Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Pour en finir avec l’occupation, il faut commencer par dissoudre l’Autorité palestinienne

La dernière guerre israélienne contre Gaza et les décisions ultérieures prises par l’Autorité palestinienne démontrent la nécessité de dissoudre ce relais de l’occupation, explique Ahmad Moussa.

 

   A défaut de pouvoir gérer un Etat, Abbas et sa clique gèrent un appareil pléthorique de "sécurité" dont la principale fonction est de faire le sale boulot de l’occupant israélien
 

Depuis la mort de l’ancien président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, le Fatah et l’Autorité palestinienne persistent à affaiblir la lutte palestinienne pour l’autodétermination. Nonobstant le fait que le problème a commencé à faire surface après qu’Arafat ait

embrassé le « processus de paix » et la voie des « négociations » avec la signature des Accords d’Oslo, l’Autorité palestinienne est criblée de corruption et elle apparait de plus en plus comme une direction clairement cooptée qui ne sert en rien les intérêts palestiniens.

Le Hamas a remporté les élections démocratiques en 2006, rendant officiellement - grâce aux résultats des élections suivies et validées par la Fondation Carter - illégitimes le Fatah et l’Autorité palestinienne pour gouverner le peuple palestinien. Néanmoins, comme dans le cas de la « Nakba », le nettoyage ethnique des Palestiniens en 1948, l’histoire se répète à nouveau avec la complicité de la communauté internationale, et cette fois-ci c’est en maintenant l’Autorité palestinienne en place et en refusant de reconnaître le choix démocratique ou les aspirations du peuple palestinien .

En raison de cette collusion internationale, la Nakba continue d’être s’appliquée administrativement et militairement par Israël, et ce avec l’appui de l’Autorité palestinienne qui joue le rôle de relais.

Depuis la victoire électorale du Hamas en 2006, la bande de Gaza est sous blocus, sous le coup d’une punition collective, paralysant le développement de du territoire assiégé économiquement et géographiquement depuis huit ans dans le cadre de la campagne globale de la Nakba et d’un génocide progressif des Palestiniens.

De plus, la bande de Gaza a été soumise à trois campagnes militaires dans le laps de ces huit années, la dernière étant l’opération protective Edge dans le cadre de cette politique de violence et de génocide lent - le tout avec l’aide directe ou indirecte de l’Autorité palestinienne et même de certains autres pays arabes qui choisissent de s’engager dans « la coopération de sécurité » avec l’occupant israélien pour saper le droit sacré des Palestiniens à la résistance.

La restauration de l’autodétermination commence par la nécessité d’un leadership légitime

Sur ce qui subsiste du territoire de la Palestine historique, la bande de Gaza est la seule partie du territoire qui n’a pas de présence israélienne, en raison de la résistance du Hamas qui a conduit à un plan de désengagement en 2003, dirigé alors par Ariel Sharon. La popularité du mouvement est le résultat de ce fait, lequel se reflète dans les élections de 2006.

Dans le cadre du plan israélien pour saper et détruire la résistance au moyen d’un blocus soutenu au niveau international, l’agression de cet été a fait faire un bond à la popularité du Hamas, grâce à sa résistance et à sa défense des droits du peuple palestinien. Juste après l’accord de cessez-le feu entre le Hamas et Israël, la Cisjordanie a vu 400 hectares de ses terres saisies - ce qui représente la plus grande quantité de terres volées depuis 30 ans - et l’émission de 283 appels d’offres pour de nouvelles unités coloniales d’habitation.

Si l’on écarte le fait que l’unité palestinienne entre le Hamas et le Fatah a été à son meilleur niveau lors de l’agression israélienne, cette unité est encore une fois menacée par le gouvernement du Fatah. Une requête pour une enquête pénale internationale sur les crimes de guerre commis par Israël a été bloquée par l’Autorité palestinienne, ou plutôt le gouvernement du Fatah dirigé par Abbas - ceux que toute la communauté internationale s’obstine à voir comme les seuls représentants du peuple palestinien.

Même Israël - qui a été condamné comme un État terroriste au cours de cette campagne militaire - se livre à une enquête sur des crimes de guerre commis ( indépendamment de la douteuse crédibilité des résultats attendus) et le Hamas a approuvé le principe d’une enquête internationale, ce qui signifie pourtant la possibilité que certains de ses membres soient soumis aussi à des enquêtes (de la CPI).

Last but not least, Human Rights Watch a accusé Israël de crimes de guerre à Gaza, démontrant une nouvelle fois la nécessité d’une enquête internationale. Compte tenu de cela, qu’en est-il de l’Autorité palestinienne et du Fatah et de leur statut de « représentants légitimes du peuple palestinien ? »

Le Hamas a déclaré publiquement qu’il était prêt à négocier directement avec Israël si c’était nécessaire, ce qui signifie deux choses : tout d’abord ; si « négociations » il y a, elles ont besoin d’être conduites avec les représentants légitimes des Palestiniens. Deuxièmement, il est temps pour le peuple de Cisjordanie de réfléchir à la question du droit à l’auto-détermination, de décider s’il veut voir ce droit sauvegardé ou compromis par ceux qui facilitent la poursuite de la Nakba, faisant de la Cisjordanie une annexe du Grand Israël. Même certains Israéliens ont su montrer un minimum de solidarité avec les 43 réservistes qui ont déclaré refuser de servir l’armée d’occupation et qui protestent contre les violences faites aux Palestiniens.

S’il doit y avoir une troisième Intifada, elle devra inclure le peuple palestinien de Cisjordanie, qui s’élèvera alors contre le gouvernement dirigé par le Fatah de Mahmoud Abbas. Celui-ci en effet ne fait que contribuer à maintenir la Palestine dans un état permanent d’occupation et de dépossession. Telle sera la véritable restauration de l’unité palestinienne, pour une seule cause : le droit à l’autodétermination.

* Ahmad Moussa enseigne en tant que professeur invité, à l’université de Duhok, dans le Kurdistan irakien

 Vous pouvez consulter cet article à : http://www.middleeasteye.net/columns/ending-israeli-occupation-starts-removing-palestinian-authority-39621286

Traduction : Info-Palestine.eu - al-Mukhtar

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