Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Les Palestiniens de Akka résistent contre leur expulsion forcée

Akka - rapport de Quds Press du 14 octobre 2005

Sur un canapé modeste, dans une pièce qui fait salle de séjour, dans le quartier Barbour, Musa Ashqar, 49 ans, fait le récit des pratiques du gouvernement sioniste contre les habitants palestiniens de Akka, qui sont restés chez eux. Il accorde au ministère de l'intérieur ainsi qu'aux diverses administrations de l'Etat la note de 100 sur 100 pour avoir réussi à faire un enfer, de la vie des Palestiniens de la ville côtière de Akka.

Entouré de ses enfants Ahmad, Mahmoud et Muhammad, il raconte : la municipalité juive a l'intention de nous chasser de nos maisons, nous les propriétaires de la terre. Les habitants de ce quartier aiment leur quartier, ils y sont nés, ils y vivent avant 1948. Mais avant, il y avait plus de gens. Ils sont partis parce qu'il n'a aucune autorisation pour construire, sans compter tous ceux qui ont été expulsés de Akka en 1948. Ils insistent à vouloir que nous échangions nos terres avec un autre lieu, mais nous refusons de vendre et d'échanger, c'est notre terre et ce sont nos maisons".

Il poursuit son récit, à l'intention de l'agence Quds Press : "Depuis des années, nous attendons le plan d'occupation des sols, détaillé, afin que nous puissions construire nos maisons. Actuellement, ils ont préparé un plan pour la région, mais contre notre intérêt, et non pas pour nous, mais pour installer une ligne de chemin de fer, et un nouveau quartier d'habitation dans la région, après avoir détruit les maisons de ce quartier. Ils veulent construire 2800 unités d'habitation pour installer les colons venant de Gaza et ceux qui sont arrivés récemment". Inquiet à cause de l'avenir du quartier, il commente : "Pour eux, le déracinement des autres est un passe-temps.

Ils le pratiquent contre nous, près de la ligne de chemin de fer, dans le quartier Barbour, dans la vieille ville, et dans d'autres lieux.

Pour eux, l'essentiel est que ces lieux aient un caractère juif".

Il indique, d'un coup : Le quartier de Barbour est agréable, il est le plus agréable de Akka, et Akka est une jolie ville, et elle est jolie parce que c'est Akka. Mais cette beauté te sépare de tout, car rien n'emprisonne ce lieu, sinon les plans d'occupation des sols, et l'interdiction faite aux gens de pratiquer normalement leur vie. Le gouvernement israélien a pris les terres des présents et des absents qui vivent réfugiés au Liban et en Syrie. Tout cela pour que nous quittions notre terre et nos maisons, pour qu'on abandonne notre terre. Je leur ai dit une fois : laissons-nous comme si nous étions des hommes préhistoriques, laissez-nous comme si nous étions un musée, et que les gens nous regardent".

A Akka, les habitants connaissent beaucoup de choses, et connaissent surtout la mer et ses remparts. Akka est rattachée à la mer, plus que toute autre chose. C'est pourquoi la mer entre dans la vie des gens, dans beaucoup d'aspects, et non seulement par la nage et les poissons.

La mer est, à Akka, le symbole de tout, presque. "Mon père me dit, si la mer s'en va, moi je m'en vais, ici, je suis bien".

Il ajoute : "ils nous ont proposé des terres, de l'argent, des appartements et des immeubles, ils me disent : tu habiteras où tu veux, mais j'ai refusé de partir d'ici, notre père est mort et ils nous a recommandé de conserver la terre".

Mahmoud Ashqar, 61 ans, un habitant du quartier Barbour à Akka, habite dans une maison couverte de très vieilles plaques métalliques, rouillées et rongées sur les bords. Il dit : "Nous ne pouvons les changer, nous avons essayé mais ils ont porté plainte contre nous, nous sommes allés au tribunal et ils nous ont dit : c'est interdit de changer les plaques".

Ali Qasem Rajab Taher, 31 ans, vit lui, une histoire différente. Il est marié depuis deux ans. Il vit avec ses parents, son épouse vit avec ses propres parents, et ils ont un enfant qu'ils se partagent, tous les deux, à tour de rôle. Il dit : "Nous habitons dans des maisons qui risquent de nous tomber dessus, à chaque moment, en entier ou morceaux par morceaux. Les autorités de l'occupation refusent que les gens fassent des travaux, jusqu'à ce que les gens s'en aillent." "Je suis en train de faire des travaux dans une maison, composée d'un salon de 2mx2, une chambre à coucher et des toilettes de 3mx3, une cuisine de 1m5 sur 1m5, et une fenêtre. Comptez vous-mêmes. Moi, je ne peux considérer cela comme une maison, et si je dis que c'est un taudis, je lui donne de l'importance.", mais il ajoute : "la meilleure chose à Akka, c'est la mer. Les gens y vident leurs soucis, car il est large, et immense, et il peut supporter tous nos soucis. Mais les soucis des habitants de Akka sont devenus plus immenses que la mer!!"

Le membre arabe de la municipalité de Akka, Ahmas Awda, indique, quant à lui, la nouvelle manière pour affronter la présence palestinienne dans la ville de Akka. Il explique : après que les autorités israéliennes aient compris que leur plan d'expulser les Palestiniens a échoué, elles ont adopté une nouvelle tactique qui est de faire venir des centaines de colons armés dans la ville."

Dans une déclaration spéciale à l'agence Quds Press, il affirme que les autorités de l'occupation profitent de l'opération terroriste qui a eu lieu au mois d'août dans la ville de Shefa 'Amr, commise par un terroriste juif, et qui s'est soldée par la mort de 4 Palestiniens de la ville, pour faire peur aux citoyens Palesitniens de la ville de Akka, où l'on aperçoit déjà des centaines qui se promènent dans la ville, avec toutes leurs armes.

"Le but de cette mesure", explique-t-il, "mise en pratique par le gouvernement sioniste et les responsables juifs de la ville de Akka, est d'augmenter le nombre de Juifs dans la ville. Car les Palestiniens représentent 38% de la population, et pour eux, c'est trop. Ils veulent réduire notre nombre à 15%." Il a indiqué que c'est le nouveau plan prévu pour la ville de Akka, dans le cadre d'un vaste plan pour judaïser les deux régions de Galilée et du Naqab, étant donné que la majorité de la population dans ces régions est palestinienne (51% de Palestiniens contre 49% de Juifs). Akka représente la pierre d'achoppement de ce plan, étant donné sa place de capitale historique et économique dans le temps, et jusqu'à présent.

Les citoyens palestiniens peuvent raconter pendant des jours comment ils subissent les exactions de la part des autorités sionistes, pour les faire partir et comment ils aperçoivent quotidiennement le changement qui s'opère dans la ville. Les autorités sionistes veulent imposer un état de fait sur les citoyens palestiniens et comme exemple de nouvelle mesure, l'obligation faite aux commerçants palestiniens de la ville de fermer les magasins le samedi et d'interdire leur circulation, pour éviter les heurts entre la population palestinienne et les colons.

Il a indiqué que les nouveaux groupes juifs amenés à Akka, qui sont des gens de l'extrême-droite extrémiste, veulent étouffer les Palestiniens, leur prendre leurs droits dans tous les domaines de la vie. Il précise qu'aujourd'hui, à Akka, il y a 17.000 Palestiniens, 7000 vivant dans la vieille ville, et 10.000 dans les nouveaux quartiers.

Et pourtant, il n'y a que deux écoles pour les Palestiniens, avec 1500 élèves. Les deux écoles souffrent d'une surpopulation extrême, et le nombre de chômeurs parmi les Palestiniens est énorme, entre 30 et 50% de la population.

Il a ajouté qu'un autre plan est en cours actuellement, qui est de faire venir dans la ville les bandes de malfaiteurs et les tragiquants de drogue. Il est curieux que les policiers sionistes ne fassent pas attention à cet aspect, car il y a un réel problème de ce côté, dans la ville. La drogue et la violence font beaucoup de victimes, mais la tolérance des policiers est intentionnelle. Il s'agit de détruire la jeunesse palestinienne et par la suite, la population toute entière.

Cela fait partie du plan sioniste pour faire quitter la ville aux citoyens palestiniens, qui souhaiteraient protéger leurs enfants de ces vices.

Mais ce plan a comporté de sérieuses menaces sur la population juive, aussi. En laissant les bandes du crime sévir dans la ville, pour faire partir la population palestinienne, la police et le gouvernement ont mis la population juive en danger. Les Arabes ne sont pas partis, malgré leurs difficultés sociales importantes, mais les jeunes juifs sont menacés car ils sont devenus la cible de ces bandes criminelles.

Le proverbe arabe : "qui creuse un trou pour son frère, y tombe", en fait, c'est ce qui s'est passé. En réalité, il y a une émigration juive de la ville, maintenant. Et ceux qui restent parmi les juifs sont ceux qui n'ont pas les moyens de partir.

Il a confirmé le fait que les Palestiniens de Akka vivent dans des maisons très anciennes, qu'il leur est interdit de mettre en état. En réalité, c'est la municipalité juive qui accorde les autorisations pour les réparations, mais elle ne les donne pratiquement jamais. Les anciennes maisons de Akka sont collées les unes aux autres, et il n'y a pas de place pour construire, ce qui pousse les jeunes mariés à s'en aller, pour habiter ailleurs. La municipalité fait tout pour que la population s'en aille, mais les gens insistent à vouloir rester dans la ville.

En conclusion, il rappelle que Akka, avec son histoire, ses mosquées, ses remplarts et ses sites, reconnue sur le plan international, et même par l'UNESCO, a réussi à vaincre Napoléon. il est donc capable de faire échec à toutes les mesures et les plans sionistes visant à la dépeupler de ses habitants autochtones.