Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Nous sommes une nouvelle génération Palestinienne

Par Majed B. de la Gups

Nous sommes une nouvelle génération palestinienne, reflet du meilleur et du pire de notre histoire. Nous partageons les mêmes espoirs et les mêmes rêves que les générations qui nous ont précédées, mais aussi une partie de leurs souffrances et du fardeau qu'ils ont eu à porter.

Réfugiés, perdus, éloignés de notre terre et de nos familles qui vivent l'éparpillement, la déchirure et l'occupation. Notre avenir est incertain et le doute surgit au fond de nos espoirs les plus simples, de nos rêves les plus petits. Il y a 10 ans de ça, on nous a dit la paix vous appartient, elle est pour vous, pour que vous puissiez vivre et rêver. Nous sommes si loin du rêve, un pays enterré sous les décombres, un peuple emprisonné, humilié, torturé et tué Voulons-nous la paix ? Oui nous la voulons mais dans le respect de notre dignité et des sacrifices que nous avons consentis. Nous sommes un des seuls mouvements d'indépendance à avoir tendu sa main à son occupant, son bourreau pour réaliser la paix, nous sommes ceux qui ont proposé le compromis historique. Jusqu'à quand le monde continuera à nous regarder en espérant que tout changera. Rien ne changera tant que la communauté internationale ne se sera pas réellement investie dans ce conflit, tant que chacun de nous ne se sera pas investi dans ce conflit.

La paix est-elle encore possible ? Non, elle est inévitable. Mais tant qu'il y aura injustice, il ne peut y avoir paix. Il faut que le monde comprenne qu'une paix durable requiert des fondements solides sauf si on cherche à semer les graines d'une guerre future.

L'état palestinien doit jouir d'une pleine souveraineté et d'une continuité géographique réelle, car la séparation Cisjordanie-Gaza est en elle-même assez difficile à gérer pour un Etat naissant. Israël doit reconnaître sa responsabilité dans l'horreur de l'exil que vivent les réfugiés palestiniens et il faut que le droit au retour leur soit garanti afin de leur laisser, cette fois-ci, la chance et la liberté de choisir leur vie et leur avenir, choix dont de millions de palestiniens ont été privé. Jérusalem est notre capitale nationale, historique, et religieuse, les liens qui nous unissent à elle sont indéniables et éternels. Jérusalem-Est n'est pas constitué uniquement des quartiers arabes, car les colonies qui occupent 1/3 de Jérusalem-Est sont illégales et un compromis ne peut pas demander aux palestiniens de légitimer ce que le droit international considère comme illégal, le droit n'étant pas une valeur à négocier mais une référence à suivre. A fortiori, les autres colonies dans le reste de la Cisjordanie et Gaza ne peuvent être que démantelées car sinon nous serons face à une situation absurde. Une paix est inévitable, mais les morts continueront à tomber et on ne pourra pas atteindre la paix tant que la paix se refusera à jouer son rôle essentiel : RETABLIR UN PEU DE JUSTICE.

Majed B.
GUPS (Union Générale des Etudiants Palestiniens)