Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Plus de 40 députés et ministres palestiniens enlevés depuis 2006, 23 toujours en prison

Les autorités d’occupation israéliennes gardent prisonniers 23 membres élus du Conseil législatif palestinien en raison de leurs activités politiques, soumis à une détention administrative illégale, sans mise en accusation.

Selon UFree Network, dans un article exclusif publié le lundi 2 janvier 2012, l’occupation israélienne a emprisonné plus de 40 députés du CLP depuis mi-2006, et maintient sa décision d’arrestation pour 23 d’entre eux, encore aujourd’hui.

Le rapport ajoute qu’ « il est particulièrement clair que les pratiques illégales israéliennes contre les députés du CLP constituent une violation flagrante des conventions et lois internationales, lesquelles criminalisent l’enlèvement de membres de gouvernement et d’institutions élus, et leur enfermement arbitraire. Le rapport considère qu’il s’agit d’ "un acte de vengeance" et que c’est inacceptable. »

Le rapport pointe aussi que l’article 34 de la Quatrième Convention de Genève stipule que : « La prise d’otages est interdite », spécialement si cet acte met en péril la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’autre entité, tel que stipulé par l’article premier de l’Assemblée générale des Nations unies du 14 décembre 1974 relatif à la définition de l’agression : « L’agression est l’emploi de la force armée par un État contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État, ou de toute autre manière incompatible avec la Charte des Nations-Unies... ».

1 - Député Ahmad Saadat, secrétaire général du Front populaire pour la libération de la Palestine

Saadat a été enlevé par les autorités israéliennes il y a cinq ans. Elles l’ont kidnappé dans sa prison de Jéricho, en Palestine, le 14 mars 2006, après avoir attaqué le siège de la prison et l’avoir cerné pendant douze heures.

Le lendemain de son enlèvement, les autorités israéliennes ont annoncé leur intention de traduire Saadat en procès. Il est la plus haute personnalité politique saisie par Israël dans ses prisons. Après deux ans et demi d’enquête et de détention administrative, un verdict a été rendu contre le député palestinien Ahmad Saadat par le tribunal de la prison d’Ofer qui l’a condamné à 30 ans le 25 décembre 2008.

Le député Saadat a enduré plusieurs méthodes et formes de maltraitance et de vengeance, tels que son transfert en des prisons variées, et les mauvais traitements de la part des interrogateurs israéliens et des gardiens de prison, et son maintien en cellules d’isolement depuis le 9 mars 2009.

Les autorités israéliennes ont œuvré à son isolement en cachot disciplinaire pendant six mois sans lui permettre de voir d’autres prisonniers. Après cette période, elles l’ont isolé avec un autre prisonnier pendant 23 heures dans une salle close avec une petite fenêtre fermée. Il a été autorisé une heure par jour à sortir de la cellule pour aller dans un autre endroit, tout aussi clos, sans soleil, et avec des chaînes autour des chevilles.

En novembre 2011, le tribunal militaire israélien a prolongé la période d’isolement cellulaire pour une nouvelle année entière. Il a été également interdit de visites de sa famille pendant quatre ans, et les autorités tergiversent pour donner du temps aux avocats et aux représentants de la Croix-Rouge qui veulent le visiter.

L’agression a touché jusqu’à l’épouse du député Saadat, Madame Abla Saadat, que les forces d’occupation ont arrêtée injustement pendant trois mois, avant de la mettre une résidence surveillée. Madame Saadat a dit que l’officier des renseignements israéliens qui dirigeait son interrogatoire, lui avait déclaré : « Nous vous garderons pendant trois mois et ensuite, nous vous laisserons aller ; cependant, dites à votre mari, Saadat, que cette fois nous avons ciblé son frère et arrêté son épouse, mais que la prochaine fois, nous ciblerons ses enfants. »

L’arrestation du député Saadat est politique au plus fort sens du terme. Il est la plus haute personnalité politique palestinienne en détention, et a été élu député. Les autorités israéliennes ont tenté de le coincer pour l’assassinat du ministre israélien du Tourisme, Rehavam Zeevi, mais comme les procureurs israéliens ont été incapables de trouver la moindre preuve pour soutenir leurs accusations contre Saadat, elles l’ont transféré à la prison militaire d’Ofer, pendant que les autres accusés ont été déférés devant le tribunal central de Jérusalem, où leur procès s’est tenu sur cette même accusation d’assassinat du ministre.

Alors que la liste des accusations au tribunal militaire d’Ofer ne faisait aucune référence à l’assassinat de Zeevi, le tribunal s’est mis à fabriquer des accusations contre les activités menées par Saadat en 1998 et 1999, alors qu’il vivait une vie normale à Ramallah, juste sous le nez des Israéliens.

2 - Député Ahmed Al-Haj

Il a été élu député pour la province de Naplouse, à l’âge de 71 ans. Il est le plus âgé des députés emprisonnés. Les forces israéliennes l’ont arrêté en 2008 pour ses activités politiques et pour sa fonction de député au Conseil législatif palestinien.

Il a passé quinze mois dans les prisons d’Israël, puis il a été à nouveau arrêté le 7 juin 2011. Les autorités ont attaqué son domicile aux dernières heures de la nuit. Elles ont commencé à fouiller et à manipuler tous les biens d’Al-Haj, puis il a été mis en détention pendant six mois, période renouvelée pour six mois supplémentaires le 6 décembre 2011. Le député Al-Haj est devenu alors le détenu en vie le plus âgé. Sans parler de la totale négligence des Israéliens à l’égard de l’immunité parlementaire d’Al-Haj.

Al-Haj souffre de problèmes de santé du fait de sa vieillesse, du manque de soin dans les prisons israéliennes, et d’être resté dans des conditions difficiles. Un rapport médical consulté par UFree Network indique qu’Al-Haj a perdu 70 % de sa capacité auditive, outre une perte significative de sa sensibilité gustative, qu’il souffre de sinusite, ce qui lui a provoqué un froid constant tout au long de l’année. Entre autres problèmes notamment aux voies urinaires et à la prostate.

En plus de la situation compliquée du prisonnier Al-Haj, maintenu à la prison de Megiddo en Israël, les autorités israéliennes ont refusé le droit de sa famille à la visiter en prison, alors que ses fils et de nombreux membres de sa famille ont demandé à le voir et qui ont été confrontés aux refus et dénis des Israéliens.

Le fils d’Al-Haj a fait savoir que les permis de visite sont interdits depuis juin 2011, et que, depuis cette date, il n’a plus reçu de nouvelles de son père.

3 - Député Jamal Tirawi, porte-parole du groupe parlementaire du Fatath

Jamal Tirawi est membre du Conseil législatif palestinien pour le Fatah, mouvement de libération nationale palestinien. Il est né en 1966 et vivait dans le camp de réfugiés de Balata, près de Naplouse. Ses racines remontent à la ville occupée de Tira.

Tirawi a été arrêté quatre fois pour un total de 14 années de prison, dans les geôles d’Israël, pour ses activités politiques au Fatah.

Il a été enlevé à son domicile par les autorités israéliennes pendant l’opération militaire du 29 mai 2007, période où il était porte-parole du groupe parlementaire du Fatah au CLP à l’attention des médias.

L’enquête sur Tirawi a duré plus de quatre années, durant lesquels il a connu des conditions difficiles et rudes d’arrestation, pour être finalement jugé par le tribunal militaire israélien Salem. Il a été condamné à 30 ans de prison le 30 octobre 2011, après une bataille juridique qui a duré plus de 70 séances de tribunal.

Ahmed Betawi, l’avocat de la Fondation de la solidarité internationale pour les droits de l’homme, a déclaré que le ministère public d’Israël accusait le député Tirawi de ses relations avec un groupe des Brigades des Martyrs d’Al Aqsa, la branche armée du Fatah qui a lancé des attaques contre certaines cibles israéliennes, une accusation complètement contestée par Tirawi qui souligne que son arrestation et son jugement sont purement politiques et liés à sa position au Parlement et à son activité politique en tant que porte-parole du Fatah au Parlement.

Le département Communication du cabinet du Président palestinien, Mahmoud Abbas, a affirmé avoir un document spécial qui prouve l’existence d’un accord officiel israélo-palestinien selon lequel le député Tirawi ne serait pas poursuivi ni arrêté, et Israël s’est engagé à le tenir à l’écart des « Recherchés » (« Wanted ») comme il les appelle.

Le cabinet présidentiel palestinien a condamné l’arrestation de Tirawi, en tant que violation de cet accord et infraction flagrante au regard des symboles de la légitimité d’un Palestinien démocratiquement élu, ceci en contradiction avec les règles les plus fondamentales des conventions internationales et celles des Nations-Unies qui criminalisent les agressions sur les membres d’une autorité législative et de toute entité politique.

4 - Député Abdel Rahman Zeidan

De Tulkarem. Il est un réfugié du village de Khirbet. Agé de 45 ans, il est titulaire du baccalauréat en génie civil de l’université d’Alabama aux États-Unis, et d’une maîtrise en génie routier et transports.

5 - Député Maher Badr

D’Hébron, en Cisjordanie. Il a 55 ans, possède un doctorat en droit islamique, et était conférencier en universités ouvertes à Hébron et Jérusalem avant d’être arrêté par les autorités d’occupation israéliennes.

6 - Député Mahmoud Ramahi

Élu secrétaire du Conseil législatif palestinien, il vivait à al-Bireh, à Ramallah, et est âgé de 48 ans. Il a étudié la médecine à l’université de Rome, Italie, et est titulaire du certificat palestinien dans les spécialités d’anesthésie et de soins intensifs.

Il servait en tant que membre fondateur de l’Association médicale scientifique et était président du Centre médical de Ramallah, quand il a été arrêté. Le député Ramahi est une personnalité populaire respectée parmi les Palestiniens et les différents partis et personnalités politiques.

7 - Député Khalil Musa Robee

De Naplouse, en Cisjordanie. Il a 52 ans. Il est spécialisé en comptabilité et administration des affaires. Il a dirigé un certain nombre d’associations, d’organisations de services, de fondations caritatives, et de comités populaires de réformes. Il était directeur de la société d’Électricité pour le Sud Cisjordanie.

8 - Député Ayman Daraghmeh

Il a été arrêté trois fois par les autorités israéliennes depuis qu’il détient des responsabilités législatives après avoir été élu au Conseil législatif palestinien. La première fois, mi-2006, avec ses autres collègues et ministres du dixième gouvernement palestinien (gouvernement formé en mars 2006 à la suite des élections législatives de janvier - ndt).

Les autorités israéliennes l’ont arrêté à nouveau en 2009 et il fut transféré en détention administrative. Puis le tribunal militaire israélien d’Ofer a prolongé sa période à quatre reprises, ce qui l’a maintenu en prison jusqu’à fin 2010. Enfin, les autorités israéliennes l’ont arrêté le 14 décembre 2011, après avoir fait irruption à son domicile, à Ramallah, Cisjordanie.

9 - Député Mohamed Ismail Al-Tal

Il est soumis à la détention administrative illégale, dans les prisons d’Israël. Il a été arrêté une première fois alors qu’il venait d’être élu aux élections de janvier 2006, puis relâché après 44 mois de détention. Il a été arrêté après quelques mois et transféré en détention administrative. Il y est toujours.

10 - Député Nayef Al Rajoub

Député et ancien ministre, Nayef Rajoub a fait l’objet de différentes arrestations depuis 1989. Il a passé au total huit ans dans les prisons d’Israël. Il a été transféré d’une prison à l’autre et soumis à diverses formes de pratiques illégales, comme la détention administrative et la cellule d’isolement, et maintenant, il est gardé en détention dans le désert du Néguev.

Rajoub a joué de nombreux rôles dans la vie palestinienne. Il a dirigé une association caritative et de services. Il a été élu député en obtenant le nombre de voix le plus élevé pour le CLP, en Cisjordanie. Il a été ministre de l’Awqaf et des Affaires religieuses dans le dixième gouvernement palestinien, et il est l’auteur de nombreux romans et travaux littéraires.

11 - Député Fadel Hamdan

De Ramallah. Il a 58 ans. Il est l’une des personnalités de la réforme sociale dans sa ville où des citoyens se tournent vers lui pour obtenir des conseils pour résoudre les problèmes de la famille et du clan.

12 - Député Omar Abdul-Razek

Le député Abdul-Razek était professeur d’économie à l’université nationale An-Naja depuis 20 ans. Il a reçu son enseignement à l’université de l’Iowa, aux États-Unis.

Le député Abdul-Razek a fait l’objet de différentes procédures illégales et est gardé en détention administrative. Il est actuellement à la prison de Meggido, en Israël, où les autorités d’occupation prolongent la détention, en toute violation du droit international, au prétexte qu’il détiendrait un dossier confidentiel.

Le député Abdul-Razek a été ministre des Finances dans le dixième gouvernement palestinien.

13 - Député Mohammed Abu Tir

Du village de Sur Baher, à Jérusalem. Il a été arrêté par les forces israéliennes en 2006, avec ses autres collèges et ministres élus, et condamné à 52 mois de prison. Une fois libéré, les Renseignements israéliens ont publié un ordre afin de l’exiler, avec les autres députés et anciens ministres de Jérusalem.

Les forces israéliennes ont réussi à l’arrêter à nouveau fin 2010.

14 - Député Mohammed Natsheh

D’Hébron, en Cisjordanie, où il est né en 1958. Il est titulaire d’un baccalauréat en droit islamique, et travaillait comme enseignant à l’Association des Palestiniens en université. Il a été soumis à des arrestations périodiquement, et est à nouveau arrêté en 2006, avec ses collègues députés et ministres du dixième gouvernement israélien.

15 - Député Hassan Yousef

De Ramallah. Il a 56 ans et est une figure importante populaire en politique, dans la direction du Hamas. Il a le respect des partis palestiniens et est en bon terme avec eux. Il a été arrêté en 2006 avec les autres députés et ministres élus. Libéré pendant quelques mois, il a été arrêté une fois encore.

16 - Député Mohammed Mutlaq Abu Gehisha

D’Hébron, Cisjordanie. Il a été périodiquement arrêté par les forces israéliennes, de même que ses fils. Son épouse dit que l’armée israélienne a délibérément forcé son domicile et brisé tout son contenu à chaque arrestation, surtout après que son fils ait obtenu à son tour un siège au Conseil législatif palestinien.

17 - Député Nizar Ramadan

D’Hébron, il est titulaire d’une maîtrise en études islamiques contemporaines. Il est écrivain et journaliste et a publié plusieurs livres. Il a occupé plusieurs fonctions : il a dirigé un syndicat de journalistes de Palestine et été trésorier de l’Association de la fondation caritative.

Il a été arrêté à plusieurs reprises et enfermé dans les prisons d’Israël. La dernière arrestation date de la mi-2011, et il est depuis en détention administrative illégale.

18 - Député Hatem Kafisha

Ancien militant réformateur et social, il a occupé plusieurs fonctions dans des services et est actuellement détenu dans la prison du Néguev, en Israël. Il est une figure marquante chez les prisonniers de la prison.

19 - Député Samir Al-Qady

De Surif, en Cisjordanie. Il a 55 ans et a étudié la médecine dans une université d’Ukraine. Il a été directeur de l’hôpital d’Al-Ahly, en plus de son travail de médecin privé.

Arrêté en 2006 avec ses autres collèges députés et ministres, il a été libéré après trois ans, mais une nouvelle fois arrêté le 16 juin 2011. Il est toujours en détention administrative illégale.

20 - Député Azzam Salhab

D’Hébron, en Cisjordanie. Il possède une maîtrise en droit islamique. Il a été arrêté avec ses autres collègues députés et ministres et a passé 18 mois dans les prisons d’Israël. Il a été à nouveau arrêté en 2011.

Les autorités israéliennes ont renouvelé sa détention pour un jour, puis il a été arrêté pour la troisième fois pendant la session parlementaire palestinienne, le 3 septembre 2011. Il a été condamné à une nouvelle détention administrative illégale.

21 - Député Marwan Barghouti

Né dans le village de Cooper, au nord-ouest de Ramallah, il a 53 ans. Il a étudié l’histoire et les sciences politiques à l’université de Birzeit où il a conduit le syndicat des Étudiants. Il est titulaire d’une maîtrise en affaires internationales.

Le député Barghouti a été la cible de plusieurs tentatives d’assassinat par les Israéliens. Quand il a été arrêté par les autorités d’occupation, le Premier ministre israélien d’alors, Ariel Sharon, a dit qu’il regrettait l’arrestation de Barghouthi, vivant, et qu’ « il aurait préféré le voir réduit en cendres ».

Shaul Mofas, ministre israélien de la Défense, a fait un commentaire sur l’enlèvement de Barghouti : « Arrêter Barghouti est un miracle, et il restera en prison jusqu’à sa mort ».

Il a été condamné en 2004 à [cinq peines de prison à] perpétuité et à 40 ans de prison [pour tentative de meurtre], peine maximale demandée par l’accusation.

Barghouti a déclaré devant le tribunal, s’adressant aux juges, « Vous commettez un crime de guerre en rendant cette sentence illégale, tout comme les pilotes de l’armée de l’air israélienne qui lâchent leurs bombes sur des civils palestiniens ».

Barghouti : « Si le prix de la liberté de mon peuple est la perte de la mienne, alors je suis prêt à payer ce prix ».

22 - Député Anwar Mohammed Al-Zaboun

De Jérusalem. Il détient une maîtrise de physique de l’université de Kiel, au Royaume-Uni.

Le député Al-Zaboun est un militant étudiant et membre du syndicat des Étudiants de l’université d’Abu Dis, à Jérusalem. Il a été arrêté en 2006 avec ses autres collègues députés et ministres élus.

23 - Député Nasser Abdul Jawad

De Salfit, en Cisjordanie. Il est titulaire d’un doctorat. Il a été arrêté à son domicile, à Deir Ballout, en raison de sa position au Conseil législatif palestinien.

Le tribunal militaire israélien a renouvelé sa détention illégale le 25 octobre 2011 pour quatre mois supplémentaires.

3 janvier 2012 - Scoop - traduction : Info-Palestine.net - JPP