Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Lettre ouverte au Conseil municipal de la Ville de Paris – France.

Un criminel de taille honoré : David Ben Gourion ! Lettre ouverte aux Conseillers municipaux de l'Hôtel de Ville de Paris

Hôtel de Ville de Paris - Place de l'Hôtel de Ville 75196 Paris cedex 04

Les criminels honorés !

Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux de la Ville de Paris, Après Herzl, le théoricien du sionisme, c'est Ben Gourion, l'assassin de l'humanisme, qui est glorifié par votre Conseil ! C'est ce criminel que vous avez honoré, Mesdames et Messieurs, au nom de la République et du peuple français ! En donnant son nom à une « promenade » de votre ville, vous avez confirmé à votre peuple l'amour que portez aux criminels du peuple palestinien, en tant que fidèles serviteurs d'Israël. Lorsque le promeneur (conscient) piétine le sol de cet endroit dédié à Ben Gouron, il se sentira sur le sol de la Palestine occupée. En sachant que le lieu porte le nom de l'assassin du peuple palestinien, les amoureux de « la terre promise » se considéreront en pèlerinage. Un signe fort d'approbation, de réjouissance et de complicité de votre part envers l'œuvre de ce criminel : la servitude d'un peuple.

Savez-vous, Mesdames et Messieurs, que Ben Gourin dirigeait la milice de la Haganah, devenue ensuite l'armée de « Tsahal » dont la cruauté ne diffère pas de l'armée nazie, et dans certains cas la dépasse. Savez-vous que c'est lui qui avait empoisonné des puits à Nazareth et à Gaza, en 1948 ? L'idée de Ben Gourion d'empoisonner l'eau aux Palestiniens était de les exterminer. Le saviez-vous ? David Ben Gourion (chef de la Haganah), comme les chefs de milices « Stern » et'« Irgoun », Begin et Shamir (tous ont rempli la fonction de premier ministre de l'Etat de l'apartheid, et tous ont péri en emportant avec eux le fardeau de leurs crimes). Le faites-vous seulement parce qu'il était « socialiste » ?! Et de quel socialisme s'agit-il ? Hitler l'était à sa manière aussi. Le criminel N°1 du peuple palestinien était le chef de la Haganah pendant la guerre coloniale - donc d'occupation et non « d'indépendance » comme vous le mentionnez - et avait fait assassiner des milliers de Palestiniens de sans froid, et en a expulsé de leur pays 900.000. Nous pensons que vous n'êtes pas des ignorants, donc vous connaissez l'Histoire et vous ne pourrez pas dire à vos enfants que vous ne la saviez pas, comme l'ont fait avant vous les collabos du nazisme. Donc vous le savez. Vous savez tous les crimes commis par celui que vous venez de sacraliser, alors que dans d'autres circonstances vous auriez appelé un tel personnage de « criminel contre l'humanité » !

Pourquoi voulait-il empoisonner les Palestiniens ? Ben Gourion préconisait que sans l'expulsion des Palestiniens ou leur extermination hors de la Palestine, les juifs ashkénazes colons ne vivront jamais en paix sur la terre de la Palestine usurpée, qu'il reconnaît lui-même d'ailleurs avoir volée à ses habitants d'origine. Et il avait vu juste ! Par votre geste incompatible aux valeurs de la République, vous ne rendez pas service aux juifs dont la majorité d'entre eux refusent que l'en assassine les Palestiniens ou on soutient Israël et ses criminels en leur nom. Pour faire l'éloge d'un tel criminel il faut avoir de la haine envers les victimes palestiniennes que les enfants spirituels de Ben Gourion assassinent tous les jours depuis 62 ans.

Jusqu'à quand continuez-vous à manifester votre complicité avec Israël malgré les pires crimes commis par ses armées contre le peuple palestinien ? La barbarie commise contre les populations de Gaza, fin 2008 - début 2009 ne vous a-t-elle pas suffit, mesdames et messieurs les conseillers ? Quelles sont les horreurs que vous attendez d'Israël pour que vous puissiez décider de ne plus soutenir ses criminels ?

N'oubliez pas ce geste mémoriel en l'honneur de ce criminel, et tous les autres que vous avez faits et faites en vers Israël. Et même si vous les oubliez l'Histoire ne vous oubliera pas, vous noms seront inscrits par le sang des Palestiniens, et vous en serez « récompensés ». Quel que soit le temps qui passe, aucun de vous n'échappera à un jugement, car l'Histoire n'oubliera personne, qu'elle soit victime, bourreaux ou complice. Souvenez-vous des collabos du nazisme qui n'en ont pas échappés. Souvenez-vous du jour de l'inauguration de la commémoration du 13 avril 2010, jour de deuil pour tous ceux qui ont encore une morale intacte dans ce monde. Pourriez-vous, monsieur le maire, recevoir ce jour-là le criminel Shimon Pérès sans avoir une gêne ? Pourriez vous lui serrer la main immaculée du sang des milliers de victimes palestiniennes sans que vous puissiez vous sentir complice ? Pourriez-vous être à l'aise ce jour-là en sachant que l'ombre de ces criminels ne vous quittera plus jamais ? Et que diront de vous vos électeurs ?

Chérif BOUDELAL Président de l'association « L'Immigration Repère et Citoyenneté », vice-président du Collectif « Paix Comme Palestine » - France (14 mars 2010)

Le texte de délibération ci-dessous (pour mémoire)

LE DETAIL DE LA DELIBERATION EDIFIANTE SUR BEN GOURION AU CONSEIL DE PARIS Publié le 11-03-2010

Ci-dessous le compte rendu de la séance du 8 juillet 2008 au cours de laquelle le projet d'inauguration de l'Esplanade Ben Gourion a été discuté et adopté sans la moindre voix contre ! On appréciera les louanges sur David Ben Gourion proclamé grand homme de la "décolonisation" (sic !)

Attribution de la dénomination "Promenade David Ben Gourion" à l'espace vert situé au droit du quai Branly (7e) entre le numéro 15 et le numéro 61

Mme Liliane CAPELLE, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire. En donnant le nom de "David Ben Gourion" à une esplanade de la Capitale, la Municipalité parisienne rend hommage à une personnalité exceptionnelle : celle de l'homme qui proclama voici 60 ans l'indépendance de l'Etat d'Israël, un des événements majeurs du 20e siècle. Mais il est aussi d'autres dimensions de la vie de Ben Gourion qui rejoignent les valeurs de progrès dont nous nous réclamons. Ben Gourion était en effet un militant sioniste socialiste qui dirigea la Centrale syndicale juive à l'époque mandataire, puis réalisa l'unité des partis de gauche en Palestine.

Après avoir lui-même combattu dans l'armée britannique durant la Première Guerre mondiale, il fit en sorte que la Hagana s'engage dans la lutte armée contre les Nazis pendant la Seconde. Il fut également, lors de l'affaire de l'Exodus, à laquelle la France contribua à trouver un épilogue heureux, celui qui rappela au monde entier la dette qu'avaient contractée les pays occidentaux vis-à-vis des survivant de la Shoah. J'ajoute, et cela n'est pas accessoire, que Ben Gourion, en tant que Premier ministre de 1949 à 1963, fut l'homme d'Etat qui construisit la grande amitié franco-israélienne, dont je me réjouis qu'elle soit de nouveau à l'ordre du jour, car à son époque comme aujourd'hui, elle rassemble, au-delà des divergences politiques, toutes celles et ceux pour qui le peuple Juif a droit à un Etat sur sa terre historique, de même d'ailleurs que le peuple Palestinien doit pouvoir disposer du sien comme le droit international et la simple justice le commandent.

Honorer la mémoire de David Ben Gourion est inscrire dans le paysage parisien le nom d'un des plus grands hommes du XXe siècle, c'est aussi rappeler que le mouvement sioniste sous sa direction était animé par les idées humanistes, socialistes et progressistes.

C'est pour cela qu'il fut proche des grandes figures de la S.F.I.O. comme Marius Moutet, Jules Moch, Guy Mollet et Léon Blum qui, dès les années 1930 et à contre-courant, appuyèrent le mouvement sioniste. Ce qui ne l'empêcha nullement d'admirer aussi les hommes politiques français de Droite qui se montrèrent amis d'Israël comme en témoigne jusqu'en 1967 ses excellentes relations avec le Général de Gaulle. David Ben Gourion était aussi l'homme de la laïcité, ce qui chez lui ne signifiait nullement le reniement de l'identité juive mais la construction d'un Etat moderne et émancipateur.

Pour toutes ces raisons, de toutes les figures politiques d'Israël depuis sa création, David Ben Gourion est celle sur laquelle le plus large consensus peut se réunir de sorte que la décision qui nous est soumise aujourd'hui recueillera, je l'espère, votre approbation comme elle emporte la mienne.

M. Ian BROSSAT, porte-parole du groupe communiste : Monsieur le Maire, chers collègues, ce projet de délibération est pour le Conseil de Paris l'occasion de commémorer le soixantième anniversaire de la création de l'Etat d'Israël.

En souhaitant attribuer à l'un de ses espaces la dénomination Promenade David Ben Gourion, la Ville de Paris honore un homme autant qu'une histoire.

Le groupe communiste comprend bien évidemment le sens de cette proposition qui inscrit l'Etat d'Israël au cœur de notre Ville. Néanmoins, cette dénomination est un geste fort parce que symbolique, l'histoire complexe de cette région du monde n'est pas seulement celle d'un homme, alors que ces dernières années témoignent d'un combat permanent et douloureux pour la paix. Nous aurions aimé que la Ville de Paris aille au bout de son geste et dise aussi son souhait de paix. Nous aurions voulu qu'elle rappelle symboliquement le droit et le combat des Palestiniens qui luttent eux aussi pour un Etat.

Dans l'inexistence de cet Etat, des hommes et des femmes connaissent des souffrances ininterrompues, c'est pourquoi nous renouvelons la proposition que nous avions déjà faite d'un espace dédié à M. Yasser Arafat tout comme il en existe un pour M. Yitzhak Rabin.

Ici encore nous ne sommes pas allés au bout de notre geste. Ces deux hommes ont reçu le Prix Nobel ensemble en 1994 et il est dommage que 14 ans après la Ville de Paris ne les ait pas encore réunis. C'est la raison pour laquelle, tout en votant ce projet de délibération, le groupe communiste souhaitait exprimer cette préoccupation. Pierre SCHAPIRA, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Je n'ai pas grand-chose à dire. Tout le monde est visiblement d'accord. Je n'ai pas entendu d'intervention contre. Rassurez vous, Monsieur Ian BROSSAT, nous avons tissé des liens avec les Palestiniens et à chaque fois que le Maire s'exprime, il parle aussi des Palestiniens et du droit des Palestiniens d'avoir un Etat. Cela ne pose aucun problème.

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - Je ne vais pas parler de Ben Gourion car en faire l'apologie est facile et tellement mérité.

Ne boudons pas notre plaisir de voir cet homme d'Etat, fondateur de l'Etat d'Israël, se voir reconnaître dans ce pays qui a soutenu la création de l'Etat d'Israël avant tout autre en 1948.

Je me félicite aussi de la progression de la reconnaissance du sionisme par notre Conseil, car je me souviens du débat qui avait eu lieu sur l'apposition de la plaque de Theodor Herzl il y a quelques années où l'on avait tellement renâclé à mettre le mot de sionisme sur la plaque de ce véritable penseur du sionisme pour lui préférer l'appellation de journaliste autrichien. Non sans combat, nous avions réussi à imposer un début de reconnaissance de ce mouvement politique fondamental du XXe siècle qu'est le sionisme.

Je considère qu'aujourd'hui, le Conseil de Paris a fait un pas de plus et je ne peux que m'en féliciter dans la mesure où la France est en train de revenir vers une politique beaucoup plus proche de l'Etat d'Israël qu'elle a contribué à fonder.

Je n'en veux pour preuve que les récents propos du Président de la République lors de la visite officielle qu'il a fait à la Knesseth il y a quelques jours.

Je suis heureux que nous nous retrouvions, j'espère à l'unanimité, dans cette reconnaissance a posteriori d'un grand homme d'Etat mais aussi du sionisme et du rapprochement d'Israël et de la France.

M. Yves POZZO-DI-BORGO. - Notre groupe votera ce voeu, j'ai pris la parole pour rappeler que le Conseil du 7e arrondissement a voté à l'unanimité ce vœu. Nous participons à cette ambiance générale.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Puisque nous en sommes aux précisions historiques, je rappelle que David Ben Gourion s'est élevé avec courage et obstination contre la puissance, la Grande-Bretagne, qui à l'époque refusait la naissance d'Israël. Ce fut un acte de décolonisation.

C'est sans doute à ce titre que David Ben Gourion est resté dans l'histoire.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DEVE 115 - SGRI 21.

Aucune voix contre. Le projet de délibération est adopté. (2008, DEVE 115 - SGRI 21).

CAPJPO-EuroPalestine