Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Le village de Zabouba vit à la lumière des bougies

Le Mur

Par Ali Samoudi

Les enfants du village de Zabouba font leurs devoirs à la lumière des bougies, bien que leur village situé à l'ouest de la ville de Jénine, le long de la ligne verte, est aussi vieux que l'histoire. Alors que les enfants israéliens des colonies implantées sur les terres de Zabouba, qui se trouvent à quelques kilomètres d'eux, ont de l'eau, de l' électricité et tout ce qui est nécessaire, le village vit une situation difficile et amère, imposée par l'occupation israélienne qui l'a privé de toute forme de développement, et notamment en ce qui concerne la terre et l'électricité

L'élargissement des colonies

Les terres de Zabouba, comme dit Imad Jaradat, président de l'association en faveur de l'éclairage, a toujours été une cible de la colonisation car elle se trouve dans les terres de Marj Ibn Amir, le long de la ligne verte, et avant 1948, la superficie du village était de 18.000 dunums, et avait pour surnom « Umm al-Yatama » (la mère des orphelins) à cause de la générosité de ses habitants, lorsque les habitants des villages voisins y venaient et obtenaient des terres à cultiver à des prix dérisoires ou tout simplement gratuitement.

Jaradat ajoute : « Mais l'occupation israélienne n'a laissé aucun village tranquille, les forces de l'occupation ont commencé à grignoter et à confisquer des terres, surtout celles qui se trouvent proches de la ligne verte, pour construire les colonies, soit des kibboutz, soit des projets agricoles, jusqu'à ce que le village perde ses terres et il ne reste plus que moins d'un millier de dunums.

Le mur de la séparation

Mais les forces de l'occupation ne se sont pas contentées de cela, car Zabouba, comme l'explique le président du conseil villageois, est un des premiers villages visés par le plan du mur, et bien que la superficie soit étroite et que la population ait protesté, le mur a été construit à l'intérieur des terres du village, et il ne reste plus à la population que ses maisons, la plupart des terres fertiles qu'elle possédait a été perdue, et ces terres représentaient la principale source de vie du village.

Zabouba est enfermé

Ainsi se poursuit la tragédie du village de Zabouba, tous les jours, avec la construction du Mur. « Nous sommes enfermés à l'intérieur d'une petite prison. Nos terres ont été confisquées, notre agriculture a été démolie, et l'occupant nous interdit de nous rendre à l'intérieur de la ligne verte pour travailler… Nous n'avons plus aucun moyen pour vivre, ce qui a augmenté le taux de chômage et de pauvreté, à tel point que les habitants du village vivent des aides fournies par l'UNRWA », ajoute Jaradat.

Les souvenirs du XIXème siècle

Imad Jaradat décrit la situation comme étant « dramatique » et pense que ce qui arrive au village rappelle l'époque du XIXème siècle, mais sans que la population l'ait voulue. La difficulté de la situation et l'état de pauvreté ont empêché la population du village à payer leur électricité, et l'occupation a refusé de relier les lignes à la ligne électrique régionale. « Alors que les colonies ont l'électricité, nous, nous en sommes privés. Nous avions utilisé les moteurs jusqu'à présent, mais aujourd'hui, le village vit dans l'obscurité, les habitants sont revenus aux bougies et aux lanternes, pour permettre aux enfants et aux étudiants d'étudier, et surtout à ceux qui doivent passer leur bac (tawjihi). Quant à la population, elle passe ses soirées au clair de lune.

Post-Scriptum :

Appel

C'est pourquoi Imad Jaradat, au nom des habitants de Zabouba, et pour résistre à l'avancée des colons et protéger la partie ouest du marj Ibn Amir, lance un appel aux institutions pour qu'elles se mobilisent pour aider le village et aider ses enfants qui veulent malgré tout poursuivre leurs études. Ils ont le droit de vivre comme les enfants du monde, malgré l'obscurité de l'occupation.