Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Les médias occidentaux répètent comme des perroquets

Par Khaled Amayreh

Les atrocités israéliennes et le traitement néo-nazi que subissent les Palestiniens sont relatés par les médias américains et quelques européens de manière tellement tendancieuse, irresponsable et malhonnête que la grande masse des Américains et beaucoup d'Européens ignorent le scandale du calvaire palestinien.

En tant que journalistes, ils n'ont pas le droit d'imprimer la propagande et les mensonges israéliens comme étant "des informations intègres" et "des faits indiscutables"

Le mercredi 8 novembre, l'armée israélienne commettait un massacre épouvantable dans la Bande de Gaza, tuant et mutilant des dizaines de civils innocents pendant leur sommeil, pour la plupart des femmes et des enfants.

Ce nouveau massacre s'ajoute à la longue liste des crimes israéliens contre des Palestiniens innocents, dont le seul crime est leur persistante détermination à se débarrasser de décennies d'occupation militaire néo-nazi, démoniaque et déshumanisante, qui cherche à les anéantir et les chasser de leur patrie ancestrale.

Après le carnage, et à leur façon habituelle dans de telles circonstances, les dirigeants israéliens, à commencer par le Premier Ministre, se sont mis en mode limitation-des-dégâts, déclarant aux agences de presse et aux réseaux de télévision qu'ils « regrettaient » et qu'ils étaient « attristés » par la mort des civils innocents.

Les déclarations d'Ehud Olmert, qui, il y a encore quelques mois, était cité pour avoir dit sans honte que « les vies juives étaient plus importantes », ont été reprises jusqu'à la nausée par presque tous les grands médias occidentaux, à savoir que la tuerie était le résultat d'une « erreur technique » et que quelques « missiles tirés par erreur » avaient causé le bain de sang de Beit Hanoun.

Il est intéressant de constater que pratiquement aucun média, les voix du monde libre, n'a posé la question ou même ne s'est demandé pourquoi les "méprises", les "erreurs techniques" et les "missiles tirés par erreur" sont évoqués chaque fois que les femmes et les enfants palestiniens (et libanais) sont tués dans les rues de leurs quartiers, ou lorsqu'ils sont en vacances sur la plage de Gaza, ou lorsqu'ils fuient les bombardements, comme à Mirwaheen au sud Liban, ou bien sûr, pendant qu'ils dorment, dans leurs lits, comme les dernières victimes de la sauvagerie israélienne.

Malheureusement, la plupart des réactions occidentales face au massacre n'ont pas été au-delà des platitudes habituelles et des reportages routiniers, comme de demander aux deux parties de faire preuve de retenue.

Voici quelques exemples qui montrent l'extrême mollesse avec laquelle l'Occident traite la criminalité israélienne.

Une déclaration de la Maison Blanche, le 9 novembre, "regrette les morts et conseille vivement aux deux parties de faire preuve de retenue". Une autre déclaration gratuitement perverse a été faite par l'Ambassadeur US aux Nations Unies, John Bolton, qui a eu le culot de dire que les tueries de Beit Hanoun étaient imputables au Hamas et à son refus de reconnaître Israël. Là on voit la dépravation morale de ces gens, la laideur brutale de leur mentalité !

Samedi 11 novembre, Bolton a opposé son veto à un projet de résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU visant à créer un dispositif de protection des civils palestiniens contre les attaques israéliennes incessantes.

Même l'Union européenne, dont on pourrait imaginer qu'elle est plus civilisée, alors qu'elle a dénoncé le massacre comme un "événement profondément choquant", n'a pas manqué de nous rappeler qu'Israël a le droit de se défendre », donnant ainsi l'impression indécente et mensongère qu'Israël et son arsenal nucléaire faisaient l'objet d'attaques, et non les Palestiniens décimés.

Bon, quand l'Union Européenne dira-t-elle que les Palestiniens, eux aussi, sont des êtres humains et qu'ils ont le droit de se défendre ? Quand les porcs casher voleront ?

De la même manière, des déclarations molles ont été faites par les dirigeants européens, comme celle de Margaret Beckett, secrétaire aux Affaires Etrangères britanniques, qui a simplement dit "qu'il est difficile de voir le sens d'une telle action ni comment la justifier. Israël doit respecter ses obligations et éviter de nuire aux civils."

Bon, Becket et son patron hypocrite, Tony Blair, doivent être vraiment convaincus qu'Ehud Olmert, Amir Peretz, Dan Halutz et maintenant Avigdor Lieberman vont recevoir leurs paroles en plein coeur et arrêter immédiatement de nuire aux civils palestiniens une bonne fois pour toutes.

Rabâcher la version israélienne

En même temps que les réactions occidentales au massacre demeuraient dans la "routine normale", la plupart des médias ont répété, penauds et peu suspicieux, comme des perroquets, la version israélienne du bain de sang involontaire et causé par quelques missiles tirés par erreur.

CBS News, par exemple, a déclaré le 9 novembre que "des dizaines de milliers de Gazans affligés, pleurant de douleur et criant vengeance, se sont entassés dans un cimetière jeudi pour enterrer 18 civils tués par un barrage d'artillerie israélien tiré par erreur"

De façon similaire, Richard Boudreaux, dans le Los Angeles Times du 10 novembre 2006, répétait le même mensonge :

« Il a fallu 15 minutes pour qu'un obus israélien, tiré par erreur sur une rangée d'immeubles d'habitation, tue 16 membres d'une famille et pousse ses membres qui avaient survécu, et qui se tenaient à l'écart de la lutte armée, dans une furie vengeresse. eh oui, "des tirs erronés" par Israël, et une "furie vengeresse" du côté palestinien !

Le même modèle de reportage, où la version israélienne du massacre est prise pour argent comptant, a été adopté par l'ensemble de la presse américaine, à l'exception du Christian Science Monitor, qui a imputé la déclaration à l'armée et aux officiels israéliens, mais sans l'endosser.

Bien, comment les auteurs de tels rapports, y compris l'Associated Press, dont le bureau de Jérusalem est tenu par les sionistes américo-israéliens fanatiques, qui cherchent toujours, dans leurs communiqués et leurs bulletins sur la Palestine, à donner la meilleure image possible d'Israël et décrire les Palestiniens de la pire manière, ont-ils découvert que l'artillerie avait été tirée "par erreur" ?

Ont-ils mené une enquête indépendante pour vérifier la vérité de leurs déclarations ?

Ont-ils consulté des experts indépendants pour corroborer leurs dires ?

Accepter telles quelles les déclarations de l'armée israélienne, dans de telles circonstances, est-il compatible avec l'éthique professionnelle du journalisme ?

En vérité, ces reportages sont complètement biaisés puisque que leurs auteurs, et en particulier les éditeurs à New-York et en Californie, sont toujours prêts à exonérer les assassins de toute mauvaise intention.

Oui, ces nouveaux écrivains ont parfaitement le droit d'exprimer leurs vues quand ils le souhaitent, mais, en tant que journalistes, ils n'ont pas le droit d'imprimer la propagande et les mensonges israéliens comme étant "des informations intègres" et "des faits indiscutables".

Malheureusement, les atrocités israéliennes et le traitement néo-nazi que subissent les Palestiniens sont relatés par les médias américains et quelques européens de manière tellement tendancieuse, irresponsable et malhonnête que la grande masse des Américains et beaucoup d'Européens ignorent le scandale du calvaire palestinien.

Même la B.B.C. qui se targue souvent d'être le parangon de l'objectivité et de la vérité, veille toujours à ce que le « point de vue » israélien soit mis en avant, au risque de créer, volontairement ou non, une impression de symétrie entre la victime et son assassin.

Evidemment, dans son reportage du 9 novembre sur l'enterrement des victimes du massacre de Beit Hanoun, B.B.C. News a consacré des centaines de petites phrases (6 paragraphes sur la version écrite du rapport) aux déclarations israéliennes sur les erreurs de bombardement (voir : http://www.news.bbc.co.uk/2/hi/midd...).

Le reportage, parmi d'autres choses, cite Olmert disant que les tueries étaient le résultat d'une "erreur technique", qu'il n'était pas "à l'aise avec l'événement", et "très perturbé", qu'il "allait vérifier" et que "ce n'était pas sa politique".

Bien, où est l'équilibre dans ce genre de reportage ?

Où est "l'autre point de vue", à savoir qu'il est vraisemblable que les bombardements aient été délibérés puisque l'armée israélienne savait parfaitement qu'elle bombardait un secteur à forte densité de population ?

De plus, est-ce que ce point de vue, que les tirs étaient délibérés, ne mérite pas que la BBC en parle, en particulier à la lumière des centaines de civils palestiniens, dont des douzaines d'enfants, tués par l'armée israélienne d'occupation depuis son soi-disant "retrait" de Gaza, en août 2005 ?

Ou alors, la BBC pense-t-elle que l'armée israélienne n'est pas capable de commettre des atrocités et des massacres, en toute connaissance de cause, et que les dirigeants et responsables israéliens ne sont pas capables de mentir pour masquer, ou minimiser la sauvagerie de leurs crimes

 

Source : Thepeoplevoices.org "Western media parrots Israeli narrative on Beit Hanoun Massacre" http://www.thepeoplesvoice.org/cgi-...

Traduit par MR pour ISM http://www.ism-france.org/news/

 

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