Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Mahmoud Abbas : "je ne négocierai plus si la colonisation reprend"

Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré lundi qu'il ne négocierait pas "un seul jour" avec Israël si ce pays reprenait la colonisation dans les territoires palestiniens occupés.

M. Abbas s'exprimait lors d'une interview à l'AFP dans l'avion l'amenant à New York, où il doit prononcer devant l'Assemblée générale de l'ONU un discours sur le processus de paix en cours avec Israël, à quelques jours de la fin du moratoire sur la construction dans les colonies prévu fin septembre.

"Les négociations se poursuivront tant que la colonisation est gelée mais je ne suis pas prêt à négocier un seul jour si la colonisation reprend", a affirmé M. Abbas.

Les négociations directes entre Israël et les Palestiniens, qui ont repris le 2 septembre sous l'égide des Etats-Unis, achoppent sur la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie.

M. Abbas a affirmé qu'il n'était "pas opposé à un gel de la colonisation pour un mois ou deux", après la fin du moratoire, estimant possible de "conclure un accord de paix sur toutes les questions liées au statut final si le gel de la colonisation est prorogé".

"Si la colonisation cesse et Israël fait preuve de bonne volonté (...), alors nous pourrons parvenir à un accord sur les frontières et la sécurité", et un accord sur les autres questions comme le statut de Jérusalem, l'eau et la colonisation pourra suivre "systématiquement", a-t-il ajouté.

Israël refuse de prolonger le moratoire en dépit des pressions américaines et des avertissements des Palestiniens.

"Ce que je peux dire à propos du moratoire, c'est qu'il n'y a pas de changement dans notre position", a affirmé dimanche M. Netanyahu.

Sur l'exigence d'Israël d'une reconnaissance d'Israël comme un "Etat juif", M. Abbas a réaffirmé que l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), la centrale qui regroupe les principaux mouvements nationalistes palestiniens, avait déjà reconnu "l'Etat d'Israël".

"Israël a le droit de se faire appeler comme il veut mais nous, nous avons reconnu l'Etat d'Israël. La résolution 181 de l'ONU stipule la création d'un Etat juif aux côtés d'un Etat arabe avec Jérusalem comme capitale internationale", a poursuivi le président de l'Autorité palestinienne.

"Il n'est pas normal qu'à chaque fois qu'un chef de gouvernement prend ses fonctions en Israël il vienne exiger quelque chose de nouveau des Palestiniens", a-t-il dit.

M. Abbas a réaffirmé que la question des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes devrait être réglée dans le cadre de tout accord. "Nous n'accepterons aucun accord tant qu'il reste un seul prisonnier palestinien dans les geôles israéliennes".

"Je ne ferai de cadeau à personne quand il s'agit de recouvrer les droits nationaux palestiniens", a encore dit le président palestinien.

Dans son discours à l'ONU, M. Abbas abordera "les efforts destinés à mettre fin à l'occupation israélienne des terres palestiniennes depuis 1967 et créer un Etat palestinien indépendant, avec Jérusalem-Est pour capitale", selon son porte-parole Nabil Abou Roudeina.

Le président d'Israël Shimon Peres et le ministre israélien de la Défense Ehud Barak se trouvent également aux Etats-Unis ; le premier doit prendre part aux travaux de l'Assemblée générale de l'ONU et le second doit rencontrer son homologue Robert Gates et la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.

(Lundi, 20 septembre 2010 - Avec les agences de presse)