Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Palestine 48 et droit au retour

Par "palestine_en_marche"

Il m'arrive souvent de diffuser l'information à propos de la lutte des Palestiniens de 48, c'est-à-dire les Palestiniens qui sont restés dans le cadre de l'Etat fondé en 48 par les organisations sionistes, l'Etat d'Isräël.

Il s'agit d'une population s'élevant à environ un million 200.000 personnes, vivant sur ses terres et dans ses biens non encore confisqués par l'Etat, mais menacés tous les jours de démantèlement et d'expropriation et de plus en plus, d'expulsion.

Cette population fut à l'origine de luttes importantes, comme la Journée de la Terre, en 1976 célébrée tous les ans, le 30 ans, par beaucoup d'associations qui ne savent plus qu'en Palestine occupée (partie occupée en 48), des Palestiniens se battent encore tous les jours pour leurs droits nationaux.

Pour beaucoup de gens en France, mais aussi malheureusement dans le monde arabe et musulman, les Palestiniens sont uniquement ceux qui vivent dans les territoires occupés en 67 (Cisjordanie et bande de Gaza) et dans les camps de l'exil (territoires palestiniens, Jordanie, Liban, Syrie, etc...)

Ils ignorent une composante importante du peuple palestinien, qui vit sous occupation depuis 1948.

Pour eux, comme pour beaucoup d'associations de soutien aux Palestiniens en France, cette composante est appelée : Israéliens, citoyens arabes d'Israël, musulmans et chrétiens de l'Etat d'Israël, etc... Alors que ces dénominations sont dangereuses à plus d'un titre: tout d'abord, elles masquent l'occupation sioniste de la terre palestinienne dès 1948. Ensuite il s'agit d'une dénomination sioniste, car l'Etat d'Israël ne reconnaît pas que cette population est palestinienne. Pour l'Etat d'Israël, ce sont des Arabes (et encore), ce sont des Israéliens, musulmans ou chrétiens, ou druzes ou bédouins). Le démantèlement de la société palestinienne est passé par la terminologie sioniste.

Il est donc important de reprendre la manière dont ces Palestiniens se définissent : Palestiniens de l'Intérieur, Palestiniens de 48, Palestiniens, ou si on veut expliciter qu'ils vivent dans l'Etat d'Israël, Palestiniens ayant la citoyenneté israélienne.

Il faut également rappeler qu'ils n'ont pas demandé cette citoyenneté, mais c'est Israël qui en a fait des citoyens parce qu'ils n'ont pas quitté leurs terres en 48.

Donc, les informations diffusées concernent cette composante du peuple palestinien qui continue à vivre en Palestine.

Or, les réponses que je reçois souvent montrent une confusion entre cette composante du peuple palestinien et les réfugiés expulsés en 48. Parler des Palestiniens de 48 renvoit à beaucoup la situation des réfugiés expulsés en 48. Les réponses sont du genre : "bien sûr, on s'intéresse aux Palestiniens de 48, on est pour le droit au retour", ce qui montre qu'il y a confusion. Les Palestiniens de 48 ne sont pas ceux qui ont été expulsés en 48, mais ceux qui ont réussi à rester sur leurs terres et dans leur terre, en 48.

Il est vrai que la question du droit au retour des réfugiés est primordiale, vitale pour instaurer la justice en Palestine. Mais se battre pour le retour des réfugiés ou appuyer le retour des réfugiés sur leurs propres terres en Palestine, et non seulement en Cisjordanie et Gaza, ne fait pas l'économie de se rallier au mouvement de résistance qui se déroule même en Palestine occupée en 48.

Les Palestiniens du Naqab et de Galilée, les Palestiniens des villes comme Haïfa et Yafa se battent tous les jours pour conserver leurs terres et leurs maisons, ils se battent tous les jours pour empêcher des lois racistes visant à les expulser, ils se battent tous les jours pour protéger leurs droits à l'expression.

Ils refusent que leur parole soit confisquée par les Juifs, même de gauche, car ils veulent affirmer leur propre identité de lutte, aux côtés de leurs frères palestiniens dans les territoires et dans les camps de l'exil.

C'est à leurs côtés que nous devons lutter, et non pas trouver des associations juives intermédiaires qui soient comme des garanties morales, des écrans cherchant à les rendre invisibles encore. Parler d'eux et de leurs luttes, c'est aussi les rendre visibles, malgré l'écran installé par les sionistes de l'Etat d'Israël.

Post-Scriptum :

"palestine_en_marche"

palestine_en_marche@yahoo.fr

Rubriques: