Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

le Terrosisme Sioniste

Israël Etat Basé sur le terrorisme

Tout terrorisme, de quelque nature qu'il soit, commandité par quelque individu ou quelque organisation que ce soit, est odieux et intolérable. Ce terrorisme qui tue des personnes totalement étrangères au conflit en cause, notamment des enfants, sera toujours inadmissible.

Cela dit, et sans chercher de circonstances atténuantes à quelque entreprise terroriste que ce soit, il convient néanmoins de remarquer que l'odieux comporte des niveaux. Dans l'ex-Palestine, il y a manifestement un terrorisme d'agression et de conquête, celui des forts, des sionistes et un terrorisme de défense, celui des faibles, des humiliés, des démunis et des opprimés, celui des Palestiniens.

Parmi les principales organisations sionistes ayant oeuvré en Palestine avant la création de l'État d'Israël ou depuis cette création, citons :

Le Ha-Shomer (la Garde)

Ce fut la première organisation paramilitaire clandestine.

Elle comptait en 1910 une centaine de membres et combattit avec les Anglais pendant la guerre de 1914. Ses membres formèrent, entre les deux guerres de 1914-18 et de 1939-45, les cadres de l'armée juive clandestine : la Haganah.

L'Irgoun

Comme nous l'avons vu précédemment, cette organisation d'extrême droite se spécialisa dans les attentats à la bombe contre les forces britanniques et les Arabes de 1935 à 1939 avec reprise en 1944. Elle donna naissance en 1948 au parti Herout, devenu l'actuel Likoud.

Le Lehi

(ou groupe Stern Dissidence de l'Irgoun cette organisation a multiplié elle aussi les attentats, les exécutions sommaires et les extorsions de fonds. Elle se spécialisa particulièrement dans les attentats à la bombe contre les forces britanniques pendant la période du Mandat.

Fait tout à fait notable, en vertu de l'adage selon lequel « les ennemis (les Allemands) de nos ennemis (les Britanniques) sont nos amis » et dans la perspective d'obtenir de Hitler la création d'un État juif après la conquête du Moyen-Orient, les dirigeants du Lehi, ont offert les services de leur organisation à l'Allemagne nazie en 1940-41. Les principes de base d¹une éventuelle collaboration furent établis et formulés ainsi par la direction du Lehi :

1) Il pourrait exister des intérêts communs entre l'instauration, en Europe, d'un ordre nouveau, selon la conception allemande, et les véritables aspirations du peuple juif telles qu'elles sont incarnées par le Lehi.

2) La coopération entre l'Allemagne nouvelle et une nation hébraïque rénovée (Vôlkisch Nationalen Hébräertum) serait possible.

3) L'établissement de l'Éta historique juif sur une base nationale et totalitaire, et lié par un traité au Reich allemand, pourrait contribuer à maintenir et à renforcer, dans l'avenir, la position de l'Allemagne au Proche-Orient. À condition que soient reconnues, par le gouvernement allemand, les aspirations nationales du "Mouvement pour la liberté d'Israël".

Mais Hitler dans sa haine des Juifs refusa net cette proposition.

La Haganah (la Défense)

Elle fut créée en 1920, avait 15 000 membres au début de la guerre de 1940 et comportait notamment (à partir de 1941) des « compagnies de choc », le Palmach. Cette organisation militaire sioniste qui n'hésitait pas à s'attaquer aux Juifs antisionistes - c'est elle qui assassinat en 1924 le poète et journaliste juif De Haan - fut qualifiée d'armée privée clandestine, dès 1946, par la commission anglo-américaine.

Les mista'arebim

Cette organisation terroriste sioniste est toujours active en Israël. Leibowitz[36] l¹assimile au Hamas palestinien : « Est-ce que quelqu'un peut nier le fait, atroce, que les actes du Hamas et ceux des mista'arebim se ressemblent ? »

Les crimes perpétrés par les organisations terroristes sionistes

Comme nous l¹avons déjà vu, la Grande-Bretagne accusée par les sionistes de contrarier l'arrivée massive et programmée de colons juifs pendant son Mandat sur la Palestine de 1922 à 1948 fut longtemps la cible de choix d¹un terrorisme impitoyable. De multiples faits peuvent être rapportés...

Parmi eux, citons :

1944

Yitzhak Shamir, chef du Lehi, fait assassiner Lord Moyne grand ami de Churchill, ambassadeur d'Égypte et envoyé spécial de Churchill en Palestine.

1946 :

- en février, des commandos détruisent 22 appareils de combat britanniques sur des aéroports militaires,

- en avril, 7 soldats britanniques sont abattus dans leur caserne,

- en mai, les onze ponts reliant la Palestine aux pays limitrophes sont dynamités,

- en juin, 8 soldats britanniques sont enlevés et pris en otage,

- en juillet, l'Irgoun plastique l'hôtel King David, siège de l'administration britannique. On dénombre 93 morts, en majorité des civils, soit 41 Palestiniens, 28 Britanniques et 17 Juifs.

1947

- en mars, l'Irgoun organise des raids contre une quinzaine d'objectifs militaires britanniques,

- en mai, l'Irgoun attaque la prison de Saint Jean d'Acre et libère plusieurs centaines de militants sionistes emprisonnés par les britanniques,

- en juin, les attentats se multiplient lors de l'enquête de l'UNSCOP à l'initiative des Nations Unies.

En 2 ans, ce sont 150 militaires britanniques qui tombent victimes des sionistes et 350 qui sont grièvement blessés.

1947-1948 : C'est la guerre israélo-arabe

Avec les hommes et l'argent provenant de nombreuses communautés juives, avec les armes venues en masse de l'Occident (notamment de Thécoslovaquie) et avec son organisation terroriste mise au point méthodiquement et clandestinement depuis longtemps, Israël triomphe de ses voisins arabes. Outre les multiples attentats terroristes et la destruction de très nombreux villages (Shahak[37], ancien président de la Ligue des droits de l¹homme, en rapporte une liste impressionnante), outre le massacre perpétré à Deir Yassin dont nous avons déjà parlé, il faut signaler particulièrement,le massacre du village chrétien d'Eilaboun, en Galilée dont 13 habitants furent tués le 30 octobre 1948 par l'armée d'Israël tandis que les autres étaient expulsés vers le Liban. (À noter que ce dernier cas n¹est connu que depuis quelques années grâce à l'historien israélien Benny Morris qui a pu exhumer des archives de l¹ONU, l¹historien précise d¹ailleurs que les villageois furent, par exception, autorisés à regagner leurs foyers et leurs champs dévastés).

À propos de Deir Yassin, l'historien de la Haganah, Arieh Yitzhaqi, affirme quant à lui que l'opération «était en ligne avec des dizaines d'attaques menées à cette époque par la Haganah et le Palmah, au cours desquelles des maisons pleines de personnes âgées, de femmes et d'enfants étaient dynamitées». À noter que l'Organisation Socialiste Israélienne publia elle-même, dans son organe Matzpen (d¹avril 1973 et de mai 1976), une liste de 384 villages arabes détruits par Israël en 1948 ains qu'une liste des agglomérations juives construites sur leurs décombres.

En cette même année 1948, le 17 septembre, le Médiateur de l'ONU, le comte Folke Bernadotte, est abattu dans sa jeep, avec son assistant français le Colonel Serrot[38]. Dans un premier rapport Bernadotte décrivait : «le pillage sioniste à grande échelle et la destruction de villages sans nécessité militaire apparente » et affirmait par ailleurs : «Ce serait offenser les principes élémentaires que d¹empêcher ces innocentes victimes du conflit de retourner à leur foyer, alors que les immigrants juifs affluent en Palestine et, de plus, menacent, de façon permanente, de remplacer les réfugiés arabes enracinés dans cette terre depuis des siècles». Ce sont les organisations terroristes de l'Irgoun et du Lehi qui sont de nouveau responsables de cet assassinat. Bien qu'ayant sauvé des milliers de Juifs, Bernadotte avait été jugé trop «pro-arabe» par Yitzhak Shamir.

À noter que l'opinion américaine, jusque-là favorable au partage de la Palestine, le regrette alors en majorité tandis que Washington lui-même amorce un revirement de sa position. Néanmoins, comme nous l¹avons vu plus haut, il est trop tard, ce revirement n'aura pas de suite...

Rubriques: