Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Pas de Route pour Jérusalem

Par Andrea M. et Magda C.

L'exposition HORS De-dans réalisée par Andrea M. et Magda C. retrace le parcours des palestiniens qui tentent de passer le checkpoint de Bethléem pendant les vendredis de Ramadan pour aller prier à la mosquée d'Alqsa à Jérusalem.(voir l'exposition dans sa totalité)

Durant Ramadan, le dispositif sécuritaire dans les territoires Palestiniens est rehaussé d'un cran. Comme chaque année, l'accès à la capitale est particulièrement restreint les vendredis, alors même que tous les musulmans de Cisjordanie tentent d'atteindre la mosquée Al Aqsa, l'un des lieux de culte majeurs de l'Islam.

Seules les femmes de plus de 45 ans et les hommes de plus de 50 sont autorisés à passer les check points vers Jérusalem. Même les ouvriers ayant un permis de travail ne sont pas autorisés à passer ce jour là.

Ces images ont été prises au check-point de Gilo, au nord de Bethléem, point de passage principal pour tous les palestiniens du sud de la Cisjordanie. Chaque vendredi, un nombre grandissant de fidèles affluent. Beaucoup sont refusés après avoir enduré le voyage jusqu'au check-point, les heures d'attente parfois sous un soleil de plomb, la confrontation avec les soldats israéliens… et ce malgré le jeûne. Les femmes, de loin plus nombreuses que les hommes à tenter le passage, souffrent d'autant plus de l'attente que la file réservée aux femmes est dense : renonçant, certaines feront leur prière sur le lieu même du check-point.

Les permis imposés par l'Etat d'Israël pour accéder à Jérusalem sont nécessaires depuis 1993. Avant cette date, il était possible de circuler librement entre la capitale et le reste des territoires occupés. Les premiers check points sont alors apparus, créant un obstacle pour les travailleurs, étudiants, malades, ou familles en visite. En effet, nombreux sont ceux qui sont domiciliés hors de la limite de l'annexion et se sont retrouvés séparés du lieu de leur activité ou du reste de leur famille restée dans la partie annexée... Avec la construction du mur d'apartheid à partir de 2003, qui sépare les territoires annexés illégalement en 1967 (y compris Jérusalem Est) du reste des territoires palestiniens, les checkpoints sont devenus un handicap quotidien .

L'obtention du permis est soumise à de nombreuses démarches administratives, souvent lourdes et complexes, à des délais d'attente qui peuvent aller jusqu'à plusieurs années, et à de nombreuses conditions qui excluent de facto la plus grande partie de la population palestinienne. Cela crée une situation où la plupart des jeunes palestiniens n'ont jamais vu, ou ne se souviennent pas de leur capitale.

Or, Jérusalem est un symbole culturel, historique, et religieux fondamental pour les palestiniens, et l'impossibilité de pouvoir y aller représente une réelle souffrance.

Le checkpoint, point de contrôle en anglais, est par définition un point de passage, soumis à un contrôle de sécurité . Le terme hébreux, « machsom », utilisé aussi bien par les israéliens que par les palestiniens signifie littéralement « barrière »… Contraire à l'idée de passage, le concept semble mieux correspondre à celui inventé par les Forces Israéliennes d'Occupation. En vocabulaire kabbalistique, Machsom signifie même « barrière entre le monde matériel et le monde spirituel ». Ironique coïncidence, dans la situation d'un vendredi de ramadan…

L'exposition HORS De-dans reflète la colère des palestiniens face à l'absurdité du mur. Pour accueillir l'exposition dans votre centre, contactez nous