu. Bref un pseudo peuple artificiel de Juifs s'il en est, ne représentant même pas la majorité des Juifs ou se pensant tels de la planète, donc ne représentant pas plus la majorité du peuple juif que le CRIF ne représentant en France la majorité des Juifs français. Car alors que peu de gens, sinon personne, n'est tant capable de savoir de quelle nationalité était, de quelle religion était et que pensait l'arrière-grand-mère de l'arrière grand-mère de son arrière-grand-mère, les Israéliens juifs,eux, apparemment le peuvent. Alors que, en Israël comme ailleurs, la majorité des immigrés le sont par intérêt économique égoïste et nullement par estime du pays ou de sa philosophie supposée. Et alors que la majorité des Juifs européens ou autres n'a pas jugé vitale pour sa sécurité et son bien-être de faire son alyia (retour au soi-disant pays des aïeux) juste après la dernière guerre 39-45 ou plus tard. Et alors encore que plus de Juifs sont morts violemment en Israël que partout ailleurs depuis 1945.

Le second défaut de bien des argumentations sur le thème « un ou deux états » , c'est de faire l'impasse sur la quasi-impossibilité psychologique absolument normale et justifiée pour les « Palestiniens d'au-delà de la ligne verte pour le moins », de cohabiter, du jour au lendemain, avec les occupants et autres tortionnaires de la veille au soir. Surtout, même si on ne regarde pas la télé et ne consulte pas Internet, vu la spécificité exceptionnelle du service militaire israélien où on est, pendant vingt-cinq ans un militaire en permission dix à onze mois de l'année, donc plus ou moins acteurs, complices ou témoins des exactions quotidiennes. Sauf les courageux refuzniks et, jusqu'à un certain point, ceux qui refusent de servir au delà de ligne verte, très mal dite frontières de 1967, alors qu'il faudrait parler de celles de 1949, sans même utiliser le mot de frontières puisque ça n'en était pas vraiment aux dires même des sionistes qui visaient toujours, comme encore maintenant, au minimum le Jourdain. Voire au-delà ; selon leur conception de l'Eretz Israël, comme le disait encore la brute Sharon en fin d'une préface d'un ouvrage publié par Paris-Match en 1988. En rappelant que pour ce qui est de l' « affection » que pourraient porter les Palestiniens aux « ex-soldats » israéliens, ils leur seraient difficile d'oublier, entre autres, la consigne du chef d'état-major Itzak Rabin, auquelon a un peu vite donner un prix Nobel de la Paix « Brisez leur les bras et les jambes ».

Le troisième défaut , de bien des argumentations sur le thème « un ou deux états » , c'est la non prise en compte du fait que cet état ethnique raciste est génétiquement (les fondements contradictoires du sionisme et des pratiquants de plusieurs des judaïsmes, etc..) et congénitalement (les agissements inadmissibles des années 1947-49, avant tous les autres) totalement illégitime, parce que totalement contraire, depuis plus de cent ans, à l'éthique élémentaire et à l'humanisme rudimentaire. Et l'utopie n'étant pas où on pense, l'irréalisme, c'est de s'asseoir sur l'éthique, car quand l'éthique est méprisée, la déchéance morale suit, et il n'y a plus de limites. Et c'est ce qui se passe en Israël que déplore un certain nombre de philosophes juifs israéliens ou non quelle que soit la solution qu'ils préconisent On le constate dans d'autres pays aussi et d'autres contextes encore que lorsqu'on s'asseoit sur l'éthique, c'est le début de la fin.

Et c'est bien de cette illégitimité génétique et congénitale dont il faudrait quasi prioritairement, avant même d'aller courageusement en Palestine comme bouclier humain, convaincre un maximum de vecteurs d'opinions et de décisions des « grandes puissances », y compris si possibles les plus ou moins lâches politiciens, qui croient encore parfois sincèrement qu'Israël est l'agressé, alors qu'il est l'agresseur ; ce que reconnaissait le fanatique despote Ben Gourion lui-même quand il déclarait : « "Ne nous cachons pas la vérité…. Politiquement nous sommes les agresseurs et ils se défendent. Ce pays est le leur, parce qu'ils y habitent, alors que nous venons nous y installer et de leur point de vue nous voulons les chasser de leur propre pays » " . Ce « grand homme » n'avait il pas déclaré lors d'un congrès sioniste en 1937 que « tout État Juif proposé aura à transférer les populations arabes hors de la région, si possible librement de leur propre volonté, sinon par la contrainte. ». On a tous les droits quand on est juif ?

Et il importe aussi d'ailleurs de déniaiser les ignorants croyant que la Shoah a beaucoup affecté les fondateurs d'Israël une fois informés, alors que, déclarations radicales authentiques à l'appui, ils s'en sont désintéressés, voire ont facilité son importance ; avant de s'en servir hypocritement pour susciter de la compassion et/ou de la culpabilité très rémunératrices, soit pour l'état, soit pour des profiteurs particuliers. Il y a même les rabbins d'un des judaïsmes (car il soit être clair qu'il y en a plusieurs qui dénoncent explicitement cette réalité historique. Sachant pour ceux qui invoquent ou révère la légitimité biblique, que le judaïsme initial est le fruit de l'imagination politicienne de lévites (prêtres) de la tribu de Juda au V° siècle avant notre ère, et pas la religion d'Abraham, de Jacob ou de Moïse, si seulement ils existèrent, ni même celle du roi David qui ne battit pas Goliath, mais exista vraiment lui, lui, mais ne fut probablement pas aussi grand qu'on nous l'a fait croire, tout comme Salomon et sa reine de Saba.

Quoiqu'il en soit, la seule stratégie et solution réalistes, parce que les seules éthiques, ce qui implique l'exclusion de toute autre, c'est, en un premier temps, en une première de deux étapes, après un traité de non agression mutuelle le plus vite possible, de revenir aux frontières - incluant donc Jaffa - de l'insensé texte de la résolution 181 de l'ONU du 29 novembre 1947 qui n'était qu'une recommandation et pas une prescription à exécuter comme le laisse vicieusement entendre les sionistes . Une résolution/recommandation que refusèrent bien évidemment et légitimement et logiquement les Palestiniens déjà quelque peu organisés « nationalement » et, certains pour des raisons troubles, la totalité des états arabes. Un temps de transition cicatrisante qui permette aux Palestiniens survivants - souvent déshumanisés, sauf les collabos et les profiteurs, - de vivre d'abord dans un état digne de ce nom, souverain, indépendant, laïque, écologiquement et économiquement viable. Avant, ensuite dans un second temps, dans une vingtaine d'années donc, le temps d'une génération, de réunir tous les habitants de la Palestine historique sous le drapeau actuel et dans un état palestiniens. Avec octroi effectivement très généreux aux ex-Israéliens juifs qui le voudront d'une carte de citoyens de nationalité palestinienne vraiment à part entière. Ou à la limite d'une carte de résident avec des droits raisonnables bien définis. Sachant que probablement la majorité des Juifs israéliens racistes et souvent religieusement fanatiques préfèrera l'émigration dans des pays qui accepteront le risque d'accueillir des gens qui, de plus en plus, n'ont plus d'humain et de sensé que l'apparence.

Tout ce qui peut être décidé de transitoire à propos de la Palestine ne sera jamais une concession israélienne mais bien palestinienne. Parler de deux nations et donc d'état bi-national est inconséquent , car il ne peut y avoir logiquement et psychologiquement, voire juridiquement, deux nations, ni deux nationalités au sein d'une seul état et de ses frontières. Sachant que tout Israélien qui ne s'est pas battu de l'intérieur contre la persistance de cet état ethnique criminel est peu ou prou complice de tous les crimes d'expulsions, de spoliations, d'expulsions, puis des crimes d'occupation. Alors que vue l'énorme disproportion des forces et armements en présence, il est totalement inapproprié et antididactique de parler de « crimes de guerre ».

Mais, alors que Yasser Arafat fut loin d'être clair et moyennement irréprochable, voire admirable, ce réaliste objectif pacificateur basé sur l' éthique élémentaire, en deux temps, n'est possible que si, avant le reconnaissance international d'un état admissible à la tristissime ONU, on régénère l'OLP. Car cet organisme n'est actuellement plus du tout représentative des forces vives palestiniennes de la Palestine historique et évidemment émigrée. Il est vital qu'on remplace « démocratiquement » les collaborateurs profiteurs illégitimes de la pseudo autorité palestinienne par une génération plus jeune, ce qui n'est évidemment pas évident. Avec non seulement les légitimes représentants d'un Hamas (pas plus monolithique que d'autres partis dans le monde), mais encore avec les leaders auxquels beaucoup de Palestiniens, la jeune génération en particulier, font confiance que sont Marwan Barghouti, Mustapha Barghouti et Omar Barghouti ; sans dénier évidemment le droit d'être représentés au FPLP et au FDLP, s'ils ne fusionnent pas par tactique électorale. .

Peu importe qu'Israël, aidé par ses puissants groupes de pression, dont la formidable AIPAC, ait fait l'objet écrit ou non d'une lâche « reconnaissance de la communauté internationale », peu importe que son existence soit pour tous une réalité reconnue, même par le Hamas, , à la grande différence de son droit d'exister. Il n'est pas question de jeter les Juifs à la mer ou de les expulser comme ils firent, eux, les envahisseurs, sans état d'âme ou presque, sauf une minorité de Juifs non fanatiques peu connue, avec les autochtones légitimes. Il n'est pas question de rayer les Juifs de la carte, mais seulement, à terme, l'état ethnique raciste.

Encore une fois, il s'agit de respecter réalistement l'éthique, la seule valeur humaine sûre dans ce cas. Alors qu'il est relativement aisé, si on s'y efforce avec des mots pesés et des connaissances historiques suffisantes, de démontrer, au moins aux vecteurs honnêtes d'opinions et de décisions des grandes puissances non directement impliquées, à défaut de la majorité des Juifs de la planète et de ceux d'Israël, qu'absolument tous les pseudo-arguments mythiques, artificiels et racistes de légitimité avancés par les sionistes depuis toujours ne résistent pas quinze minutes à une analyse honnête.

Alors que pour ce qui est de constituer, comme évoqué en introduction, assez logiquement une république de la Grande Palestine incluant donc la Jordanie actuel, économiquement et écologiquement bien plus rapidement viable encore, qui ne serait que justice (vu la composition majoritaire de la population), , il faut d'abord commencer par le commencement et semer cette idée dans la tête des Néo-jordaniens qui seraient évidemment à consulter. Mais de toutes façons,si Dieu le veut, que l'éthique triomphe au plus vite.

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