Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Ordres de démolitions à Hallissa

(Haïfa)

Le quartier Hallissa dans la ville de Haïfa a une longue histoire, qui commence bien avant la fondation de l'Etat sioniste. En 1930, ce quartier populaire est construit pour les ouvriers qui arrivent nombreux pour travailler dans les usines. En 1948, il est détruit et sa population expulsée. Beaucoup de ses habitants rejoignent les réfugiés des villages détruits, dans ce qu'on appelle "les baraquements", quartier populaire situé entre Hallissa et le port. En 1967, les autorités sionistes expulsent la population palestinienne du quartier des "baraquements", pour construire des usines chimiques à la place.

La population des baraquements retourne à Hallissa. Elle remet en état les maisons démolies pour essayer de vivre dignement. Aujourd'hui, le quartier de Hallissa est habité par 10.000 personnes, les 2/3 étant des Palestiniens. Un comité de quartier s'est constitué pour défendre la population. Comme pour le quartier arabe de Wadi Nasnas, habité par 30.000 Palestiniens, les promoteurs immobiliers cherchent depuis quelques années à s'emparer des maisons, surtout anciennes. Les autorités sionistes, représentées par la municipalité de Haïfa, empêchent la population de remettre en état leurs maisons, préférant les laisser tomber en ruines, pour que les promoteurs juifs puissent les acheter à bon marché. C'est une politique délibérée de la part des sionistes pour s'emparer de tous les quartiers arabes dans les villes dites mixtes, Lod, Ramleh, Akka, Beer Saba', Haïfa, Yafa. Israël est considéré en Occident comme un Etat qui construit. N'est-il pas temps de comprendre que depuis 1948, au contraire, il ne fait que détruire ce que les Palestiniens construisent ou on construit ??

Non aux démolitions dans le quartier Hallissa de Haïfa Nous ne permettrons pas que les habitants de Hallissa deviennent, une fois encore, des réfugiés dans leur propre pays

A la veille de la fête du sacrifice (al-Adha) et le jour même de la fête, des dizaines de policiers ont débarqué dans le quartier Hallissa, suite aux ordres de démolition et d'expulsion des maisons que les habitants du quartier avaient reçu par la poste. Le but de la police a été d'examiner la zone avant d'exécuter les ordres, en commençant par la rue Razeil 4, la municipalité ayant ordonné la démolition des balcons et des piliers qui soutiennent un immeuble de trois étages. Il faut rappeler que les ordres de démolition font partie d'un plan de démolition et d'expulsion qui menacent tous les habitants du quartier. Les habitants de la rue Razeil 4 ont reconstruit les balcons pour éviter que l'immeuble ne s'effondre, et à la demande de la municipalité de Haïfa. Mais aujourd'hui, la municipalité veut détruire ces balcons, tout en reconnaissant que leur démolition font courir un gros risque à l'immeuble, affirmant aussi qu'elle demandera aux habitants de couvrir les frais de la démolition et des réfections après les démolitions. Ce plan barbare met en danger d'effondrement un immeuble habité par dix familles... Ces familles avaient demandé des autorisations pour renforcer leurs balcons, mais le comité local d'organisation et de construction le leur avait refusé. Car dans le cadre d'un nouveau plan pour le quartier, il est prévu d'élargir les rues au détriment des maisons habitées, des jardins et des petites places, qui sont les seuls lieux de convivialité dans le quartier, étant donné les difficiles conditions de leur vie. Les habitants refusent catégoriquement ce plan injuste qui n'est d'ailleurs appliqué à aucun autre quartier de Haïfa. Nous faisons remarquer par ailleurs que la municipalité se contredit en insistant à exécuter ce plan de démolition dans le quartier Razeil 4, car elle avait accepté, suite aux protestations populaires et à la résistance des habitants, promettant de renoncer aux démolitions dans l'attente de l'adoption du nouveau plan d'occupation du quartier. Mais qu'est-ce qui a fait changer l'attitude de la municipalité ? Ce sont des promoteurs qui cherchent à s'emparrer du quartier, des maisons et des terrains, et la municipalité de Haïfa a accepté d'exécuter leurs plans. La démolition dans le quartier Razaeil 4 est le début d'une opération de démolition et d'expulsion qui se mène au profit de ces promoteurs alliés à des agents de la municipalité... La plupart des habitants du quartier Hallissa, de Haïfa, sont des réfugiés qui ont été expulsés de leurs villages en 1948. Ils ont perdu tout ce qu'ils possédaient à cette époque. Ils ont de nouveau été expulsés en 1967, lorsque la municipalité de Haïfa a détruit les baraquements où ils étaient, afin de transformer le quartier en zone industrielle. Les habitants ont dû, à l'époque, payer les frais de la démolition. Ils sont ensuite venus habiter dans les maisons à moitié démolies de Hallissa et des environs. Nous ne permettrons pas qu'en 2005 que cette injustice se renouvelle.

Les membres des comités des quartiers arabes de Haïfa, les partis et les organisations arabes, avec le soutien des associations soucieuses d'une vie commune sur la base de la dignité et de l'égalité, se préparent à mener une lutte pour empêcher les démolitions et protéger la population face aux promoteurs et à la municipalité. Nous appelons tou sles habitants de Haïfa et de la région, juifs et arabes, de nous rejoindre à la tente de protestation qui se tient dans la rue Razeil 4, à partir du lundi 24 janvier 2005

Comité d'urgence contre les démolitions dans Hallissa

Jeudi 20 janvier 2005

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