Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

NÉGA-SIONISME de la PALESTINE : c'est pas du cinéma!

Le consul d'Israël à Los Angeles, ainsi que plusieurs lobbys pro-israéliens américains, ont engagé une campagne pour interdire au film « Paradise Now » de concourir aux Oscars d'Hollywood sous les couleurs de la Palestine.

« Paradise Now », du réalisateur Palestinien Israélien Hany Abu Assad, raconte l'histoire de deux jeunes hommes de Naplouse, qui se portent volontaires pour effectuer un attentat-sucide en Israël. Tourné à Naplouse avec des équipes locales, il est joué principalement par des acteurs palestiniens, avec le renfort de comédiens étrangers, dont Hiam Abbas.

Sorti à l'automne 2005 en Europe, « Paradise Now » a rencontré un vif succès du public là où il a été distribué en Europe. Les critiques de presse ont de leur côté unanimement salué la qualité artistique de l'œuvre, une grande majorité déclarant en outre avoir apprécié la manière non manichéenne avec laquelle Hany Abu Assad a traité le sujet.

C'est dans ce contexte que « Paradise Now » a été « nominé » (pré-sélectionné) par les organisateurs des Oscars d'Hollywood, en même temps, d'ailleurs, qu'un deuxième film traitant du conflit israélo-palestinien, le « Munich » de l'Américain Steven Spielberg. Les Oscars seront décernés le mois prochain.

Le film de Spielberg centre pour sa part le conflit sur l'occupant (israélien), plutôt que sur l'occupé (palestinien), puisqu'il raconte les représailles exercées par les services secrets israéliens sur des Palestiniens, après « Munich » (c'est-à-dire la prise d'otages, terminée dans le sang, de sportifs israéliens par un commando palestinien, lors des Jeux Olympiques de 1972). Indépendamment du talent et de la sensibilité du cinéaste Spielberg, le film contient un a priori favorable à Israël, puisqu'il s'agit de l'histoire d'un agressé répondant à une agression (ce qui est exact historiquement pour ce qui est de l'épisode de Munich).

Cela n'a pas empêché Steven Spielberg de s'attirer les foudres des ultras israéliens, qui lui reprochent de ne pas avoir diabolisé suffisamment à leur goût les Palestiniens, et de poser des questions sur la moralité des méthodes israéliennes.

Dans la foulée, les mêmes veulent désormais interdire à Paradise Now de concourir pour les Oscars, et leur discours est des plus simples : la Palestine n'existe pas, « Paradise Now » ne peut donc pas la représenter !

Néga-sionisme ou négationnisme, on vous laisse le choix de l'orthographe.

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