Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

NOUS Combattons pour Tous les Palestiniens par Samer Issawi

Mon histoire n'est pas différente de celle de nombreux autres jeunes palestiniens qui sont nés et ont vécu toute leur vie sous l'occupation israélienne. A 17 ans, j'ai été arrêté pour la première fois, et emprisonné pendant deux ans. J'ai été arrêté à nouveau au début de mes 20 ans, au moment de la deuxième Intifada à Ramallah, lors de l'invasion israélienne de nombreuses villes de Cisjordanie - ce qu'Israël appelle l'opération Bouclier défensif. J'ai été condamné à 30 ans de prison pour des accusations liées à ma résistance à l'occupation.
Je ne suis pas le premier membre de ma famille à être emprisonné dans la longue marche de mon peuple vers la liberté. Mon grand-père, un membre fondateur de l'OLP, a été condamné à mort par les autorités mandataires britanniques, dont les lois sont utilisées par Israël à ce jour pour opprimer mon peuple, il s'échappa quelques heures avant d’être exécuté. Mon frère, Fadi, a été tué en 1994, à l'âge de 16 ans, par les forces israéliennes lors d'une manifestation en Cisjordanie après le massacre de la mosquée d’Abraham à Hébron. Medhat, un autre frère, est resté 19 ans en prison. Mes autres frères, Firas, Ra'afat et Shadi ont chacun été emprisonné de cinq à 11 ans. Ma sœur, Shireen, a été arrêté à plusieurs reprises et est restée un an en prison. La maison de mon frère a été détruite. L'eau et l'électricité de la maison de ma mère ont été coupées. Ma famille, avec les gens de ma bien-aimée ville de Jérusalem, sont constamment harcelés et agressés, mais ils continuent à défendre les droits des Palestiniens et des prisonniers.
Après presque 10 ans de prison, j'ai été libéré suite à l'accord parrainé par l'Egypte entre Israël et le Hamas pour libérer le soldat israélien Shalit Gilad en échange de prisonniers palestiniens. Cependant, le 7 Juillet 2012, j'ai été arrêté de nouveau près de Hizma, une zone située dans la municipalité de Jérusalem, accusé d'avoir violé les termes de ma libération (je ne devais pas quitter Jérusalem). D'autres qui ont été libérés dans le même cadre, ont également été arrêtés, certains sans raison déclarée. Par conséquent, j'ai commencé une grève de la faim le 1er Août 2012 afin de protester contre ma détention illégale et la violation par Israël de l'accord.
Ma santé s'est fortement dégradée, mais je vais continuer ma grève de la faim jusqu'à la victoire ou le martyre. Ceci est ma dernière pierre restant à jeter sur les tyrans et les geôliers sur le visage de l'occupation raciste qui humilie notre peuple.
Je tire ma force de tous les hommes libres dans le monde qui veulent la fin de l'occupation israélienne. Mon faible rythme cardiaque perdure grâce à cette solidarité et ce soutien; ma faible voix tire sa force de voix qui sont plus fortes, et peut pénétrer les murs de la prison. Ma bataille n'est pas seulement pour ma propre liberté. Mes collègues grévistes de la faim, Ayman, Tarik et Jaafar, menons une bataille pour tous les Palestiniens contre l'occupation israélienne et ses prisons. Ce que j'endure est peu par rapport aux sacrifices des Palestiniens dans la bande de Gaza, où des milliers sont morts ou ont été blessés à la suite de violentes attaques israéliennes et un siège sans précédent et inhumain.
Cependant, plus de soutien est nécessaire. Israël ne peut continuer son oppression sans le consentement des gouvernements occidentaux. Ces gouvernements, en particulier le Britannique, qui a une responsabilité historique dans la tragédie de mon peuple, devraient imposer des sanctions au régime israélien jusqu'à la fin de l'occupation, la reconnaissance des droits des Palestiniens, et libérer tous les prisonniers. Ne vous inquiétez pas si mon cœur s’arrête. Je suis encore en vie aujourd'hui et même après la mort, parce que Jérusalem coule dans mes veines. Si je meurs, c'est une victoire, si nous sommes libérés, il s'agit d'une victoire, parce que de toute façon, j'ai refusé de me rendre à l'occupation israélienne, à sa tyrannie et à son arrogance.

Samer